‹ Caractâeristiques des saints dans l'art populaireChapitre 630 sur 632 · S ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

S ÉPILOGUE

typographiques. Le publie se làchernil à lort {lour un aveu qui équivaut à dire que l'on a fait de sou mieux, à loul prendre.

Des renvois devenaient ainsi nécessaires assez fréquemment; et le lexte avait à les suppléer parfois, ou du moins à les justifier. C'est pourquoi plusieurs gravures aussi ont été reproduites, surtout quand chacune d'elles pouvait résoudre divers problèmes. Est-ce grand abus? Ce le serait sans contredit, si l'on y eût cherché un artifice pour éluder la parole du prospectus qui annonçait plus de trois cents gi-avures. Mais lorsque (déduction faite <les doubles emplois) le premier tome à lui seul contient deux cent quatre-vingt-dix bois gravés, et l'ouvrage entier cinq cents pour le moins; qui est en faute? Tout n'est pas absolument inédit, sans doute, sur le nombre de ces estampes quelconques; néanmoins, quand les promesses sont dépassées, où est matière à reproches? Un financier pourrait assurément gratifier les amateurs, d'une galerie de planches beaucoup mieux exécutées que les miennes; mais qui possède des millions les emploie communément à toute autre chose; ou s'il a l'esprit élevé, par hasard, il réserve ses œuvres aux riches sérieux et aux bibliophiles bien rentés. J'étais moins que ces importants personnages, et visais à mieux. 11 fallait donc s'ingénier sans gros sacs d'écus. Un juge très-admissible, Hippolyte Flandrin, qui eût désiré voir la publication de cet ouvrage, n'avait parcouru qu'une partie de mes matériaux, et il la trouvait plus que présentable. Je le constate pour que M. Grimaux recueille au moins ce suffrage, qui en vaut d'autres.

Ce n'est pas encore tout. Tel juge qu'on ouvre la porte trop étroitement aux légendes, et tel autre eût désiré qu'on les accueillît beaucoup moins. On nous ressasse beaucoup, depuis quelque temps, les lois immuables du monde physique. Mais qui donc a fait ce monde physique? ou si l'on veut, quia fait la Nature? Et qu'est-ce donc aussi que la Nature? Bible et dévotion à part, écoutons le bon sens qui ne gâte jamais rien :

« Nunquam aliud natiira, aliud sapientia dicit. »

Si la cause est libre, il semble qu'on puisse s'attendre à des elfets qui ne soient pas absolument certains (je veux dire déterminés d'avance à coup sûr, pour nos prévisions terrestres) ; ou bien voudrait-on qu'à force d'intelligence et de volonté, la cause suprême fût réduite au rôle quasi mécanique d'un destin fatal? Que de philosophie plus haute il se trouve dans ce mot populaire : le bon Dieu (c'est-à-dire, non pas seulement indépendance solennelle, mais souci paternel pour ses créatures raisonnables qui le servent de leur mieux) ! et dans cette sage restriction chrétienne à tout calcul humain : s'il plaît à Ambroise Paré savait écrire

jadis, au sujet de ses malades : « Je le pansai, et Dieu le guarit, » comprenant très-bien qu'un blessé avait affaire à autre ressource qu'aux lois physiologiques prises abstractivement, et aux soins du plus habile homme. Ce qui ne veut pas dire néanmoins que le législateur souverain se plaise, pour ainsi dire, à déconcerter habituellement les résultats de son propre ouvrage. D'ailleurs, qu'un homme de bonne foi veuille bien calculer jusqu'à quel [)oint serait

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