GLOBE
qile pour le cas précédent, la caractéristique s'applique-
Saint Frani^ois de Sales.
rait presque indifféremment au saint qui était indiqué de la sorte, ou à celui qui fut témoin du prodige. .Vussi
a-t-on peint saint Vincent de Paul apercevant la vision dont nous venons de parler. En ce cas il est vêtu de la chasuble et à l'autel, parce qu'il disait la messe lorsque Dieu lui fit connaître ainsi" la gloire dont jouissait sainte Françoise.
Saint Maktin de Toubs (Cf. Aumône, p. 92; etc.). Un globe de feu paraît sur sa tète pendant qu'il dit la messe'. Il venait de donner sa tunique à un pauvre, et n'avait eu le temps que de revêtir un misérable habit avant de prendre les ornements pontificaux ; en sorte qu'à l'élévation on vit ses bras à peu près nus. Ce fut alors que pour glorifier son dénûment charitable. Dieu fit apparaître le prodige en question. Les artistes connaissent tellement quellement ce fait sous le nom de Messe de saint Martin -, d'autant que Lesueur en a rajeuni le souvenir par un de ses tableaux au xvii^ siècle.
Saint Adalbert (ou Albert), bénédictin d'Oberaltaicii ; 26 novembre, 1311. Un globe de feu qui parut sur son tombeau, fut considéré comme signe de la gloire dont jouissait désormais son âme dans le ciel '. La vénération qui en résulta pour la mémoire du saint homme, fit que l'on rechercha la poussière de .son tombeau comme moyen de guérisons.
Saint Robert, abbé de la Chaise-Dieu (Cf. Constructions, p. 250). Son âme fut aperçue à sa mort, montant au ciel sous la forme d'un globe enflammé.
Saint Jean de la Giioix, réformateur des Carmes (Cf. Apparition de Jésus-Christ, p. 5/i; etc.). Sa mort fut signalée par le même prodige que celle du précédent.
SAI^T Czeslas Odrovanski dominicain , patron de la Silésie et de la Lithuanie (Cf. Armée, p. 70). Ce n'est pas seulement une façon d'exprimer son secours dans des batailles modernes où les obus et les grenades peuvent se mêler à la peinture, il s'agit d'un fait du xiii* siècle, où l'invasion tartare fut écartée de Breslau*.
Saint Benoit de Norcia et saint Vincent de Paul ont été signalés suffisamment, ce semble, à propos de saint Germain de Capoue et de saint François de Sales (p. W, sv.).
Sainte ïhîîcle, vierge et martyre; 23 septembre, temps apostoliques. On l'appelle martyre, et même la première des martyres, quoiqu'elle n'ait pas laissé sa vie dans les tourments; mais parce qu'elle passe pour avoir été la première chrétienne livrée à la barbarie du pouvoir public païen. On raconte que, comme on la jetait dans
i. Durand, Ralionate, lib. VII, cap. xxxvii. J'en ai dit un mot eu expliquant les vitraux de Bourges ; c'est d'ailleurs une légende bien connue, et que l'on peut voir dans le recueil de Jacques de Varazze, cap. clxvi. C'est, dit-ou, ce qui l'a fait appeler Par apostolis, parce que le Saint-Esprit semblait être descendu sur lui visiblement.
i^. Ce n'est point du tout la prétendue Messe de saint Marlin, citée comme un sujet comique par \i^ Discours de M. lienan sur l'état lies beaux-arts en France au xiV siècle (dans V Histoire littéraire de In France, t. XMV). Un orientaliste peut assurément ignorer maintes
clioses du moyen âge latin, toutefois à condition de ne pas s'en mêler. M. Guénebault n'était guère plus excusable quand il disait (Dictionnaire d'iconographie, p. 403), à propos de ce même saint Martin sur la tapisserie de Monpezat, que « le diable lui apparaît sur l'autel. » Ce diable est tout simplement Moïse avec ses cornes, que l'on voit sculpté sur le retable. Mais cet archéologue n'écrivait pas au nom de l'Académie des inscriptions; et il serait, je pense, le premier à convenir que l'on peut trouver des taches dans ses ouvrages.