‹ Caractâeristiques des saints dans l'art populaireChapitre 55 sur 632 · Cf. Clem. Alexandrin., Strontat., libr. IV · texte numérisé non relu

Cf. Clem. Alexandrin., Strontat., libr. IV

i. Cf. Maï, iXova PP. bibiiolh., t. VI, P. ii, p. 43. Faisons observer que, d'après l'histoire (Act. xiv, 10-17,, ce saint avait une prestance imposante.

5. Calendar. benedict. , 19 april. La hache quittait si peu la main d'un Suédois, vers le xi*^ siècle, que c'était le bâton ordinaire d'un homme du pays. Cf. Rerum Suericamm scriptnres, t. Il, p. 380.

0. Ce récit est arnplifii' encore dans la h'jionile public'e pirD. Pez

GOGiNÉE. Zi75

fois, il semble menacer le diable) ; ou bien cette hache, dont le fer est fichée dans le toit de l'église que porte le saint, paraît en entamer le faîte. On raconte que l'homme

Saint Mallhias.

de Dieu voulant marquer rcmlroil où s'élèverait l'église qu'il avait résolu de bâtir, il lança du haut d'une colline boisée la hache qu'il tenait pour diriger les travaux, et que cette hache s'enfonça dans un rocher

Saint Rombaud évêque, à Malines. C'est bien moins une hache qu'une houe qui lui donna la mort. Cf. Assassinat, p. 89; etc.

Saint Ruf, évê'que de Capoue et martyr; 27 août, lin du premier siècle. 11 avait été converti par saint Apollinaire à Ravenne; et devenu évêque, il fut décapité pai' l'ordre du gouverneur.

[Thesaur., t. III, P. ii, p. 61<S). Il y est dit que le saint portant des pierres sur ses épaules pour la construction de son (■glise, il y laissait la trace de ses mains en y touchant. Stengel {Monasieriologia, Mansée) ajoute beaucoup mieux. Selon lui, on prétend qu'un coup de la hache du saint sur un rocher, en fit jaillir une chapelle qui longtemps a été le but d'un pèlerinage.

Ce pourrait bien Être aussi un souvenir de la légende qui prétend (|ue, pour décourager ou troubler le saint dans sa solitude, les démons rapprochèrent deux rochers entre lesquels il avait choisi sa retraite. Mais VVolfgang mit ordre à cette taquinerie par son recours à Dieu, dit-on.

HACHE ou COGNÉE.

arclievèque de Sens. Cf. Autel , à l'entaille du crâne, soit au capuchon qui en recouvre

Saint Savimen p. 100.

Saint Emmeran. Cf. Échelle, p. 327.

Saint Eutrope, évêque de Saintes. Cf. Arbre, p. 65.

Le JosAPHAT KoNCEWicz archevêque ruthène de Polock, tué par les schismatiques grecs à Witepsk ; 12 novembre, 1623. Cf. Téte entamée.

Saint Willehade, premier évêque de Brème ; 8 novembre, 789. Il avait travaillé avec saint Boniface à la conversion de la Frise et de la Basse-Saxe. Aussi, représentet-on autour de lui des idoles renversées. On raconte que les païens voulurent se venger sur lui de la destruction de leurs dieux, mais que la hache ne parvint pas à lui abattre la tête^

Saint Henri d'Abo, martyr. Cf. Corbeau, p. 25^; Personnage foulé aux pieds, etc.

Saint Hermknégilde (Cf. Auréole, p. 95; etc.). 11 fut tué en prison par ordre de son père, pour n'avoir pas voulu faire acte d'hérésie en recevant la communion des mains d'un évêque arien aux fêtes de Pâques. D'après les expressions des contemporains, il aurait eu la tête fendue d'un coup de hache

Les saints Andoche, Thyrse et Félix, martyrs (Cf. Bâton, p, 127). Leurs Actes disent qu'ils furent assommés, ou qu'on leur brisa le cou avec des barres de fer'. Cependant on les voit çà et là (surtout le premier) représentés avec une hache, comme s'ils eussent souffert tout simplement la décollation.

Saint Jacques l'Intercis (c'est-à-dire le Haché), martyr en Perse sous Isdegerde; 27 novembre, ^21. Il avait d'abord apostasié, sur les instances du roi dont il était le favori. Ramené à son devoir par l'horreur que lui exprimèrent sa mère et sa femme, il vint désavouer publiquement sa faute. Le roi, irrité de cette réparation, lui lit couper les membres en morceaux*.

Saint Anastase Persan , moine et martyr à Césarée de Palestine; 22 janvier, 628. 11 s'était converti à l'occasion du grand bruit que causa dans la Perse l'enlèvement de la sainte Croix par Chosroès, et vint se faire religieux près de Jérusalem. Devenu prisonnier des Perses, il fut pendu par une main; et dans cet état, on lui fendit la tête d'un coup de hache ^. Sa tête, portée à Rome, est souvent représentée à part comme celle de saint Jean- Baptiste en un plat. Mais on la distingue sans peine, soit

J. Calendar. benedict., i nowemhr.

2. Afin d'éviter une erreur fâcheuse à ceux qui étudieraient la collection de gravures dessinée par Burgkmair et autres, pour ["empereur Maximilien, disons que le n° 5i n'est pas tout à fait conforme à la légende. Le roi (Leuvigilde) qui commande le meurtre, se trouve fort gratuitement changé en un saint, bien qualifié par son nimbe; et celui que l'on assassine fait une sorte de grimace qui n'annonce pas trop un martyre volontaire. D'ailleurs ce roi nimbé qui en fait tuer un autre à coups de hache, jouerait là un singulier rôle pour un saint.

3. A A. SS. Seplembr., t. VI, p. 07G. Une séquence [Salve railix Jesse) dans le Missel d'Autun (l.")30), ne parle ni de hache, ni de

Saint Herménégilde.

ordinairement une partie. Les Carmes se le sont attribué

glaive pour le martyre de saint Andoche et de ses compagnons; or les gens de l'Autunois devaient bien savoir à quoi s'en tenir sur ces saints :

« Contigit ergo ut ^duorutn petens mœnia, Principis ductus est, cum sociis, in proesentia; Qui furore nimio motus, fremuit in athletas. Quos suspendens, distendi jussit rôtis saxeis membra. Sed quum sic superare sanctos, Cliriste, hos, non valerent verbera; Fornax eis prfeparatur candens, qua projecti tibi reddunt gratias. Adhuc plus infremuit Ca>saris insania;

Eorum colla ferreis cîcdi jubet vectibus, sicque reddunt animas. » i. Menolog. graïc, t. I, p. 215.

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