AA. SS. Afiril., t. II, p
4. AA. SS. Jun., t. V, p H9. Cf. p. 117, 113. La prose de son Office parle aussi d'un ours qu'il mit à la raison, en lui faisant quitter une source que cet animal g&tait en y piétinant :
f In monte Vir^lii Magni Tir coniilii
Ecclesiam struxil.
Lupus dovorat errantcm
Asellum et pascenteni,
Inde ejus opus explet ( txplevil 1).
Urso sanclus imperat,
Nec ad fontem properat
Quem priu-s destruxil. Etc. »
5. AA. SS. Mart., t. II, p. 500-:)03.— Ilagioloo- ilalic, t. I, p. 144.
6. Surius, 20 novembr., % l\, sq.— The calendar of Ihe anglican church, p. 137, sv.; 311.
LOUP
Saint Maurice db Carnoët, cistercien (Cf. Corbeau, p. 256). Prié de s'adresser au Ciel pour débarrasser la contrée de l'infestation des loups, il s'en défendit d'abord. Fuis comme on insistait, il consentit à s'en mêler; et presque aussitôt on trouva près de là deux grands loups morts sans trace de blessure'.
Saint Vit martyr (Cf. Cliicn, p. 216; Coq, etc.). Je le trouve indiqué par le général Radowitz après M. Helmsdœrfer, comme ayant près de lui un loup. Je me trompe fort, ou bien l'on aura pris pour un loup le chien qui l'accompagne souvent dans les peintures italiennes, à cause du recours que certaines contrées d'Italie ont en ce saint contre les chiens enragés. Au surplus il est parfois représenté entouré d'animaux farouches parce qu'il fut exposé aux bêtes; mais je n'ai jamais vu que les loups figurassent beaucoup dans l'amphithéâtre, ni surtout qu'Usaient servi aux artistes pour rappeler ce genre de supplice.
Saint Silvestre Gozzouisi abbé, fondateur de la Congrégation des Silvestrins (Cf. Appai-ilion de l'enfant Jésus, p. 58; etc.). A côté de lui un loup, qui obéissait à ses ordres et faisait la garde comme un chien près de la cellule du saint homme.
Saint Gens {Genllus), solitaire dans le diocèse de Carpentras; 16 mai. L'époque de sa mort, et même de sa vie, n'est pas facile à déterminer; pas plus que l'état dont il aurait fait profession. Les Franciscains le réclament comme membre de leur tiers ordre, et les gens de Beausset ne savent qu'en dire, pas plus que les anciens Bollandistes^ Mais il est fort révéré dans le Comtat et dans quelques paroisses provençales limitrophes de cette province, à raison des lièvres tierces dont la guérison s'obtient par l'eau qui coule près de sa tombe. On le représente conduisant une charrue atteliH! d'une vache et d'un loup ; parce que l'animal rapace ayant dévoré une des vaches nourries par le saint homme, celui-ci aurait forcé le ravisseur à compléter la paire pour labourer son champ. On invoque ce saint contre les sécheresses, et il est d'usage en pareil cas que sa châsse (ou sa statue) soit portée alors au pas quasi gymnastique'.
Saint Ignace de Loyola (Cf. Auréole, 1° nom de Jésus, p. 97) a été quelquefois peint en Piémont repoussant des loups; parce qu'il est honoré dans la vallée de Lanzo comme protecteur du pa\s contre ces bêtes dangereuses
dont il l'a plusieurs fois délivré. Ce pourrait avoir été primitivement une allusion au blason des seigneurs de Loyola, dont l'écusson porte deux loups surveillant le contenu d'une chaudière comme qui dirait Lobes y olla (ou en alla), en façon d'armes parlantes ; mais où il est permis de voir une adaptation espagnole à des armoiries basques. Cependant le fait de Lanzo est certain comme datant, pour le moins, de trois siècles.
Sainte Radiana (ou Radigunde) de Wei.lenbourg, en Souabe; 13 août, v. 1280. Des loups se précipitent sur elle, et l'on voit quelquefois à ses pieds un baquet qui se renverse.
Elle était servante , et sa charité pour les pauvres | n'accommodait pas \\'^^ toujours son maître \\' qui lui pardonnait absolument de soigner les malades, mais craignait de
voir son bien donné en aumônes. Aussi l'on raconte que, rencontrée quelquefois lorsqu'elle portait du lait, du beurre ou du pain aux malheureux , elle obtint de Dieu que son baquet parût être rempli d'eau de lessive. Quoi qu'il en soit , ce fut dans une de ces visites charitables que, traversant un bois, elle fut mise en pièces par les loups*. Le petit baquet de lait ou de lessive qu'elle porte souvent à la main, et le peigne dont elle se servait pour soigner les teigneux, la font quelquefois confondre avec sainte Ehrentrude ou sainte Vérène ; et son nom de Radegunde a occasionné chez des hommes du reste capables (comme MM. de Radowitz et Helmsdœrfer), le mélange de son histoire avec celle de la sainte reine de France qui est honorée à Poitiers.
Sainte AusTREBERTE,abbesse de Pavilly (Cf. Ane, p. 32). 11 se peut bien que son âne ait le vrai sens que nous lui donnions précédemment, car l'auteur de sa vie raconte qu'elle se mettait volontiers au service de toutes les religieuses de l'abbaye^. Mais une légende populaire aura été greffée là-dessus, sans qu'on en trouve trace dans les biographies anciennes de la sainte, ou de saint Filibert
1. AA. SS. Ocidhi:, t. VI, p. 381. Mais j'y aperçois (p. 383) un abbas sancii l.upi du diocèse de Qiiimper, qui fut cliargé de référer au pape les procès-verbaux pour la canonisation de saint Maurice. Peut-être que cette entremise se serait mêlée aux Actes du serviteur de Dieu, dans les souvenirs populaires, avec quelque confusion abusive. Ceci soit dit, ici comme ailleurs, sous toutes réserves; et sans préjudice pour les témoignages contemporains.
2. M. Tabbé André en parle dans le liultelin du Comité de la langue... et des arts de ta France (t. I, p. 558, svv.), et c'est à lui que nous emprunterons ce que nous allons dire sur ce saint fort peu connu hors du comtat Avignonais. Les uns le placent au xu" siècle, d'iintres au xiii'; mais, mort à vingt-deux ans, il ne serait pas aisé
d'en faire alors un franciscain. Aussi d'autres veulent-ils que sa vie appartienne au xv' siècle, ce qui laisse bien de la marge.
3. Serait-ce par suite d'une tradition analogue .'i celle qui subsiste dans le diocèse de Versailles à Gargenville, où il est de fondation que l'on ne va pas prier saint Gaucher de MeulaL contre la sécheresse, sans porter des parapluies sous le bras? Je sais très-bien, par deux curés successifs (de 1818 à 1800) que là les pèlerins s'attendent à être inévitablement trempés au retour, s'ils ne s'abritent soigneusement après leur demande de pluie; et j'en donnerai des témoignages passablement officiels, quand on voudra.