‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 101 sur 589 · LARMES. — LÉPREUX · texte numérisé non relu

LARMES. — LÉPREUX

(Cf. Anges, p. 42; Chevelure, etc.). On la peint fréquemment répandant des larmes; soit à cause du récit de l'Évangile qui nous la montre arrosant de ses pleurs les pieds de Jésus-Christ tandis qu'il était à table chez le pharisien, soit à raison de la longue pénitence qui répara ses désordres.

Sainte Paule romaine, veuve; 26 janvier, ZiO/i. Elle passa vingt ans à Bethléem dans l'exercice de la pénitence, formant elle-même sa fille sainte Eustochium à cette vie de sacrifice, sous la direction de saint Jérôme. Je la vois représentée versant des larmes ; en quoi il se peut que l'on ait voulu la donner pour le modèle accompli de la veuve chrétienne dont parle saint Paul'. Je crois pourtant que l'on s'y sera proposé quelque vue moins vague, comme de peindre la grande douleur que causaient à cette sainte les fautes les plus légères. Bien que sa vie antérieure n'eût certes point donné de scandale, elle disait : Celle qui a tant plu au monde doit bien prendre garde de déplaire à Dieu. Maison aura peut-être prétendu rappeler sa tendre affection pour les siens, où saint Jérôme trouvait un motif de blâme - ; et je ne puis m'empêcher de trouver bon ce soin de montrer combien il y a de tendresse dans les grands cœurs.

Sainte Monique (Cf. Auréole, 1» nom de Jésus, p. 98; Ceinture). On sait les gémissements que lui coûtèrent les désordres de son fils Augustin, qu'elle enfanta ainsi pour le ciel en devenant doublement sa mère. Aussi, un évêque près duquel la sainte veuve était venue déposer sa douleur, lui donna cette consolation prophétique : « 11 ne se peut pas que le fils de tant de larmes périsse'. »

Sainte Rusticlle, abbesse dans la ville d'Arles; 11 août, 632. On la représente souvent versant des pleurs; soit à

cause du don des larmes qu'elle avait reçu de Dieu dans ses oraisons, soit à cause des persécutions qu'elle eut à essuyer*.

Sainte Catherine de Suède, fille de sainte Brigitte (Cf. Cerf, p. 189; etc.). Elle méditait chaque jour la passion de Jésus-Christ durant plusieurs heures, en versant des larmes abondantes.

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