V. h. a. ne ma H nam nâmun gi-noman (r* pers. sg. nimii
Les verbes dont le présent a le vocalisme radical en -a- représentant un ancien -o- n'offrent d'autre alternance que l'ancienne alternance quantitative ôjà, c'est-à-dire en germanique ajô, par exemple, got. faran « conduire un véhicule », prétérit /{}r « j'ai, il a conduit »; v. isl. fara, fôr; v. h. a. faran, fiior.
De l'alternance indo-européenne è, ô, o, il ne subsiste en germanique que des traces isolées, dont l'une
loS LES ALTERNANCES VOCALIQUES
des plus curieuses est: got. Jefan « laisser, prêter » (prétérit à redoublement lailot « j'ai, il a laissé »), à côté de Fadjectlf got. lats « lâche », v. isl. îatr, V. h. a. Ja:(^, oii a repose sur i.-e. *9.
Les exemples qui précèdent ont été empruntés systématiquement aux verbes « forts». Mais, en tant que les mêmes éléments radicaux figurent dans des formations nominales, ils y apparaissent nécessairement avec un vocalisme qui représente l'un des types d'alternances. On en a vu, incidemment, un ou deux exemples. En voici quelques autres : à côté de got. ga-timan « convenir », v. sax. temmij v. h. a. :{eman (i'*' pers. sg. :^ii)iu), et de got. ga-ianijan « apprivoiser », V. isl. iemia, v. h. a. :(enimen (cf. lat. domârc « dompter »), on a Tadjectif v. isl. iaiiir, v. h. a. :^a}}i « apprivoisé ». A côté de got. bairan « porter », . \. h. a. heran (ail. mod. ge-bâren « enfanter »), etc., on a got. ga-haur^s, y. isl. hnrâr, v. h. a. gi-hurt « naissance » ; on notera ici le type r devant consonne, qui ne figure pas dans les formes du verbe « fort » correspondant. A côté de got. hanii « il comprend », V. isl. hann, v. h. a. kan^ on a v. h. a. hiioni « hardi », v. angl. cène (^représentant ô devant i ancien de la syllabe suivante), v. isl. henn « sage, expérimenté ». Les formes nominales de ce genre sont très nombreuses ; mais elles ne constituent pas un système, comme le verbe « fort ». Le sentiment des alternances tend donc à s'y effacer, et même le