‹ Caractâeristiques des saints dans l'art populaireChapitre 49 sur 632 · GROUPES (H LUT ET AU DELA · texte numérisé non relu

GROUPES (H LUT ET AU DELA

Fonfermée dans une boîte durant huit ou neuf mois, produisit un nombre de fleurs égal à celui des martyrs'.

Les vingt-six martyrs DU Japon crucifiés ensemble, ont eu également leur place ailleurs (Cf. Croix, saints crucifiés, p. 289). Vingttrois d'entre eux sont souvent peints à part, et en costume de Franciscain, parce cjue l'ordre de saint François les réclame. Cf. supra, p. Z|66.

Au sujet de Saint Agace et des dix mille martyrs qu'on lui donne pour compagnons, voir les titres Croix , saints crucifiés, p. 288, sv. ; Épines, etc. ^

Pour le B" Ignace d'AzÉvÉDO, Cf. Image de Noire-dame.

Saint Maurice et la lkgion Tiiébaine décimée d'abord , puis massacrée (22 septem!)re, v. 301) dans le Bas-Valais, peuvent offrir aussi le sujet d'una grand e peinture que les artistes n'ont pas négligée. Mais Cologne, Soleure, Zurich et plusieurs autres villes de l'Allemagne ou de la Haute-Italie préten dent avoir eu le pré lude ou les suites de cette tuerie'. Mais il va en être question dans la note suivante. Cf. p. Zj6[i.

Sainte Ursule et ses nombreuses compagnes de martyre (21 octobre, v" siècle), forment un des

1. AiV. SS. Jul., t. II, p. 739, sq. On y verra niL'inc la représentation de ce merveilleux bouquet.

2. J'ai dit plus d'une fois (Cf. supra, p. 289, 373, etc.) que cette légende est fort sujette à caution, et que le prétendu épisîopat de saint Acace ne tient pas contre examen armé de la loupe moderne. Mais on y môle un évêque Ilerniolaus que rappelle nommément l'hymne des premièies vêpres pour le 22 juin, dans le Diurnal de Passau (Venise, 1521] :

Sacro lotus baptismate Fidem serval vivacius.

His Adrianus imperat CiBsar, ut libent idolis; Quem dux insignis superat Cum paribus christicolis. Etc

(( Fidelis universitas CoUaudet Dei Filium, Adest sacra festivitas Sanctorum decem millium.

Sub Hermolao praesule Cura s.iis dux Achacius, Puis vient l'antienne, et le répons que voici :

« Laîtetur Ecclesia

Quod per dena millia

Tyronum credentuim ~

Plebs crevit fidelium.

G felix exercitus

Qui crucem imperterritus {iiileiritus? ) Conscendit unanimiter. Etc. >j 3. Une hymne de laudes, publiée par Mono, op. cit., t. III, p. i37, sq. (Cf. Ibid., p. 439-4i3), commence ainsi : Christo cœlorum atrmina

.Sainte Félicité, I'. -171.

groupes les plus considérables que les artistes chrétiens puissent avoir à représenter. Souvent on le réduit à un

petit nombre de jeunes lilles qui se pres.sent autour de la sainte, en s'abrilant sous son manteau. Cette invention, fréquemment appliquée au patronage de la Mère de Dieu sur ceux qui l'honorent et visitent les lieux oij on la révère, donne à sainte Ursule un grand air de supériorité entre les vierges qui furent massacrées avec elle. Mais la sainte passe pour avoir été fille de roi , et sa légende la représente comme ayant exhorté ses compagnes à soulïrir la mort pour conserver leur virginité.

Divers groupes plus ou moins nombreux ont trouvé place déjà parmi les Familles saintes, comme je l'ai rappelé plus d'une fois. D'autres tiennent à certaines considérations exceptionnelles , caressées par une ville ou même un artiste; et qui, par conséquent, ne se reproduisent guère ^.

\irfois un signe bien reconnaissable mettra sur la voie de ce qui avait occasionné la réunion de divers saints en un même tableau. Par exemple, la répétition du même costume religieux fera deviner qu'on

Dent laudes, et mortalia; Cum niultis sejitus miUibus Scaiidit astra Maurilius. »

i. Quelques-uns de ces points de vue ont rallié d'assez nombreux partisans. Ainsi les plus célèbres viergesmartyres des premiers siècles fissurent dans le groupe des XIV Au.rilialores. D'autres réMuions ne s'expliqueraient point sans l'crourir à des causes locales, ou même personnelles, dont l'éuuméraiion serait interminable.

Il se peut, par exemple, que la ville ou le diocèse de Cologne ait fait représenter ensemble ses patrons tels (|ue les voici iiuli(|ués dans une de ses proses [Gaude felix Agnppina) :

SEVERINL'S, Cunibektus, EvERGisiLus, inclyti;

AOILOLFUS, HEKIBERTUS,

Patres arbi prasditi.

Felix, Adauctus, Albinos, Maukinus, ViTALis, Eliphius, Hiri'oLYTUS et Paulinus,

EWALDI, GSEGORIL'S,

Felix, Nauor,1u cum Tkibvs Magis, urbs sanctissima,

Adsunt MACHAB.EI,

Quibus polies famosissima. Etc.»

Les grands maîtres de la peinture, sans arriver jamais à

« Gereonis

Cum bis nonis Trecentena concio.

Et Maurorum

Trecentorum Sexaginta passio

Te tinxerunt

Et sanxerunt; virgin0mque millil'm

Undenorum Te décorum Exornat raartyrium.

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