PERTE DU SENTIMENT DE LA RACINE IQQ
V. h. a. lobôfi'), ou à got. ga-laubjan « croire ;>, v. h. a. gi-huben, ou à got. înbains « espérance >;, tous mots qui sont des représentants de la racine i.-e. *kubh~ « aimer », mais qui forment en germanique autant de groupes distincts.
En somme, les mots germaniques apparaissent isolés, et non plus groupés autour de racines. Il y a des mots dérivés d'autres mots, comme v. h. a. lobôn « louer )) de lob « louange » ; mais il n'y a plus de familles de mots comprenant à la fois des noms et des verbes librement groupés autour d'une même racine, suivant le type indo-européen.
Bien qu'un grand nombre de restes des anciennes formations indo-européennes aient subsisté, le vocabulaire germanique a donc pris un aspect différent de l'aspect indo-européen, parce que ces types de formation ont cessé de produire des mots nouveaux et même d'être compris.