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abaisser un vol <roios saiivagos pour rlioisir parmi ollos ili' quoi trailor un liAlo auquel il ne pouvait rien offrir. Nolr(> saint lombard est placi- trop prA de saint Martin la Saint-Martin d'Iiivcr) dans le calendrier, pour que j'aie à faire ressortir la fonction jjrobablo de l'oie auprès de l'un et de l'autre.
Saint Waast (Vàt), évoque d'Arras (Cf. Loup, p. 528). Sa fête se célébrant au commencement de février, l'oie qu'on lui fait rapporter par un loup pourrait bien être un signe des apiiroclies du printemps; ainsi que nous aurons à le dire pour quelques saintes qui vont avoir leur tour. Ne serait-ce pas aussi un calembour fondé sur son nom où le W, dans les pays Wallons (de môme qu'en Flandre et en Angleterre), sonne comme s'il s'agissait d'une oie?
Saint Wulstan, ou Wolstan, évoque de Wobcester (Cf. Aveufjle, p. 10G). Guillaume de Malmesbury raconte que le saint (non pas encore moine) disant un jour la messe, sentit l'odeur d'une oie que l'on faisait justement rôtir à .son intention dans la maison voisine de l'église pour lui offrir un repas convenable après l'oflice divin. L'bonimc de Dieu avait jeûné jusqu'à une heure as.sez avancée, ayant eu à expéditjr diverses affaires avant sa messe; et le fumet du rôti ne laissa pas de lui donner quelques distractions à l'autel, à cause de son estomac saxon. Mais le saint siu'montant bientôt cette tentation de gourmandise, promit à Notre-Seigneur devant l'hostie et le calice qu'il venait de consacrer, que jamais plus il ne toucherait à pareille viande. Le reste de sa vie, sans jamais blâmer les autres qui n'avaient point fait la même promesse, il se donnait l'air de ne pas aimer ce genre de plat '.
Saint Fkiuikoi. {Ferreolits), soit l'évêque de Limoges, soit l'olllcier romain martyr (|ui est honoré à Vienne en Dauphiné (tous deux fêtés le 18 septembre), sont quel- (]uel'()is accompagnés d'ime oie ou de plusieurs. Rappelonsnous que le passage de ces oiseaux a lieu dans nos contrées vers la mi-septembre quand ils quittent le nord. Mais pour saint Feriéol, martyr, il peut y avoir eu l'intervention d'un jeu de mots comme j'en ai signalé plus (Fini ailleurs (Cf. Calembour) dans le culte des saints. Les Actes do celui-ci- disent que, fuyant la prison où il avait été renfermé, il fut ressaisi par les païens vers r\uvergne, sur le bord d'une rivière nommée Jaris ou
Jaira, que les commentateurs ne paraissent pas avoir encore identifiée bien certainement avec un des affluents de l'Allier. Or on sait que le m;'ile de l'oie s'appelle en français jars, et cet oiseau ne serait-il pas un artifice mnémotechnique pour rappeler le lieu où avait été pris notre saint?
Saint GuKNNOi.f: (Guingalois, Guignolé, etc., etc.) abbé de Landevenec (Cf. Fontaine, p. ^21; etc.). On lui attribue le miracle suivant. Sa sœur courant après des oies sauvages, aurait eu l'œil arraché, avalé môme par un de ces oiseaux. Le saint y trouva remède en éventrant la bête pour retrouver l'œil de sa sœur et le remettre en place. De quoi ni la jeune fille ni l'oisciau ne se trouvèrent plus mal ))ar la suite qu'avant l'accident. Ce récit breton ' a un air si étrange, que j'aime beaucoup mieux l'interpréter sans l'admettre tel quel. Saint Guennolé est fêté le 3 mars; et Voie de fivc, comme on dit, arrive du midi en Ecosse au commencement de mars pour s'éloigner sur la fin d'avril. L'oie sauvage proprement dite s'y abat au lieu de sa ponte, vers le commencement d'avril. 11 y a donc, selon la température variable des automnes et des printemps, ou selon l'espèce des diverses oies, motif pour rattacher leur passage à plusieurs saints disséminés entre septembre et novembre ou février et mars *. Ajoutons que dans nos climats, quelques-uns de ces oiseaux trouvent moyen de passer absolument l'hiver çà et là; ce qui devait être bien plus fréquent lorsque la population était moins dense, et le régime des eaux moins modifié par les progrès de la culture.
Sainte Wéhéburge vierge, fille d'un roi des Merciens ctabbes.se; 3 février, v. 700. Sa légende raconte que comme elle était dans son domaine de Wedon, une des habitations royales du Northamptonshire, une nuée d'oies sauvages .s'abattit sur .ses cham])s. Avertie de cette invasion qui menaçait gravement la récolte, la jeune princesse dit au paysan qui lui en apportait la nouvelle, d'amener la bande d'oiseaux'. Là-dessus, allant trouver les oies, cet homme leur dit : « Vcnez^vous-en vers ma maîtresse, et vous trouverez à qui parler. » En vertu de cette injonction , les pauvres animaux s'en allèrent très-piteux jusqu'à la cour du château sans qu'aucun songeât à prendre son vol. Arrivés là, ils poussèrent de grands cris comme pour obtenir qu'on leur
chot Ac \a Ugue lombarde, aurait eu des (^v^^ques quatre cents ans avant sa fondation. Laissons cela aux Bollandistes futurs, et disons qu'il sX?it d'un vieux siège ligurien transféri'' à la cite"! Alexandrine. Cf. Ilagiolog. italic, t. Il, p. 283.