‹ Caractâeristiques des saints dans l'art populaireChapitre 469 sur 632 · SATYRE · texte numérisé non relu

SATYRE

La vie de saint Antoine abbé raconte que , s'enfonçant dans le désert, il rencontra un centaure et un satyre (ou faune). Était-ce une simple apparition, à la manière des tentations bizarres dont les peintres se sont évertués à l'entourer? On peut voir ce qu'en disent les éditeurs de sa vie*.

SAUTERELLES. Cf. Imcctes ailés, SAVETIERS. Cf. Cordonniers, SAUVAGES.

Il y a un type de sauvages reçu dans le blason et dans les mascarades, qui est souvent suivi par les artistes sans plus de souci de la couleur locale : on l'applique même aux nègres, quoique la parure de plumes et autres coquetteries convenues aient été primitivement empruntées aux habitants de l'Amérique centrale, tels que les virent Christophe Colomb et ses premiers successeurs.

Quant à citer tous les saints qui ont eu affaire à des sauvages, autant vaut les renvoyer au titre Baf)[ér)}e; attendu qu'une certaine civilisation n'a jamais manqué de suivre l'adoption du christianisme par les peuplades vagabondes. Une fois baptisés, les sauvages ont plus ou moins quitté leur nudité presque entière; et la plupart du temps ils ont même abandonné la vie errante pour s'attacher au sol par l'agriculture-. Dès lors, ils cessent d'être sauvages (habitants des bois) et deviennent pâtres, cultivateurs, etc. Leur état de sauvagerie ne persiste donc guère après qu'ils ont embrassé la foi.

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