AA. SS. April., t. I, p. 7.'U
.3. Calendar. benedicl., 30 jul. On y gJoiiU! que le diable, étant venu troubler son monastèn', fut introduit dans le four par saint Evroult; et pendant ce temps-là, le soleil s<? charpea de cuire les (ains (|ui auendaient qu'on li-s enfournât. Serait-ce par hasard une
racle qui lui avait interdit l'accès du sanctuaire à Jérusalem, et par l'intercession de la sainte Vierge qui hii avait obtenu de pouvoir accompagner les autres pèlerins, elle se procura quelques pains (trois, dit-on) pour se retirer dans le désert. Ce fut presque toute sa ressource durant quarante-sept années; et comme ils s'étaient durcis en fai^on de pierres, on comprend qu'elle n'y pouvait guère toucher au bout de quelque temps'.
Sainte Jeanne, femme de Chusa intendant (procurator) d'Hérode Antipas (Luc. viii, 3); 24 mai. Elle est une des saintes femmes qui servirent Notre-Seigneur durant ses courses apostoliques; et qui après l'Ascension, dit saint Jérôme, se dévouèrent au service des apôtres. Pour exprimer cette fonction charitable, on l'a représentée souvent portant un panier de provisions (de pains, surtout), ou une bourse à plusieurs compartiments. Paquot, dans ses notes sur MoJanus (iii, 45 ), suppose même un peu gratuitement qu'elle devait avoir pris à sa charge la fourniture de vin, parce que les artistes mettent volontiers des bouteilles près d'elle ou dans son panier.
Sainte Geneviève patronne de Paris (Cf. Cliandelier, p. 196, sv.; etc.). Portant du pain dans un pli de ses vêtements, pour désigner les secours qu'elle prodigua au peuple de Paris durant une famine.
Sainte Elisabeth de Thuringe (Cf. Couronne, p. 269; etc.). Nous avons fait observer, sous le litre Fleurs, que le miracle des pains changés en roses, etc., semblait appartenir à la reine de Portugal plutôt qu'à la landgrave de Thuringe. Mais les artistes n'y ont pas mis tant de discernement. Et d'ailleurs un fait assez analogue, celui de pains ou de morceaux de pain changés en pierres pour déguiser une aumône à des yeux malveillants, se retrouve dans la vie de plusieurs saints personnages; comme par exemple saint Jean de Riudling- TON, prieur de chanoines réguliers dans le Yorkshire (10 octobre, 1379).
Sainte Piiaiiaïlde (Cf. Oie, p. 583). On montre à Gaïul des pains changés en pierres à l'occasion de la légende que voici, mais qui se raconte également de quelques autres endroits. Vers le xvi' siècle, dit-on, une pauvre femme malade demanda pour son enfant un pain à sa sœur. Celle-ci, quoique fort à son aise, refu.sa d'accéder à la demande; sous prétexte d'impossibilité. Afin de couvrir sa dureté, elle ajouta : « Si j'ai du pain chez moi, je veux qu'il se change en pierres ! » Ainsi fut fait, et peu s'en fallut que l'enfant delà pauvre femme ne succombât au besoin ; mais ce fut la riche avare qui mourut réellement, parce que t(uit son pain se trouva converti en
forme poétique donnée à la lent.itinn d'érononiif peu charitable que le saint avait surmontée en renonçant à la dernière ressource de sa maison ?
l. (',(. RecMil... de la Sociélé de sphranislique, t. IV, p. it-5i.
5. Legenda aur., cap. i.vi. I.'acbat du pain et la sainte qui les eniporle au désert, se voient dans les médaillons inférieurs du vitrail que nous avons reprmluit précédemment. <)f. p. '-17.
PAIN. - 1»ALMK.
espèce de cailloux '.On a supposé, je ne sais trop pourquoi, que sainte Pliaraïlde avait pris la forme de cette pauvre femme ; et que cela rendait raison du châtiment infligé au refus de la méchante sœur. •
Sainte Godei.ikve (Cf. Conle, p. 2.')9). On raconte que pendant la dure réclusion à laquelle son mari l'avait réduite, elle trouvait encore à épargner sur sa maigre portion de quoi faire l'aumône aux pauvres du voisinage.
Saintk Ii)\ de ToGGENBUiiG (Cf. Cerf, p. 189; Corbeau). Le pain qu'on lui fait distribuer aux malheureux peut être un souvenir des charités de la sainte avant les colères de son mari; mais j'y soupçonne aussi une allusion à la confrérie formée au xvn" siècle dans l'abbaye de Fischingen en Thurgovie, sous le vocable de sainte Ida , et qui avait coutume de célébrer sa fête par do nombreuses aumônes.
Cependant il semble que ce puisse être un fait relatif à la B'<' Ida de Louvai.n (13 avril, vers 1300). Tel est l'avis de BagattaS dont le livre peut fournir plus d'un supplément à l'article que je viens de terminer sans viser à une énumération absolument complète.
Sainte Claire d'Assise. Cf. Tiare, etc.
celui-ci'. Mais après D. Kuinart et quelques autres, dont le dire n'est pas toujours parole d'Évangile, nous pouvons bien renvoyer les curieux à un opuscule du docte C. Cavedoni, qui enseignera plus que le nécessaire '.
Après ce rappel d'aperçus généraux il est bon de revenir ici sur une distraction qui nous avait échappé au sujet de saint Paul, patriarche de Constantinople (p. 258). 11 a été, mal à propos, nommé patriarche d'Antioche'.