Menolog. grœc, t. II, p
0. Menolog. grœc, t. I, p. 213 (assistance prêtée à sainte Catherine d'Alexandrie); p. 67 (un enfant élevé de terre); etc.
MAIN DIVINE
les yeux du lecteur. Elle est empruntée à VEvangeliarium quadruplex de Bianchini (P. i, t. II, p. cdlxxiv), et a pour objet saint Jean l'Évangeliste, qui semble dicter à
regarde probablement que l'un d'eux. Mais ce fait attribué tantôt à l'un, tantôt à l'autre de ces quatre saints (soit pour Clovis, soit pour Charlemagne, etc.), a été rap-
un secrétaire ce que Dieu lui révèle immédiatement'. Les trois étoiles paraissent désigner la Trinité sainte, et sont remplacées ailleurs ou mises plus en saillie au moyen d'une portion d'arc-en-ciel à trois bandes (par exemple dans le Ménologe grec, t. II, p. 159, 95 et 170). Mais parfois un rayon s'échappe de la main divine {ibid., p. 153, 164).
En Occident nous n'y mettions pas tant de faqon. Presque toujours chez nos aïeux cette DroUe est circonscrite par le nimbe divin qui expliquait suffisamment l'intention de l'artiste. Mais, pour qu'on ne se la repré- .sente pas sous une forme trop exclusive, répétons la main rayonnante qui encourage saint Etienne le premier martyr, et rappelons la main sans nimbe ni rayon qui se voit p. 22.
Saist Éleuthère évêque de Tournai , saint Théodule évêque de Sion, saint Leu archevêque de Sens, et saint Gilles abbé, ont reçu indifféremment l'attribut dont nous parlons, au sujet d'une intervention divine qui ne
Saint Etienne, lapidt^
pelé suflisammeut sous divers titres. Cf. Confession (saint Éleuthère), p. 248, sv.; etc., etc.
Saint Honoré, évêque d'Amiens ; 16 mai, v. 600. On raconte que célébrant la messe, il vit une main divine au-dessus de son calice -. Je ne vois pas qu'il soit question de ce miracle dans sa vie par les Bollandistes'; mais, si je ne me trompe, cela passe dans le pays pour avoir eu lieu à l'église de Saint-\cheul (ancienne cathédrale), et l'abbaye en avait conservé le souvenir dans ses armoiries, qui portaient : de France, à la main d'argent descendant d'un nuage mouvîint du chef.
Dans l'absence de tout témoin contemporain, ne pou-
1. Il m'est revenu assez tard qu'au mois de février 1807, un médecin (peut-ttrc encore jeune, et désirant mettre à profit les joyeusetés du carnaval) m'avait travesti en une espèce d'olliciant qui jetterait l'eau bénite sur le cercueil de l'archéologie pour la faire enterrer toute vivante. Cela peut être fort spirituel pour ceux qui le comprennent, mais je ne possède pas la clef de l'énigme; et n'y vois qu'une grosse erreur de diagnostic. Tandis que mon loustic me prend pour adversaire acharué du moyen âge, je passe ma vie à en étudier les œuvres et l'enseignement. Ici même plus d'un lecteur aura pensé, ou pensera encore que j'exhume bien des vieilleries trop peu conformes au goût de notre siècle. Oii est le remède? La Fontaine a donné déjà plus d'une consultation sur ce cas de nosograpliie qui n'est pas très-neuf, quoique les feuilletons soient modernes : € Preneî femme, atjbaye, emploi, gouvernement; Les gens en parleront, n'en doutes nullement. > Et les Espagnols disent depuis longtemps :
« Dios me tié siempre contiunda Con quien œo entienda! ■ 3. Le Bréviaire d'Amiens (15ôJ, in-IO) avait cette antienne pour
Henediclus, le jour de l'octave du saint : « Iste cnnfessor Christi, Honoratus pontifex duin fungens ante altarc sacrificium consecrarct, cœlis apertis palmam Domiui aspexit. »
3. AA. SS. Mail, t. 111, p. Cl'i-Glti. On n'y parle que du crucifix qui inclina la tote pour saluer les reliques du saint rapportées dans sa ville épiscopale, et les Amiénois disent que ce prodige a pour monument persistant jusqu'à nos Jours le grand crucifix de la cathédrale qui porte le nom de saint Sauf.
Mais les vieux Missels d'Amiens disaient dans la prose de saint Honoré :
« Hic dum missam colebravit, Manus Christi consecravit Hostiam mirifice. >
Cf. Lecointe, Ann. eccles., t. IV, p. 18J.
Les Picards veulent que ce fut la répétition d'un miracle accordé précédemment à la foi de saint Firinin le confesseur. Ne serait-ce pas tout simplement une façon de dire aux yeux que les saints n'avaient garde de consacrer l'Eucharisiie sans se rappeler h' pouvoir énorme qui leur est confié en cela par le Ciel?
MAhN DIVINE. — MAINS COLPÉKS.
vons-nous pas expliquer w. priulific- comme l'interprëlalion d'une peinture dont la signification première s'était perdue? C'est ainsi encore, selon moi, que l'on avait représenté jadis le même saint sous un rayon céleste ; et la légende ajoutait que sa tête s'était trouvée merveilleusement ointe d'une huile miraculeuse. Je suppose que l'artiste avait voulu montrer la bénédiction divine se répandant sur le saint avec une libéralité prodigieuse dès qu'il reçut la consécration épiscopale.
On raconte quelque chose de semblable au sujet de SAINT Ulric évêque d'/Vugsbourg, bien que je n'aperçoive point ce récit chez les Hollandistes; aussi ce pourrait être une transformation de ce que nous avons dit au sujet de la croix qui lui fut apportée au moment de la bataille contre les Magyars'. Mais un fait analogue est plus constaté pour SAINT FÉLIX évoque de Gênes".
Saint Svn évêque de Gênes, fut témoin de ce miracle arrivé à saint Félix dont il était alors le diacre, en sorte que le même prodige sert de caractéristique aux deux saints'.
Saint Anthelme évêque de Belley. Cf. Lampe^, p. ^96, sv.
Saint Josse. Cf. Barque, p. 125 ; Calice, p. 17/i; etc.' Saint Venant, abbé en Touraine (Cf. Lion, p. 513). Saint Grégoire de Tours * raconte que, dans l'église de Saint- Martin, l'homme de Dieu vit un vieillard vénérable descendant par la fenêtre de l'abside tandis qu'on célébrait la messe, et bénissant le pain et le vin que consacrait le prêtre.