‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 169 sur 589 · Paciaudi, De cullit S. Joannis Ilaplislœ, p. 389, sq · texte numérisé non relu

Paciaudi, De cullit S. Joannis Ilaplislœ, p. 389, sq

4. Un livre où bien des artistes ne songent guère à chercher des renseignements, et qui pourrait leur être utile, est l'Imitation traduite en vers par P. Corneille. Dans les éditions françaises de petit format l'on trouve un certain nombre de gravures dont l'exticution est giinéralement assez médiocre, mais dont l'invention ouvrirait jour sur bien des sujets similaires qui font chercher trop souvent, comme on dit, midi il quatorze heures. La rédaction générale de l'Imitation prête assurément fort peu à la peinture; et cependant celui qui a dirigé la composition des dessins adoptés par les imprimeurs de

Corneille a su trouver des faits qui rendront sensible plus d'un enseignement formulé dans le livre en manière d'axiomes philosophiques. Ainsi, pour faire entendre ce verset (livre I, chap.xvii) : « Tu es venu pour obéir, non pour commander, » on a représenté Carloman occupé à servir dans la cuisine du Mout-Cassin. La plupart des autres estampes sont ainsi empruntées à des traits de l'Écriture sainte ou de l'Histoire ecclésiastique, qui rendent palpable une doctrine présentée sous forme abstraite par l'auteur du livre. De même encore Charles-Quint, se faisant célébrer la messe des morts dans le monastère de Yuste, traduit aux yeux et accompagne cette sentence : <i Heureux qui a toujours devant ses regards l'instant où il lui faudra mourir I »

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