‹ Caractâeristiques des saints dans l'art populaireChapitre 523 sur 632 · COUPÉE · texte numérisé non relu

COUPÉE

Saint Sigfrid, évêque et apôtre de la Gothie (Gothland) suédoise; 15 février, 1002. Il est honoré comme patron de Wexiœ. On le représente portant trois têtes, parce qu'il découvrit les restes de ses trois neveux tués par les païens ^ Saint Silanus et ses trois compagnons, martyrs honorés dans le Périgord; 2 janvier, sous Claude*. On veut que, décapités, ils aient porté leur tête à un sanctuaire de Marie, en marchant sur les eaux pour s'y rendre.

Sainte Soulange (ou Solange), vierge et martyre en Berry (Cf. Assassinai, p. 90). .Nous en avons parlé ailleurs suffisamment, ce semble".

Saint Symphorien d'Autun (Cf. Femme, p. 408). Je suppose du moins, que c'est celui dont il est question dans un sceau cité parmi les travaux de la Société de sphragistique Celui qui le décrivait, sans le publier, dit que le martyr y porte une chasuble. Une petite collection des saints du mois exécutée en France au xvii" siècle donne bien à ce jeune martyr une chape de pape ou d'évêque, qui est tout autrement bizarre en pareil sujet. Mais le moyen âge n'avait pas coutume de se tromper si lourdement. En somme, il y a plusieurs saints du même nom.

Sainte Tanche {Tança, Tancha), vierge et martyre dans le diocèse de Troyes en Champagne; 10 octobre, époque incertaine. Elle fut tuée par un homme qui avait voulu la déshonorer

Saint Théoneste de Verceil , ou d'Altino (30 octobre, ou 20 novembre).

Saint Ursicin de Ravenne, médecin et martyr; 19 juin, sous Néron. On lui a prêté la même merveille qu'à ceux auxquels nous l'associons ici". Mais ce qu'il y a de plus historique dans ses Actes, c'est que, comme il paraissait ému devant le bourreau, Vital, soldat chrétien, lui cria : « Médecin, qui en as guéri tant d'autres, ne va pas te laisser atteindre d'un mal qui est sans remède pour l'éternité. » Aussi Vital fut-il bientôt martyrisé lui-même.

ti'odiiisait pas encore la rime. De la sorte, deux vers n'en faisaient qu'un ; mais le moyen âge les divisa plus tard en deux, comme dans l'hymne de saintjThomas d'Aquin ; distinguant chaque coupure par une rime spéciale. Au reste, bien des lecteurs pourraient ne pas comprendre cette théorie de la poésie rhythmique, qui a reçu de si beaux développements dans la liturgie du moyen âge (en France surtout); et ce ne semble pas ici le lieu d'en donner l'intelligence par quelques mots, à ceux qui n'y sont guère initiés.

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