VIGNE
Les titres Raisin et Serpette, Tonneau, etc., répondront, je crois, à tout ce que l'on pourrait chercher ici.
VILLE
Sous les mots Armée, Édifices, Pont, Siège de ville. Tour, etc., on a pu rencontrer l'indication de bien des saints qui sont représentés avec un petit modèle de la cité qu'ils protègent. Cela se trouve surtout en Italie ; mais pour faire voir que d'autres pays ont emprunté ce signe de patronage, il suffirait de sainte Rose de Lima, déjà citée ailleurs (Cf. Anc7-c).
La ville dont le plan est soutenu et traversé par un grappin (p. 791), est sans doute Callao qui sert de port à Lima. Car on le voit presque tout environné par la mer; et le grappin signifie peut-être le recours que l'on aura eu à cette sainte au xviii^ siècle contre le retour de désastres comme le tremblement de terre arrivé au Pérou en llhà. Le Callao fut alors presque entièrement détruit, et des vaisseaux lancés sur la plage à des distances quasi incroyables.
Outre la forme de certains édifices caractéristiques, ou certaines situations exceptionnelles (promontoire, baie, volcan ^ etc.) qui peuvent faire reconnaître un plan de ville par ceux qui les ont visitées, des armoiries guideront aussi celui qui connaîtrait les blasons des villes. Ainsi Bologne a dans ses armes le mot Libertas\ où l'on retrouverait un moyen (entre autres) de nommer immédiatement le Nicolas Albergati s'il s'agit d'un chartreux évêque et cardinal (Cf. Branche), ou d'autres évêques du lieu : comme saint Zama {2k janvier, temps apostoliques) , saint Faustinien (26 février, vers le iv« siècle, dit-on), saint Basile (6 mars, sur la fin du même siècle), saint Eusèbe (26 septembre, sur la fin du iv- siècle), saint Félix (3 décembre, au commencement du v^ siècle), saint PÉTRONE {h octobre, vers 460), saint Parthenius (ou Paîernianus ; 12 juillet, successeur du précédent), saint
rite, quitta sa maison le jour de ses noces pour aller prendre l'habit religieux. Mais les deux légendes paraissent avoir été un peu mêlées, sans compter les emprunts qui semblent avoir été faits à celle de sainte Marine. Cf. Labus, Fasti, 8 di ottobre.
5. On peut en rencontrer quelque autre encore citée par Gallonio, Hisloria délie SS" Virgini romane (1591 ), p. 281.
U. Ainsi plusieurs estampes populaires montrent saint François DE Geuonimo, par exemple, avec le Vésuve i\ l'horizon ; pour faire comprendre que la ville de ^'aplcs fut le théâtre presque habituel de ses travaux apostoliques.
7. Mais le blason de Lucques porte aussi le même mot en bande, et Rimini l'a pour une partie de sa devise ; tandis que pour Bologne il se répète deux fois : aux quartiers séncstre du chef, et dextre de la pointe.
VILLE
Théodore (5 mai, vers 580), saint Tertollien (27 avril, sur la fin du vi'^ siècle), saint Jocond (Jucundus; lli novembre, au commencement, du vn'= siècle), saint Guarin, cardinal (6 février, vers 1157), etc. Aussi irouve-t-on
Sainte Roso de Lima, p. TQO.
des gravures où ces divers pontifes sont réunis en manière de concile; sans que rien les fasse reconnaître, si ce n'est le blason de la ville où était leur chaire épiscopale.
Saint Denys l'Aréopagite (Cf. Têle, p. 761). L'aréopagi-
tisme de saint Denys apôtre des Parisiens, n'est pas une thèse qui entre nécessairement dans mon sujet; je puis donc m'en abstenir ou du moins ne pas la discuter. Or les habitants de Cotrone {Crolona) dans la Calabre ultérieure, prétendent bien avoir eu pour premier évêque saint Denys l'Aréopagite, qui ne les aurait quittés que pour évangéliser Paris. En conséquence, ils le représentent tenant sur sa main droite un petit plan en relief de leur cité'.
Saint Blaise (Cf. Saints auxiliaires, p. 102-104; Carde, etc.), comme patron de Raguse, porte aussi un plan de cette ville, où les édifices échelonnés en manière d'amphithéâtre rappellent sans doute l'aspect de la côte escarpée avec ses fortifications.
Saint Romain archevêque de Rouen (Cf. Dragon, p, 317). On le rencontre parfois bénissant une espèce de port qui représente les abords de la Seine au bas de la ville de Rouen.
Rappelons saint Géminien (Cf. Église, p. 337; etc.), auquel le Guerchin fait représenter Modène par un génie.
Saint Fortunat, évêque de Todi; 2 février, 537. On voit souvent en Italie un ange qui lui présente la ville de Todi, ou du moins la cathédrale, sur une espèce de motte de terre.
Saint Laurent Justinien, patriarche de Venise; 5 septembre et 8 janvier, 1455. Parfois on peint près de lui la ville de Venise, d'où il détourne la foudre que Notre- Seigneur s'apprête à lancer. C'est que ses prières sauvèrent plus d'une fois cette cité menacée par les fléaux du Ciel.
Le Ambroise Sansedoni, dominicain; 20 mars, 1287. On lui met souvent sur la main la ville de Sienne sa patrie, parce qu'il s'employa auprès du pape Clément IV afin de faire lever l'interdit encouru par ses concitoyens pour avoir pris le parti de Frédéric II.
Saint Georges de Cappadoce , martyr (Cf. dragon, p, 320; etc.). Il est représenté quelquefois à cheval, sur les remparts de Molsheim assiégée ; tandis que la Mère de Dieu étend un fil autour des murailles devant l'armée assaillante. C'est un fait d'histoire locale que je n'ai pas à développer en ce moment.
Saint Antonin abbé à Sorrento. Cf. Bannière, p. 116. Saint Valérien d'Arménie, martyr à Forli (c'est-à-dire tué en faisant la guerre aux ariens); k mai, v* siècle. La ville, occupée par les Goths, dut son salut à une apparition du saint qui effraya les barbares en se montrant avec éclat sur les murailles de la place-.
Saint Goar prêtre (Cf. Cerf, p. 188; etc.). Près de lui, sur sa pierre tombale, des anges tiennent un de ces petits modèles de porte forlifiéi' (flanquée de tours) que le moyen âge emploie fréquemment pour désigner une