AA. SS. Odobv., t. IX, p
8. Cf. Corder., Sancii Dionysii 0pp., t. II, p. 3iS.J'ignor(> si sa décapitation est entrée |iour quelque chose dans le culte que lui daient les ménagères anglaises alin de ne pas égarer leur Uousseau de clés (ce qui les aurait conduites à perdre la tête ou pouvait les faire soupçonner de l'avoir perdue). En tout cas on a pu voir, p. 229, une autre explication des clefs que portait la sainte dans ses images.
9. Ph. Mouskcs {Clironique rimée, éd. Reiffenberg, t. I, p. 14) le fait c(intenipiii;iin île ^aint Nicaise, et place à |)eu près vers cette épu([ue rinvasidU des Huns :
« Et al (luart an (4''>4?), si coin je pens, Sont 11 Hungre issu de Huiigrie; Si ont toute Oaille exillie,
Car il en orent lia et aissc. '
S'ocisent à Rains saint Nicaisse,
Et clers et lais communément;
Dont saint Piat de Boniveiit {liéiicvent)
Vint à.Tournai. Se li tuèrent
Li 'raoseréant ki dont livrent ;
Mftis quant il se vit à déclin,
.\ tout son cop {chef) trust à Séclin. »
Saint Nicaise évêque de Reims, tue par les Vandales, dit-on; ik décembre, siècle. Cf. Soufflet, sainte Entropie
Sainte Noyole {Noiula, etc.), vierge et marlxre à Pontivy ; 6 juillet, époque incertaine ^
Saint Œlbeiit {Ulberlus), martyr en Brabant; 22 octobre ^
Saint Oricle {Oriculus, Oliricus), martyrisé dans le pays de Reims par les Vandales, dit-on; 18 novembre, V siècle.
Sainte Osithe, vierge et marlyre en Angleterre (Cf. Cerf, p. 188). Elle était abbesse d'un monastère durant l'invasion de la Crande-Bretagne par les Danois, et la rare beauté de cette sainte princesse frappa l'un des chefs barbares. Celui-ci, connaissant la haute naissance de l'abbesse, voulut lui faire abjurer le chrislianisme, pour en faire sa femme. Sur le refus d'Osithe, il la fit décapiter. Alors, dit-on, le cadavre se dressant sur ses pieds , prit entre ses mains la tête que le glaive venait d'abattre; et marchant ainsi l'espace de trois cents pas, la sainte se rendit à une église de Saint-Pierre-et-Saint- Paul. Là, trouvant la porte fermée, Osithe en y frappant laissa l'empreinte du sang qui couvrait ses mains, et tomba sans mouvement sur le .seuil*.
Saint Ours de Soleure. Voir ci-dessous, saint Victor.
Saint Fiat (Piaton, Pialus), prêtre et martyr; 1 octobre, vers 287 (si ce n'est encore plus tard). Les uns veulent qu'il ait élé compagnon de saint Denys, et d'autres le font tuer par les Huns. Au demeurant , il passe pour être l'apôtre du Tournaisis"; et l'on raconte qu'après sa
La chronologie qu'adoptait Fulbert de Chartres au sujet de notre saint, ne s'accorde bien ni avec Philippe Mouskes, ni avec ceux qui veulent que saint Denys de Paris soit contemporain des apôtres (Cf. AA. SS. Ik!gii,t. I, P- 94-114, 12G-I3i). Il ne paraît pas non plus avoir entendu ])arler davantage du miracle de saint Piat portant sa tète (Cf. Bibl. PP. Lugdun., t. XVIIl, p. 49. — AA. SS. Octobr., t. 1, p. 9-11, 12-16, 17-21); et pourtant les Chartrains se piquaient de dévotion envers le martyr du Hainaut.
Je n'enqu'unterai que des fragments à cette hymne chartraine :
« Tornacum versus Piatus Se direxit inclytus,
Quum Parisios u-et (/)■(■( ad Paj'isius ?) Beatus Dionysiiis.
At Cœsar Maximianus Ut Piati hausit famam
Couiprehendi jussit eum Ad necandum protinus.
DecoUatur namque tandem
Dumque gjeba conderetur Gloriosi corpus martyris, Fusus odor est superni Circum circa nectaris;
Ne quid mundus lucsitaret De salute spiritus.
Cujus caro tune probabat (pyolxuit'!) Hune regnare cœlitus. »
Malgré les corrections que j'ai proposées à cette prose pour l'assis miler à des rhythmes modernes (connne, par exemple, au Pange lingiia gloriosi corporis mysterium),'}!-- crois bien que son vrai modèle était le Pange lnigua...prœtium cerlaiiuuix, où VeiianceFortinutt u'in-
TÉT1<;
mort il porta sa tête jusqu'à cinq lioiies de Tournai, au village de Séclin, où il l'ut inliinné.
Saint Placide disciple de saint Sigisbcrt abbé de Disscntis, ciiKZ LES Grisons'; 11 juillet, vers 030.
Saint Pnocui.iis (Procle, Prociile) , martyr à Bologne ; 1 juin, V. oOo. On fête le même jour à Bologne deux martyrs de ce nom, l'un évèque de Terni (ou de Teramo) et l'autre soldat. C'est, je crois, à ce dernier que l'on attribue d'avoir porté sa tête ^ ; mais je n'oserais pas assurer que Ton n'ait pas prêté la même merveille à l'évêque son homonyme.
Sainte Ol^terie {Quiteria, etc.) vierge et martyre, à Aire en Gascogne; 22 mai, époque difficile à déterminer. Les Espagnols l'ont mêlée à la légende fort suspecte de sainte Libérate (ou Wilgeforde); et Tolède se l'est appropriée sans grandes raisons ^ comme diverses villes d'Espagne l'ont fait en maint autre cas. Mais on raconte dans la Nouvelle-Castille qu'elle porta sa tête jusqu'à deux lieues^, et ne s'arrêta qu'à Margueliza.
Sainte Régula sœur de saint Félix, et martyrisée avec lui à Zurich. Cf. Groupes, p. /(60.
Saint Régulus évêque africain , réfugié en Italie et décapité par ordre de Totila ^.
Saint Sabinien, de Saint-Paul-Trois-Chateaux en Daiipliiné ; 29 janvier, vers le v'' siècle. Je ne sais si l'on n'aura pas attribué la même merveille à saint Savinien {Sabinianus) évêque de Sens (Cf. Aii,tel , p. 100); mais elle est certainement racontée de saint Savinien martyr dans le pays de Troyes" en Champagne (Cf. Scpidcre, sainte Savine, p. 745).
Sainte Saturnine. Je la trouve dans mes notes prises depuis longtemps, sans pouvoir déterminer parmi les nombreuses martyres du même nom quelle est celle qui a reçu cette caractéristique
Saint Séverin martyr. Cf. Boèce, ci-dessus, p. 761.