‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 115 sur 589 · AA. SS. Jatimr., t. II, p. 70i · texte numérisé non relu

AA. SS. Jatimr., t. II, p. 70i

5. Cf. AA. SS. Jul., t. VI, p. 418. Le P. Van den Bosclie y montre (p. 401, 414, sq.^ combien Tillomont et snrtout Baillet se sont mis à l'aise contre d'anciens témoignages qui ne devaient ptislcur permettre tant de libertiS. Quant au moyen âge, nous avons Fulbert de Chartres qui raconte la conversion de notre martyr, et la guérison d'un aveugle-né {Biblioth. tnaxim. l'I'. , t. VIII, p. 48, sq.), n'en déplaise à Baillet. Le vieux Missel de Cologne (prose In ej-celsis reguin régi) parle ainsi des supplices auxquels fut soumis saint Pant iléon :

« Justum lampas. crux, sartago Torquent, lapis et vorago jEquoris, nec vincitur.

Ater illam carcer angit, Léo pavens illum tangit. Ktc,

.\rbur fructu fœcunciatur Sub qua martyr decollatur. Etc. »

rible animal qu'on lançait contre lui, et le provoqua tout le premier'.

Saint Pantaléon.

It., ap. Mone, tlymni latint, t. III, p. 475, sq. :

I Medîcos de terris .j^ilmulos prostemis, Paralytici gressu Ceecique visu.

Ignis incendium Superas fîde flammivomum ; Despicis ferarum Morsus, Victor, ferocium. Etc. • 0. Il serait bien possible cependant que ce lion filt tout simplement emprunté aux armoiries de Flandres, comme indication du pèlerinage de Grammont (Geeraerdsberg) où l'on honorait ses reliques. 7. AA. SS. Januar., t. Il, p. 213, sq.

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LION ET HYENE.

Saint Tropez {Torpes ou Toiyelius) ; 17 mai, sous Néron. Exposé aux bêtes et respecté par elles, il fut décapité à la fin. On le regarde comme l'un de ces chrétiens que les apôtres avaient gagnés à Jésus-Christ jusque dans le palais impérial, et dont saint Paul semble faire un trophée particulièrement glorieux à la croix du Sauveur quand il annonce leur conversion en écrivant aux Philippiens*.

Les animaux féroces auxquels on livrait en pâture les fidèles dans l'amphithéâtre, pouvaient bien être parfois des tigres, des panthères, des ours même, etc. ; mais la proximité de l'Afrique semble y avoir multiplié singulièrement les lions. Aussi voyons-nous d'après l'histoire, que le peuple idolâtre croyait avoir tout dit quand il criait : Les chrétiens aux lions ! Les artistes ne sont donc pas loin du vrai quand ils peignent le lion comme le principal instrument de ces massacres. Pour certains martyrs on sait que des taureaux ou des vaches furieuses les ont mis en pièces, mais communément la mort dans l'amphithéâtre est exprimée par un lion.

Saint Victor de Milan, martyr (Cf. Armes, Armure, p. 78; etc.). On prétend qu'après sa décollation son corps fut défendu par deux lions contre les oiseaux de proie, durant sept jours. Je ne vois pas bien où l'on prendrait que des lions vécussent dans les campagnes de Lombardie au iv« siècle ; mais enfin c'est une vieille légende locale attestée dans un Office de ce saint, approuvé pour Volterra enl519^

S.AINT PoNTiEN, martyr a Spolette (Cf. Épée, p. 367). On le peint entre deux lions ; parce que livré aux bêtes, il n'en reçut que des caresses'. Les chevalets se brisèrent quant on voulut le torturer; et il fut, dit-on, nourri plusieurs jours par un ange dans la prison où l'on avait prétendu le laisser mourir de faim. La décapitation termina ses épreuves.

Saint Antiochus médecin, martyr a Sébaste en Arménie; 15 juillet, sous Dioclétien. Des lions et des panthères qui devaient le dévorer, se jetèrent à ses pieds sans lui faire de mal*.

Les saints Abdon et Sennen (Cf. Groupes, deux à deux, p. &57; etc). Exposés aux animaux farouches dans l'amphithéâtre , puis décapités, parce que les bêtes féroces les avaient laissés sans atteinte.

Les saints Prlmus et Félicien (Cf. Groupes, deux à deux, p. 458). Ils eurent le même sort que les précé-

dents'. Ils étaient frères, et l'on dit que saint Félicien était fort avancé en âge.

Saint liEUTHÈRE de Rome, évêque (Cf. Four, p. 433). Sa légende a des parties fort suspectes ; ce que l'on sait de plus sûr, c'est qu'il fut décapité après divers tourments. On raconte que des lions auxquels il avait été livré, se contentèrent de lui baiser les pieds.

Saint Venant de Tours, abbé; 13 octobre, sur la fin du vi' siècle. Le général Radowitz, comme son prédécesseur Helmsdœrfer, dit qu'on le peint entouré de lions. C'est ce que je n'ai jamais vu; et je suis très-porté à croire qu'il s'agit tout simplement de démons qui, sous la forme de béliers, se précipitèrent sur lui avec fureur, et qu'il chassa d'un signe de croix".

Saint Agapit patron de Palestrine, martyr; 18 août, vers 273. Tout jeune encore (âgé de quinze ans), ayant renversé des idoles, il fut cruellement torturé de diverses façons ; exposé aux lions sans avoir reçu d'atteinte , il termina ses épreuves sous l'épée du bourreau qui lui abattit la tête.

Saint Vit, martyr (Cf. Cliien, p. 216; Coq, etc.). 11 fut exposé aux bêtes avec saint Modeste et sainte Crescence. Saint Vit n'avait pas plus de quatorze ans lorsqu'il souffrit le martyre.

Saint Bertaud ermite {Berlhaldus) , apôtre du Réthélois; 16 juin, V. 541. On veut qu'il fût fils d'un roi d'Irlande ou d'Ecosse ; aussi met-on souvent près de lui une couronne. Mais on y ajoute un lion dont la présence s'explique moins aisément; si ce n'est qu'on y veuille voir une indication quelque peu alambiquée d'un pèlerinage qu'il avait fait en Orient. Sa légende dit que, mal accueilli par les habitants de Château-Porcien, le saint avait annoncé qu'ils seraient tous plus ou moins fous; prédiction que les gens de Chaumont disent vérifiée par l'événement. Ce peut bien n'être qu'une malice dont je ne me porte pas garant, quoique je la tienne d'un homme du pays.

Saint Basile d'Ancyre, martyr sous Julien l'Apostat à Césarée de Cappadocc; 2 janvier. Mis en pièces par une lionne que l'on avait fait jeûner pour la rendre plus farouche. Le saint en la voyant venir, se mit en prières; et ce fut dans cet état qu'il devint la proie de la bête '.

Les saints Ciirysanthe et Daria époux", et martyrs (Cf. Fosse, p. 427; Bœuf, etc.). Un lion près de sainte Daria, ou s'élançant sur ceux qui veulent l'insulter; parce que

f . Pbilipp , IV, 22 : « Salutant vos omnes sancti, maxime autem qui de Cœsaris domo suiit. »

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