PALME
Que ce soit comme emblème d'immortalité ou de victoire, la palme figurait déjà dans l'antiquité profane en signe de rénovation infatigable, ou même de triomphe. Dans l'art chrétien, elle indique surtout les martyrs : ou parce que leur générosité est le grand triomphe de la grâce dans l'homme', ou à cause des textes qui leur sont appliqués par l'Église (Sap. m, 1-9) : « Leur espérance est pleine d'immortalité, etc. » C'est à quoi l'on a voulu faire allusion dans ce jeton d'un évoque de Chalonsur-Saône", où l'on fait accorder le sens symbolique de la palme avec le nom du martyr saint Vincent.
PALETTE, PINCEAUX, etc. Cf. Pclnlre.
PALLIUM (Cf. Épiscopnt).
Ce doit être vers le vin" siècle que le pallium des latins a reçu presque définitivement sa forme actuelle et les épingles qui le fixent sur les épaules. Jusque là c'était à peu près ri'iu.'.cpofiov que les prélats grecs portent encore aujourd'hui ■', et d'autres modilicalions y sont encore survenues chez nous depuis lors. 11 y aurait donc de quoi épiloguer en ce point sur les origines, le droit strict ou coutumier, etc.; si je ne m'étais imposé de fuir les débats qui se peuvent tenir pour oiseux dans un livre comme
La palme, comme jadis le palmier lui-niême, indiquant la Sjrie ou la Palestine, fut longtemps le signe d'un voyage fait au saint sépulcre. A ce titre, elle caractérisait les pèlerins qui revenaient des saints lieux, lors même qu'il ne s'agissait pas exclusivement du
1. Riinsber;;, Calendrier belge, t. I, p. 18. — AA. SS. Jamiar., t. I, p. 172, sq. Je ne sais si le Stcenockerzel, dont j'ai parlé p. 58:i, ne réunirait pas dans un mOme nom le souvenir des pierres et de l'oie (Steen-Stein, Stoiie).
I.e nn^mc miracle est attribué en Sicile i saint Pérkçiiix de Cai.- TAnKi.i.oTTA. — Cf. AA. SS. Januar., t. II, p. 1031; et 1153, sq. — tiagiolog. ilatic, t. I, p. 07.
'2. Admiranila orbis, t. I, libr. IV, cap. vu, S 1 et '2.
3. Cf. supra, p. 37i (saint Grégoire le Grand); p. 183 (saint Cyrille d'Alexandrie); p. r)75 (l'évCque Aribert de iMilau); etc.
4. Ce qui ne veut pas dire que je me refuserais à toute polémiipic soulevée par des assertions qui me paraîtraieut assez bien fondées. Kn fait de guerre, la défensive est trés-particulièrenieut légitime; et si Dieu me prête vie encore quelques années, il me semble que dans ce rôle je conserverais jusqu'au bout une ciTtaine sève de jeunesse. Il faut assurément savoir que l'on n'est pas infaillible, et qui le sait mieux qu'un homme d'études un peu prolongées? Mais cela n'emporte nullement le devoir de capituler dès la première sommation. Certaines critiques me sont déjA revenues, auxquelles je ferai droit quand illos sont justes et importantes; sinon, non. An besoin, on les relèvera ; en leur attribuant la note ou réplique
convenable. Se déjuger est honorable quand il y a lieu à révision du procès, hors de là il convient de montrer au lecteur qu'on ne s'était pas présenté à lui sans quelque respect pour le public.
.">. nicerche... intorno aW origine... del sacro pallio ecclesiaslico, Modena, 1850. C'est une de ces petites pièces que des circonstances particulières font éclore, et qui méritent parfois de survivre à l'occasion éphémère où elles avaient pris leur origine.