‹ Caractères généraux des langues germaniques [microform]Chapitre 63 sur 75 · SUFFIXES NOUVEAUX · texte numérisé non relu

SUFFIXES NOUVEAUX

que pas en germanique de représentants du suffixe *-teii- comme celui-ci. Mais, sous sa forme simple, ce sudixe a cessé de fournir des mots nouveaux. — D'autre part, le germanique a développé un type de verbes dérivés en *-atjan, tels que got. lauh-atjan « briller », v. h. a. loha:(;(an et Jauga:(xcin « flamber », de la racine */^m^-, qui figure dans got. linha<f> « lumière » (v. ci-dessus, p. 198). En ajoutant le feuifixe *-tu-k *-at- de ces verbes, on obtient *'assu-j puisque -t-\~t- donne en germanique -ss-. Si donc de *ebna^ « égal », on tire un verbe *et>natjan « égaliser » (attesté par v. angl. emnettati)^ on en obtiendra un substantif got. ibnassus « égalité.», v. angl. einness. Ce substantif apparaît comme l'abstrait correspondant à l'adjectif *rJ;m;^. — Dès lors, d'un verbe tel que got. horinon « commettre adultère », on aura un abstrait horinassus « adultère », et l'on pourra, des mots de ce genre, extraire un suffixe got. -inassus, qui est net et très volumineux, et qui devient productif: de got. hlotan « honorer », on pourra tirer hloiinassus « culte » ; de même, en vieil anglais, de ehtan « poursuivre », on aura ehtness « persécution » ; de gôd « bon », gôdness « bonté » ; etc. Ce suffixe a duré jusqu'à présent en anglais, où l'on a par exemple goocîjiess.

Les suffixes, relativement clairs et volumineux, que le germanique s'est procurés par des procédés du genre de celui qu'on vient d'exposer sommairement,

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