RAT. — RÉBUS
puise de l'eau renfermée sou.s la crypte de l'église, et que l'on s'en sert pour asperger les champs infestés par les campagnols et autres rongeurs funestes aux récoltes.
Sainte Gertrude de Nivelle.
Sainte Aldetrude abbesse de Maubeuge (25 février, 696), se voit dans quelque calendrier ancien* avec le même attribut que sainte Gertrude. J'y soupçonne une méprise née de confusion entre deux abbesses, l'une et l'autre Waliones.
Sainte Fina, recluse en Toscane; 12 mars, 1253. On a prétendu qu'elle était bénédictine, ce qui n'est pas facile à prouver. Mais le calendrier bénédictin (16 mars) la représente couchée sur une natte oi^i les rats semblent la dévorer vivante. C'est que, pour éviter les périls que lui
faisait courir sa beauté jointe à la misère et à la noblesse de sa famille, elle s'enferma chez elle; et frappée d'une maladie qui lui interdisait le mouvement, elle se trouva plusieurs fois, dans sa détresse, livrée à la dent des rats.
Divers récits des cruautés mises en œuvre contre les chrétiens par les persécuteurs, nous apprennent que bien des martyrs enchaînés dans des cachots furent abandonnés vivants à la voracité des rats. Mais je ne vois pas que les historiens aient désigné particulièrement quelque martyr canonisé, qui soit connu pour avoir enduré cet atroce supplice. Au temps du calvinisme cela s'est vu (avec bien d'autres horreurs inconnues des païens ) pour divertir la populace réformée, par les angoisses des catholiques fidèles à leur foi. Le fait se prouverait sans peine, si ce n'était ici un hors-d'œuvre. Aussi les artistes peuvent à bon droit représenter cette barbarie parmi les différentes tortures auxquelles ont été soumis les martyrs; mais je ne sache pas qu'il y en ait aucun dont ce soit la caractéristique populaire.
RATIONAL. Cf. Épiscoput.
RAYON. Cf. Auréole, RAYON DE MIEL.
Sous le titre Abeille, on a vu plusieurs saints que nous n'avons pas à répéter ici. Mentionnons cependant l'histoire de Samson (Judic. xiv, 5-1 8) qui trouva un rayon de miel dans la gueule du lion qu'il avait tué. A vrai dire, ce n'est pas là une des circonstances que les saints Pères et les artistes après eux aient tenu à faire ressortir beaucoup dans la vie de cet homme illustre. On le représente bien plus souvent, ou assommant les Philistins avec la mâchoire d'âne , ou enlevant sur ses épaules les portes de Gaza {Ibid. xvi, 1-3), ou faisant crouler sur la tête de ses ennemis le temple de Dagon. Souvent, lorsqu'on serait tenté de voir dans un monument du moyen âge le lion déchiré par Samson, c'est plutôt David, peut-être; à raison de la réponse que fit celui-ci à Saùl qui voulait le dissuader de se mesurer avec Goliath (I Reg. xvii, 31-37). « Votre serviteur, dit le jeune homme au roi d'Israël, a vu venir ours ou lion pour prendre un bélier dans le troupeau de son père. Je le poursuivais et arrachais la proie de leur gueule. Ils se tournaient contre moi, mais je leur saisissais la mâchoire et les tuais... etc.»