‹ Caractères et paysagesChapitre 20 sur 35 · CHAMBERLAIN · texte numérisé non relu

CHAMBERLAIN

Assurément c'est un noble seigneur , on ne peut dire le contraire.

DU SEIZIEME: SIEGIiE* '^2Q

LOVELL

Généreux, très généreux ; ses l'êtes sont splen^ dides.

GHAMBERUIIN.

Ma barque est à votre service. Allons, le temps nous presse (74).

La cour s'est montrée à vous dans sa frivolité , sa terreur, ses caprices, ses embûches; la voici dans, sa pompe et sa splendeur* Le peuple, qui a écouté avec intérêt la bonne Catherine parlant en faveur des communes, et qui ne sait trop s'il dpit aimer ou détester ce Wolsey, si brillant, si fier, si haut, si habile, attache toute son âme au spectacle brillant qui. termine l'acte.

La traverse (76) ou rideau de fond s'entr 'ouvre ; on voit une table chargée de mets et de can* délabres : on lit sur l'écriteau accoutumé :

TORK-PALàCB.

Vous êtes chez Wolsey, dans son palais d'York, où il reçoit et traita s^vec une magnificence toute prfnrtèr^ les grands seigneurs qui eussent applaudi à sa chute et qui flattent son pouvoir. Vous entendez les légères reparties, les conversations élégantes, mais inofiensives et toutes superficielles,

â30 MOBURS DRAMATIQUES

qui retentissent à la tabledu cardinal. Anne de Boleyn est là, déjà coquette, déjà remarquée, et joyeuse des hommages de plus d'un seigneur.

Bientôt Henri YIII, masqué, vient rendre visite à son favori. Cet homme , à la gaieté lourde et impétueuse, à la théologie de bourreau, à la tendresse de tigre, se mêle joyeusement à la fête. Il danse, il est galant j il est jovial, il rit, il veut que Ton rie : il a vu Anne de Boleyn ; ses. déshrs se sont allumés.

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