Vitœ PP. (Hieronym.), cd. Rosweyd., p
Une hymne d'un bréviaire manuscrit conservé par les Clarisse» d'Amiens (xV siècle, Lux horlatur nos solemnis] raconte la visite de saint Antoine à saint Paul, et l'inhumation merveilleuse de ce dernier :
K Oriuudus ex .î-;gyplo, sicul sol in tenebrin.
cadeau du grand patriarche d'Alexandrie ne devait lui servir que de suaire. Antoine n'avait aucun instrument pour creuser une fosse, mais deux lions accoururent pour se charger de ce pieux office et ne s'en allèrent qu'après avoir reçu la bénédiction de l'abbé'. En échange du manteau cédé à son ami , Antoine emporta l'espèce de tunique que saint Paul s'était faite avec des feuilles de palmier, et il s'en parait les jours de fête. Saint Zosime, solitaire en Palestine; k avril, v. 450. Ce
Lapa duce, visitavit, montium in latebris
Paulum, qui tune primas erat eremita tenebris («/efcm?).
Mira virtus et suave fidei mercedium Fuit panis angelorum integer ad prandium, Quem tôt annis corvus ante tulerat dimidium.
Obsequentes mansuetus vir leones meruit; Qutbus durum pro ligone cespitem aperuit; Ubi PauluDï cum mcerore mortuum insérait. Etc. »
LION ET HYEiNE.
fut lui qui aperçut près du Jourdain Marie l'Égyptienne pénitente, et lui donna la communion au moment de la
mort. Lorsque la sainte eut expiré, le saint vieillard brisé par l'âge et la fatigue ne savait comment inhumer le
Sainte Marie l'Égyptienne.
corps de la servante de Dieu. Alors un lion vint creu.ser la fos.se où Zozime déposa le cadavre de Marie l'Égyptienne, n'ayant plus d'autre peine à prendre que de l'envelopper dans une partie de son manteau et de rejeter la terre par dessus'.
Dans le vitrail d'Auxerre (que voici de nouveau) consacré à la légende de la Jussienne, le lion semble prêter main-forte à Zosime pour l'aider à faire descendre le
corps dans la fos.se. Mais c'est un enjolivement que les artistes ont ajouté à la narration primitive.
Saint Onuphre, solitaire (Cf. Barbe, p. 121; etc.). On raconte de sa sépulture par saint Paphnuce à peu près la môme chose que pour saint Antoine au sujet de saint Paul *.
Un récit pareil a été fait sur saint Macaire le romain (Cf. Ermites, p. 380). Mais pour celui-là, il est bien
I. Vxlm PP., cd. Bosweyd., p. '.VU, s<|. — Evagr., Ilitl. ecri., VI.
'2. I>i!lr. du Natal., libr. V, cap. cvi.
LION ET HYÈNE
reconnu que sa légende est extrômenienl suspecte.
Saint Mahc ermite en Egypte (Cf. Anges, p. 38). H avait guéri de cécité le petit d'une bôle féroce; on ne dit pas clairement si c'était un lionceau (Cf. Ki~mUes, p. 383). Mais on ajoute que la mère revint le lendemain, apportant au saint homme une peau de brebis pour les honoraires de sa cure. 11 la remit à saint Athanase, de qui sainte Mélanie la recrut ensuite'.
Saint Macaire d'Alexandrie (Macaire d'Egypte, le jeune). Cf. Ermites, ji. 380.
Saint Sabas, abbé en Palestine (Cf. Eiiniles, p. 385). Nous avons parlé d'un lion qu'il avait éconduit pour se faire laisser une grotte sur laquelle le saint homme avait jeté son dévolu -. Mais il y a une autre histoire beaucoup plus curieuse pour le lion qui s'était mis au service de la communauté, après avoir été débarrassé d'une épine par l'homme de Dieu ; et qui conduisaitl'àne par le licou, lorsque le guide habituel avait à s'absenter'.
Saint Siméon l'ancien, abbé en Syrie; 26 janvier, fin du IV* siècle. Théodore!', le tenant d'un témoin oculaire, raconte que des juifs vinrent se recommander au saint ermite pour trouver leur chemin. L'homme de Dieu leur garantit de bons guides; et deux lions arrivèrent avec une tournure tout à fait bénigne. Sur l'ordre du solitaire ils remirent dans la voie ces pauvres égarés, qui le racontaient ensuite sans prendre souci de la gloire qu'en pouvaient retirer les chrétiens.
Saint Pantaléon (Cf. Arbre, p. C6; Saints auxiliaires, p. 102, sv.; Clous, p. 231). Avant les dernières tortures qui mirent fin à sa vie, il passe pour avoir été exposé aux lions, lesquels se couchèrent à ses pieds sans lui faire aucun maP.
Saint Adrien, martyr (Cf. Enclume, p. 3^8; etc.). Un lion souvent accroupi près de lui, semble représenter la force indomptable dont il fit preuve devant les tyrans^.
Saint Germanique, martyr à Smyrne; 19 janvier, 168. On le représente jeune encore et aux prises avec un lion ; parce que condamné aux bêtes, il alla au-devant du tor-