Cf. Gregor. M. apud AA. SS. Octobr., U III, p. 102, sq
6. national., libr. I, cap. m. J'ai, du reste, déjà fait observer qu'il ne semble pas avoir eu de son vivant le<i prétentions qu'on lui attribue de nos Jours. Sa réputation bien établie en d'autres matières lui permettait de ne pas s'aflicber romme monumentalisle. D'ailleurs il était un peu tard au cadran du moyen ige lorsqu'il écrivait sou
livre sur l'Office divin (Cf. Anguissola, Ephemerid,: 1813, p. 3i, sgg.). M. \ictor Leclcrc s'est beaucoup mépris, dans l'Histoire littéraire de la France, en insistant sur le Rationale divinorum officia.' rum , comme si c'était un grand titre de gloire pour l'évéque de Mende. Voilà comme se fourvoie, en matières ecclésiastiques, une érudition formée à d'autres sources. « Chacun son métier ! »
7. Cf. Buonarruoti, Vetri, p. 271.— Muur. Saiti, de Veleri casula diplycha, p. 42, sq. — S. Dionysii Arcopagil. opp., éd. Corder., 1. 1, p. 307-370.
8. Cf. Buonarruoti, Vetri, p. 07, sg.; 100, sg. - Stopli. Borgiu, De Critce veliterna, p. i.xxv.
Liviu:.
Les prophètes peuvent donc avoir en main, soit un livre, soit un rouleau. Aussi W Cieorges Millier, décrivant les sculfv
tures de Saint- ...J^f^'^^
MathiasàTrt'ves, Aà"^^ ^ -"'
croit reconnaître IsAÏE dans un personnage dont la main gauche lient un livreouvert qu'il montre de la droite, et sur lequel est écrit M. ria. Il y voit une allusion à la prophétie' : « Une vierge concevra. » Mais les prophètes auront leur article à part.
Saint Jean l'Évangéliste au Calvaire, est ordinairement à gauche de la croix et tenant un livre, pour rappeler ce qu'il dit lui-même en parlant du côté de Notre -Seigneur, percé par la lance (Joann.
MX, 33-35) :
<( Celui qui le (lit , l'a vu. ') Parfois, comme dans la crosse gravée ici-, on a mis également im livre entre les mains de la sainte Vierge, qui se tient en lace de l'Évangéliste; mais cela ne se voit guère avant le xiv" siècle , et
1. Is. vu, li : « Kccc virgo cuncipiet et pariet fllium » On a vu (p. 516) une Annonciation où N.-D. tient un livre. ^
2. Elle est consorvt'e à la ratliédralo de Metz, et le P. Aitliur
semble être une invention des artistes, qui ont cru mieux équilibrer ainsi leur composition. C'est une raison d'assez peu de valeur, et qui ne paraissait pas fort déterminante aux bonnes époques.
On voit même saint Jean , au Calvaire, sans livre (surtout vers le XI' siècle ) ; et c'est l'occasion de rappeler, ce que l'on ne saurait trop dircquel'art occidental se permet une certaine libertédansla représentation des scènes les plus graves , tandis que les Grecs, au contraire, semblent souvent se faire scrupule de modifier la moindre circonstance dans le programme reçu. Chez nous, le livre même de la sainte Vierge à l'Annonciation (où elle serait censée méditer la prophétie d'isaïe) , ne se voit que çà et là, témoin la crosse du Louvre' que donne la p. 523. Les ANIMAUX ÉVANGÉLiQUES sout Ordinairement représentés avec un livre, qui est l'Évangile écrit par le saint que chacun d'eux rappelle.
Si les ÉvÊQUES portent de droit cet attribut, comme ministres-nés de la parole divine, on comprend .sans jieine que les apôtbes aussi l'aient souvent reçu quand ils ne sont pas peints dans une action spéciale qui exclue presque nécessairement ce souvenir symbolique. Je n'ai donc besoin de citer aucun apôtre ni évêque à ce sujet, puisque cela va de droit, si quelque circonstance de leur vie ne fait intervenir cet attribut avec une signification toute particulière. Cependant on peut rencontrer des peintures où l'un d'eux sera représenté avec un livre )our motifs puisés ailleurs que dans leur fonction pastorale. En ce cas, la façon de porter ou de consulter ce volume indiquera souvent que ce n'est pas l'indice d'épiscopat. J'en donnerai tout à l'heure divers exemples. Sans sortir encore des données générales qui peuvent éclairer tout un groupe de faits, disons que les docteurs
Martin l'a donnée dans son mémoire sur les Crosses {Mélanges d'Archéolog., t. IV), avec le n" 138.