‹ Caractâeristiques des saints dans l'art populaireChapitre 48 sur 632 · VII. HUIT, et au delà · texte numérisé non relu

VII. HUIT, et au delà

J'ai appris un peu trop tard que le diocèse de Ravenne a obtenu la permission de fêter en un même office ses douze évêques qualifiés de Columbini. Ce que je disais donc (p. 2/tO) sur la façon ancienne dont s'élisaient les pontifes de cette Église, paraît s'être borné à douze d'entre eux. 11 y a déjà là de quoi féliciter suffisamment ce siège, qui s'en est bien des fois fait trop accroire.

Saint Palmace martyr, avec saint Calépode et nombre d'autres qu'ils avaient convertis; 10 mai, 222. Ses Actes authentiques ont été publiés par les Bollandistes {Mali t. II, p. /i98-502; 8/i5, sq.), et Pierre de Natalibus (libr. IV, cap. cl) en donne une analyse rapide.

Les sept fils de sainte Félicité martyrisés avec leur mère, ont déjà été signalés, de même que plusieurs autres groupes semblables, sous le titre Familles saintes; mais l'on ne sera pas fâché sans doute de les voir reparaître sur la volute d'une crosse en bois doré, copiée par le P. Martin à Cologne , dans l'église de Sainte- Ursule. Voir p. ^72.

Les sept enfants martyrs que nous nommons les petits Machabées, sont quelquefois représentés par les Grecs, non-seulement avec leur mère qu'ils nomment Salomo- NiE, mais aussi avec leur père qu'ils appellent Éléazar.

Les QUARANTE martyrs de Sébaste. Cf. Couronne, p. 270.

Je n'ai besoin que de rappeler les quatorze saints Auxiliaires auxquels un article spécial a été consacré; et les dix-neuf martyrs de Goroum (9 juillet, 1572), mis à mort par lesOueux de la Brille sous les ordres du farouche Guillaume de Lamark comte de Lumey. Cf. Hérésie, etc. On peut voir les détails de leurs lorlures dans le recueil des Bollandistes, mais ajoutons un fait qui mérite d'être mis en lumière. C'est qu'une plante recueillie par dévotion près du lieu oii ils avaient souffert la mort, et

wu' siècle. Mais de ni'associer tout à fait aux ardeurs très-patriotiques et très-édifiantes (quoique non pas toujours assez charitables) qui ont rallumé tout récemment la querelle, c'est ce dont je prétends bien me garder.

Au fond l'évangélisation des Gaules, môme dès le premier siècle, est amplement établie par maint témoignage irrécusable. Reste à savoir si cela emporte nécessairement le droit que l'on s'attribue d'anathématiser quiconque n'accepte pas d'emblée les pieuses légendes de nos vieux sièges gallicans.

Ni mon sujet, ni mes études ne m'autorisent à prendre la parole avec autorité en ces matières. Il me convient d'autant plus d'y être court, que je connais l'existence d'un travail déjà presque achevé, où la question est reprise sous œuvre, et sondée dans ses fondements véritables. Après cette publication, il faudra grande envie de se disputer si l'on n'est pas satisfait par les pièces vraiment probantes.

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