‹ Caractâeristiques des saints dans l'art populaireChapitre 56 sur 632 · AA. SS. Janiiar., t. II, p. i22, sq · texte numérisé non relu

AA. SS. Janiiar., t. II, p. i22, sq

n.VCHIÎ ou COGNÉE.

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à cause de la vie religieuse qu'il mena en Syrie durant, huit années à peu près.

Saint DiOMÈDE médecin, martyriséen Bithynie; 16 aoùl, sous Dioclétien. On lui donne parfois une liache, pour indiquer sa décapitation ; mais il n'est pas bien sCu' que l'épée n'ait point tranche sa tête.

Les SAINTS Émilas diacre, et Jérémie son frère, tous deux décapités à Cordoue; 15 septembre, 8.52.

Saint Baudile (Zî«»(/f/à(i), martyr près deNîmes; 20 mai, V. le iv« siècle. On lui abattit la tète d'un coup de hache, pour mettre fin aux louanges de Dieu qu'il persistait à proclamer malgré les tortures. 11 passe pour diacre (ou sous-diacre) ; mais, comme j'ai eu déjà l'occasion de le faire remarquer pour d'autres (par exemple saint Quentin, etc.), ce pourrait bien n'avoir été primitivement qu'un artifice du peintre pour faire entendre que le saint avait prêché l'Évangile, comme c'est le droit d'un diacre ^

Il y a un autre saint du même nom latin, mais que les Espagnols appellent Boal, et qui passe pour avoir été tué d'un coup de lance à Zamora (29 juin, sous Dioclétien); histoire sujette à caution.

Saint Olaf II {Olaus) roi de Norwége, est honoré copime martyr parce qu'il fut tué par trahison en haine du christianisme; 29 juillet, 1028 (ou 1030). On le représente ordinairement une hache d'armes à la main; soit pour exprimer son genre de mort (à Stiklastadr), soit par allusion à son apparition dans une bataille où il rendit vainqueur l'empereur de Constantinople-, La hache d'armes {bipennis) de saint Olaf prit place de bonne heure dans l'écusson du royaume de Norwége, où elle figure encore.

Il ne faut pas le confondre avec Olaf I (Trygg\ ason) qui disparut dans le combat naval de Svoldr (l'an 1000) près l'île de Hugen. Ce dernier avait converti la Norwége et l'Islande, mais avec des façons qui sentaient un peu

la séve de Viking (pirate et ravageur). Sa mémoire n'en fut pas moins chère aux peuples qui avaient apprécié son énergie, et ne dut pas nuire à Olaf II (Haraldsson) qui est notre saint Olave (ou Olaf).

Saint Botvid, martyr en Suède (Cf. Fonlaine, p. /)23), tué d'un coup de hache par un Slave qui l'accompagnait-^

Saint Ladislas, roi de Hongrie (Cf. Bannière, p. 116; Fontaine, etc.). La hache d'armes (ou la lance) qu'on lui met à la main peut rappeler divers traits de sa vie : soit son duel avec un chef ennemi, pour épargner le sang de ses sujets \ soit le coup de lance par lequel il aurait ouvert un roclier pour abreuver ses troupes, soit tout simplement comme signe de ses vertus guerrières.

Saint Gomer (Cf. Arbre, p. 67). A vrai dire, si on lui mettait la hache en main, on semblerait lui attribuer l'abatis de l'arbre auquel il remédia pour réparer la brusquerie de ses gens. Mais la cognée au pied de l'arbre, rappelle le fait suflisamment sans risquer d'induire en erreur.

Saint Utho (Cf. Baptême, saint Gamelbert, p. 119) solitaire, fondateur du monastère de Metten; 15 mai, v. 829. On représente souvent sa cognée suspendue à un rayon de soleil. Que cela lui soit arrivé une fois, comme on le trouve un peu trop souvent, peut-être, dans les légendes (CL Auréole, Rayon), je ne m'y oppose pas; mais que ce fût la coutume du saint homme d'accrocher ainsi sa hache ^ je ne m'en fais pas le garant.

Saint Magnus comte des Ohcades, martyr; 16 avril, 1106. Il fut assassiné par ordie d'Hakon son oncle, et venait de recevoir rEucliarislie lorsque les traîtres le tirèrent de l'église pour le faire périr avec moins d'éclat. On cîit que pirate d'abord (à la manière norwégienne de son temps), il avait si sérieusement embrassé l'esprit de l'Évangile, qu'il vécut dix ans dans la continence avec sa femme. Il fut tué de deux coups de hache dans le crâne

i. Une messe niaïuiscrite dont récriture annonce le xiv'' siècle, mais qui a qifelque saveur 6e vétusté eu plusieurs parties de l'Office, et que je trouve reliée à la suite d'un missel du Mans de 1551), donne sur ce saint les détails que voici dans la prose Gaude feli.r. Ecclesia :

« In solemne solatium Visis quibus l.Tt.itur.

Rumpat chorus Ëdelium

Pervigili jubilo, ' Ex commuiii datur jure

Levita dum Baudelius A fideli sepulturœ

Ab Evurtio nuntius Turba, corpus marlyris;

Gothorum (/î(?| in populo. Languenlibus pricstat opem

Secus partes ad australes Et iiilirmis saiiilatem Verbo vertit infidèles Hic locus prœ Céeteris. Insigni Victoria. Alla laurus sanctum probat Ardet hinc Gothorum cœtus Ex tumulo, quœ germinal Intra minas, dum stat lietus Frondes atque lolia; Martj r in angustia. Incessanter prœbens cunctis

Languenlibus et a-grotis

Horrenda pandunt tormenla Miianda prœsidia. »

Maityri post blandimenta, q^„. faisaient là les Goths?

Au Graduel :

« Vita vivit Victor pius In cœlesli, Baudelius; Qui missus ab Evurtio Laurealur marljrio.

Ex ejus tumba virescit Laurus qui trans murum crescit, Cujus frondes et folia Dant œgrotis remédia. »

i. Cf. Langebeck, Berum dankarum scriptt., t. II, p. ôàl, 511, 539, 535. Les saints du Nord figurent souvent à Constantinople, où la garde varangue les mettait en honneur.

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