A A. SS. Februar., t. II, p. 42 i, sq
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LOLP. — MAIN DIVINE.
qui l'avait nommée abbesse. On prétend que le monastère de Pavilly s'était chargé de blanchir le linge de la sacristie de Jumiéges; et qu'un âne servait à Austreberte pour transporter le paquet. La bête était si raisonnable ou si bien faite à son office qu'elle s'en allait toute seule opérer la livraison. Mais à travers la forêt de Jumiéges un loup se jeta sur le docile animal. Sainte Austreberte qui survenait là, réduisit le mangeur à remplacer sa proie. Cela fut exécuté tant que voulut l'abbesse, qui ne se contenta pas d'un seul voyage. Aussi une chapelle commémorative, remplacée plus tard par la croix-à-l'âne, fut élevée dans ces bois dès le viii'^ siècle, dit-on; et diverses sculptures, plus ou moins exactement interprétées, passent pour en être la représentation'. Le calendrier bénédictin (22 août) montre bien saint Fili- BERT qui semble calmer une bête féroce. Mais ce pourrait être un emblème du diable, car ailleurs on voit le même saint faisant périr une sorte de dragon.
Je suis loin d'avoir épuisé la légende des loups dans les vies de saints, mais je n'ai voulu parler que des représentations que j'avais vues ou trouvées chez des témoins irrécusables. Celui qui voudrait pousser plus loin ses recherches peut consulter Bagatta- , qui n'a cependant pas épuisé tous les loups desBoUandistes'. Donnons au moins mention à la B" Christine de Stommeln près de Cologne; 22 juin, 1312. Elle semble avoir été béguine; mais son affection pour les Frères Prêcheurs l'a fait passer pour appartenir à leur Ordre. Une veille de Noël, comme les démons l'avaient précipitée dans un marais, sept loups vinrent la réchauffer de leur haleine*.