C. — DES PSEUDO-PARALYSIES GÉNÉRALES
Dans les cas que nous considérons comme des pseudoparalysies générales, les lésions vasculaires et dégénératives nommées dans les deux groupes précédents ne se rencontrent pas, et c’est à d’autres lésions qu’il faut se reporter, si l’on veut s’expliquer la symptomatologie, l’état démentiel qu’ont présenté les malades, par exemple.
Ces différences de lésions nous paraissent suffisantes pour faire une séparation complète d’avec les deux groupes précédents où la même maladie est reconnaissable, et où la différence ne consiste qu’en éléments surajoutés, les lésions générales étant les mêmes.
Ce troisième groupe ne comprend que des maladies cntiè-
ARCII. DE MÈD. EXPÈR. — TOME III. /./.
M. KLIPPlîL.
rement différentes des précédentes, comme n’ayant pas de lésions comparables. Ce sont des lésions amenées par les mômes agents pathogènes présentant, avec la maladie des deux premiers groupes, des analogies cliniques, mais parfaitement séparables, et ne pouvant être rangées dans le même cadre.
L examen des lésions corticales d un alcoolique chronique ayant présenté de la démence et simulé une paralysie générale ne montre pas la diapédèse vasculaire qu’on rencontre dans les deux premiers groupes, ni les autres lésions sous la même forme typique.
De même, ces lésions n’existent pas à l’état de diffusion dans le cerveau des déments séniles qui, à notre sens, peuvent rentrer souvent par leur symptomatologie dans le groupe des pseudo-paralytiques généraux. La diapédèse notamment ne se rencontre à l’état de confluence que dans les points où il existe des foyers de ramollissement.
Dans un cas de démence survenue chez un tabétique, nous n’avons pas davantage pu retrouver les lésions de la paralysie générale vraie, bien que le malade eût présenté de grandes analogies cliniques avec cette affection, et nous croyons pouvoir qualifier ce cas de pseudo-paralysie générale tabétique .
Chez un malade ayant présenté les signes d’une démence progressive à marche lente à la suite d’un traumatisme et rappelant, lui aussi, le tableau de la paralysie générale, le cerveau ne présentait ni érosions ni lésions microscopiques caractéristiques.
Comme pour les cas précédents, tout en admettant la possibilité du développement de la paralysie générale chez les tabétiques, et après traumatisme, nous croyons devoir ranger ce dernier cas dans le groupe des pseudo-paralysies générales.
Tous les exemples que nous venons de signaler nous paraissent devoir être nettement séparés de la paralysie générale, tandis que tel ou tel autre, où il existait des lésions surajoutées, nous ont paru devoir être rangés dans le cercle de cette maladie.
CARACTÈRES DE LA PARALYSIE GÉNÉRALE
Des paralysies générales.