LARMES
Saint Pierre, prince des apôtres. Cf. Coq. Saint Grégoire V)I, pape. Cf. Image de la Ires-sainle Vierge, p. Z|83.
1. Cf. Images des Saints... de la famille de Maximilien, n" 49. C'est le titre que l'on donne communément à cet ouvrage qui passe pour dessiné par Burgkmair ; mais je crois qu'il s'agit tout simplement des saints personnages honorés dans les États de la Maison d'Autriche. Maximilien, qui avait fait entrer dans sa famille les successions de Bourgogne, d'Espagne et de Bohême, voulait sans doute
Saint Macaire, patriarche d'Antioche (Cf. Cœur, p. 236). Soit par suite des consolations que Dieu lui accordait dans la prière, soit à cause des péchés de son peuple qu'il eût voulu expier, il versait si assidûment des larmes, qu'il portait d'ordinaire un linge dans sa main pour essuyer ses yeux '.
Saint Juste, évêque de Lyon; 2 septembre, v. 390. U s'était laissé i:)ersuader de faire quitter l'église à un accusé qui était venu y chercher asile, et dont on lui promettait de respecter la vie. Mais ce malheureux ayant été tué au sortir du lieu saint, l'évoque inconsolable se regarda comme coupable de sa mort; s' accusant d'avoir rendu inutiles les privilèges ecclésiastiques dont la garde lui était confiée. Ce fut ce qui le détermina à se retirer en Egypte, où il voulut passer le reste de ses jours parmi les solitaires.
SAiNTHuGUES,évêque DE Grenoble (Cf. Confusion, p. 249; etc). Son zèle lui faisait déplorer constamment le triste état où il avait trouvé réduite son Église par suite de l'incurie du pasteur précédent. Toujours plein, en outre, de la pensée du ciel, et doué d'une piété tendre, il lui arrivait de ne pouvoir retenir ses larmes en public lorsqu'il entendait lire l'Écriture sainte; et lorsqu'il écoutait les confessions, il donnait le premier aux pénitents l'exemple d'une componction vive. 11 fut d'ailleurs affligé par des tentations importunes, et par de longues infirmités.
On le représente quelquefois en habit de Chartreux, à cause de l'affection qu'il avait pour cet Ordre ; venant souvent se recueillir dans leur monastère, et ayant voulu être assisté par des Chartreux dans sa dernière maladie. Retenu même dans ses visites à la Chartreuse par l'attrait intérieur qui le portait au recueillement, il avait besoin que saint Bruno l'avertît de retourner aux soins de son diocèse.
Saint Godefroi, évêque d'Amiens; 8 novembre, 1118. Ses ouailles lui rendirent la vie fort dure malgré la bonté du saint. Aussi renonça-t-il à son siège épiscopal après avoir désespéré d'améliorer l'état du diocèse. Affligé de l'inutilité de ses soins, il répandait fréquemment des larmes amères devant Dieu*; soit sur l'inconduite de ses inférieurs, soit sur les punitions dont les récalcitrants étaient frappés par le Ciel.
Saint Guillaume archevêque de Bourges, religieux cistercien; 10 janvier, 1209. La rondeur et la gaieté même habituelle de son caractère, ou plutôt de sa vertu, ne l'empêchaient pas d'être tellement sensible aux offenses de Dieu qu'il ne pouvait s'empêcher de pleurer quand il voyait ou apprenait quelque scandale. Sainte Marie-Madeleixe , la pécheresse de l'Évangile
constater ainsi la grandeur et rimportance chrétienne des siens. Ses prétentions creuses sont bien connues en histoire, et c'en serait une nouvelle preuve. Du reste la collection a tout l'air d'être inachevée.