MÉDECINE
un peu plus de fondement que n'en a sa réputation de peintre. Néanmoins les pinceaux et le chevalet , après son emblème d'évangéliste (le veau ou le bœuf), lui ont attiré beaucoup plus de clients que la profession qui lui est garantie par le Notiveau Testament. A Paris cependant, la chapelle de l'École de Médecine (rue de la Biicherie) avait saint Luc pour fête titulaire; et l'on y allait de Saint-Étienne-du-Mont, chanter la messe le 18 octobre. Mais il y avait aussi la chapelle de Saint-Luc pour les peintres, près de Saint-Denis-de-la-Chartre. Ailleurs, par exemple en Flandre, c'était surtout comme peintre que notre saint patronnait quantité de corporations rattachées de près ou de loin à la peinture par quelque fifBnité qui ne saute pas toujours aux yeux.
Les SAINTS CÔME et Damies, martyrs (Cf. Bocal, p. 137; Groupes, etc.). Chez les Grecs on les voit souvent avec un petit cylindre entre les doigts. Quelques-uns ont expliqué cela par un étui d'instruments chirurgicaux, ou par la baguette qu'on met parfois à la main d'une personne que l'on saigne, afln de faciliter le mouvement du sang dans la veine ouverte'. Quelquefois cependant ce petit cylindre est remplacé par un vase avec ou sans couvercle, comme qui dirait une ventouse ou un bocal de pharmacie*; pu bien on les représente soignant un malade, comme dans la peinture de Pesellino reproduite précédemment (p. 458).
A Paris ces deux saints, mais saint Côme surtout, étaient patrons des maîtres-chirurgiens-jurés et barbiers (saigneurs), dont la confrérie prétendait remonter à 1226 '. On y adjoignit aussi les sages-femmes. Cf. Peigne.
Saint Paotaléon a été suflisamment indiqué déjà parmi les SS. Auxiliaires, et sous les titres Arbre, Lion (p. 512), etc. Du reste, pour donner une idée du grand nombre de saints qui pourraient absolument figurer dans l'article actuel, nommôns-en au moins quelquesuns, en citant divers opuscules propres à compléter cet essai de liste générale* où l'on a fait entrer quelques hospitaliers à cause de leurs connaissances médicales comme praticiens. Je les rangerai par ordre alphabé-
tique, sans autre détail que l'indication du jour où ils sont fêtés. Je n'ai pas besoin de revenir sur ceux qui viennent d'être énumérés tout à l'heure ; mais il importe de faire voir aux gens qui exercent dans la société un ministère si grave et si délicat, que l'Esprit de Dieu n'a pas manqué à leur profession dangereuse.
Saint Alexandre de Phrygie, martyr; 31 mai.
Saint Antiochus de Rome, martyr; 13 décembre.
Saint Antiochus de Sébaste, martyr; 15 juillet.
B" Antoine d'Aquila , ermite de Saint- Augustin;
24 juillet.
Saint Carponius, martyr; 27 août.
Saint Carpophore, martyr a Vicence; 20 août.
Saint Cassien, martyr; 13 août.
Saint Césaire, frère de saint Grégoire de Nazianze; 26 février.
Saint Codrat de Corinthe-, martyr ; 1 0 mars.
Saint Cyr d'Alexandrie, solitaire et martyr (Cf. Feuilles, p. 412).
Saint Denys, dtacre en Arménie ; 28 février.
Saint Diomède de Nicée, martyr; 16 août.
S.AINT Émilien ; 6 décembre.
Saint Eusèbe, pape et martyr; 26 septembre.
Sainte Françoise romaine, veuve; 9 mars.
Saint Gennade (peut-être comme fondateur d'hôpital);
25 août.
Saint Grégoire III, pape; 28 novembre.
Saint Hermouûs, prêtre et martyr (qui convertit saint Pantaléon); 27 juillet.
Sainte Hildegarde de Bingen; 17 septembre.
Saint Jean Damascène; 6 mai.
Saint Julien d'Emèse, martyr; 6 février.
Saint Julien de Chypre, martyr; 6 mars.
Saint Juvénal, évêque de Narni; 3 mai.
Saint Léonce, martyr en Arabie; 20 août.
Les SAINTS Léonce et Carpophore d'Aquilée, martyrs; 20 août.
Sainte Léonille, grand'mère des SS. Geômes; 17 janvier '.