VOILE DE TETE
ville'. Ce pourrait bien être la Jérusalem céleste où son âme est reçue, comme ces dais sculptés qui couronnent les statues de saints sur les portails ou vitraux de tant d'églises (Cf. supra, p. 733 et 7/jl) ; mais je ne serais pas surpris qu'on eût voulu rappeler ainsi le patronage du saint pour la ville qui porte son nom.
Saint Donat d'Imola, diacre; 7 août, v" siècle. Comme patron spécial de la cité où il fut archidiacre, on le peint portant un petit plan-relief de la ville d'Imola-,
Saint Maurand de Douai (Mauronte, Maurontus), abbé; 5 mai, 701. Les Etouaisiens et les Bénédictins aussi, aiment à le représenter en costume quasi royal, apparaissant sur les murs pour sauver, la ville. Il s'agit surtout d'une tentative faite par l'amiral de Coligny pendant les ténèbres, afin de prendre Douai. Comme c'était la fête des Rois, le rusé calviniste comptait qu'un pieux usage ilainand devait avoir fait passer la soirée précédente en bombances qui lui promettaient de trouver tous les citoyens endormis.
Il n'en fut rien, mais les gens du pays ne doutèreni
Saint Géminien, au Louvre. Cf. p."!)!.
à l'époque du calvinisme, le 11 juillet (1563), jour où ils fêtaient la sainte, une terreur panique les débarrassa de la garnison protestante. Aussi les huguenots y oublièrent-ils jusqu'aux registres de leur consistoire que possède encore la bibliothèque de la ville. La merveille était si constante, qu'une procession solennelle fut fondée en commémoraison de cette délivrance ^.
La ville d'Anvers avait une fondation pareille en l'honneur de la vénérable Anne de Saint-Barthélemi , que les.
Carmélites appellent iaconipflgiîie i?îscparablc de sainte Thérèse. Le corps municipal se rendait chaque année, cierge en main, au couvent de la servante de Dieu, pour reconnaître solennellement que ses prières avaient fai échouer les menées des gueux qui allaients'emparerdes murailles'^.
VISION. Cf. ^ppai'tlion.