‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 295 sur 589 · Cf. Hagiolog. Ualic, t. I, p · texte numérisé non relu

Cf. Hagiolog. Ualic, t. I, p

4. Au fond, ce n'était pas précisément contre l'incendie que saint Antoine avait été invoqué d'abord; mais contre la maladie nommée feu Saint-Antoine (Cf. Béquilles, etc.). Du reste nous trouvons bien des fois que les jeux de mots avaient leur part dans beaucoup de ces origines-, et dès qu'il était question de feu, tout suivait quasi comme de soi.

5. 11} aurait beaucoup à dire sur l'ancien usage des Valenlines, qui a servi de fondement à l'un des plus beaux livres de Walter- Scott (sauf ses pauvretés inévitables sur l'Église catholique). Mai» l'origine N de ces vieilles réjouissances pourrait bien tenir à quelque calembour, par allusion aux mots galantin, galant, etc.

6. On doit à ses prières la conclusion do bien des mariages qui ne semblaient pas devoir s'arranger. Aussi l'usage s'est-il conservé ji Sienne d'allumer un cierge devant son tombeau pour la réussite des Bançailles.

7. Dans un vieux missel imprimé en caractères gothiques {liber mitiarum specialit, s. I., s. a.), qui semble destiné à l'Alsace, se

trouvent les oraisons suivantes (fol. clii, r") : o Pro febricitantibus, cum intercessione S' Sigisniundi. . Oratio : Omnipotens et misericors Dous qui subvenis in periculo laborantibus, qui temperas flagella dum verberas, inclina tuas benignas aures ad procès liumilitatis nostr», et hune famulum tuum N... qui teiliana {vel quartana, vel quotidiana) febris vexatione fatigatur, martyris tui ac régis Sigismundi supplicatione, ab omni aidore febrium liberarc digneris; etc. » — Sécréta : « Ofrerimus tibi. Domine, vota et munera in commemoratione electi martyris tui et régis Sigismundi pro prœsenti Kgroto qui tertiano (tel quartano, vel quotidiano) febrium vexatur labore; ut ab eo febrium ardores repelli jubeas, et tuo sempcr in omnibus muniatur auxilio; etc. » Cette dévotion avait cours surtout dans l'Orléanais, à l'abbaye de Saint-Maurice, dans l'ancien royaume des Burgundes et en Bohème. Cf. Supplem. ad Legend. auream (Lovanii, 14851. — Macedo, Divi tutelares, p. 355.

8. Cf. Macedo, Divi tutelares, p. 1 10, sq. Quant aux saints Côme et Damien , que l'on voit sur certaines monnaies florentines, ce doit être un effet de flatterie pour les Médicis; soit à cause des divers princes de cette maison qui ont porté le nom de Coine, soit à cause des palle (pilules) qui entraient dans les armes parlantes des grandsducs.

9. Ce peut être k cause des travaux métallurgiques qui s'exécutent depuis longtemps au pays de Liège. Cf. supra, p. 018.

10. Ce patronage n'est pas fort répandu; mais je le crois occasionné par les dangers de cette profession, sainte Barbe étant invoquée contre la mort subite. Cf. supra, p. 008.

PATRONS DIVERS (SELON L'OBJET)

Fossoyeurs, sonneurs, carillonneurs : saint Joseph, sainte

Barbe'.

Foudre (contre la) : saint Uonat martyr, les SS. Jean et

Paul, sainte Eiirosie, etc. Cf. Orages, p. 590, sv. Foulons : saint Christophe (à Gand), saint Vit (à Valenciennos), les SS. Pierre et Paul (à Paris), les SS. Jacques et Philippe apôtres*.

Fourbissears : saint Jean-Baptiste'.

La France : Notre-Dame, saint Michel, saint Martin, saint

Denis, saint Louis roi *.

FiiANcuiMONT (pays (Je Liège) : saint Martin. La Francome : saint Kilian (Ivôque.

FRANC0^V1LLE : sainte Madeleine, saint Flaive.

/ — sur-i.e-Mkin : saint Barthdlemi, saint i Charlemagne.

Francfort { — sun l'Oder : saint Jean-Baptiste, saint Paul apôtre , saint Adalbert évêque, sainte Hedwige, FflASCATi : Notre-Dame.

Fréjus : Notre-Dame, saint Léonce évoque du lieu.

— EN Brisgau : Notre-Dame, saint Alexandre martyr.

- EN Suisse : saint Nicolas, le B^ Pierre Canisius.

Friedberg : saint Georges.

Frigento (Galabre ultérieure) : Notre-Dame, saint Mar-

cien évêque du lieu.

Fripiers : la Transfiguration (Cf. De graisseurs), sainte

Anne (à Liège).

La Frise : Noire-Dame, saint Jacques le Majeur', saint

Wulfran évoque, saint Boniface évêque, saint Odulf. L'Ost-Frise : saint Charlemagne, saint Ludger évêque. Frisingue : saint Corbinien''', saint Ktienne diacre, saint

Maurice, saint TerluUin inarlyr'. Fnir/LAR : saint Pierre.

Fromagicrs : saint Michel (à Valencicnnes). Frondeurs : saint Etienne diacre*.

FniBOURG

Fruitiers, beurriers, elc. : saint Christophe» (à Valencienncs et à Paris), saint Léonard.

FuLDE : saint Boniface évêque, saint Sturm.

FiRNES : sainte Walburge.

Gaète : Notre-Dame, saint Érasme évoque et martyr.

Gale : saint Méen.

La Galice : saint Jacques le Majeur. ■■

La Galic.ie : saint Stanislas Kostka.

Saint-Gall : saint Laurent, saint Gall, saint Othmar.

Galles (Wales) : saint David évêque.

Gallese (près de Home) : saint Famien (8 aoiit).

Gallii'Oli (d'Italie) : sainte Agathe.

Gallway (Irlande) : Notre-Dame (l'Assomption), saint Nicolas de Myre.

Gand : saint Jean -Baptiste, saint Bavon, saint Livin, saint Amand, saint Macaire d'Arménie (mort à Gand), sainte Pharaïlde, saint Bertulf, saint Landoald, saint Adrien, sainte Amelberge, sainte Landrade.

Gandersiieim : saint Etienne.

Gannat : l'Exaltation de la sainte Croix.

Gariliers-parfumeurs : sainte Marie-Madeleine (Cf. Parfumeurs), saint Barthélemi (Cf. Tanneurs).

Gap : Notre-Dame (l'Assomption).

Garçot}s (Cf. Écoliers) : saint Nicolas.

Le Gatinais : saint Mathurin.

Gazzuolo (Lombardie) : saint Sixte.

Gembloux (Gemblours) : saint Guibert.

San-Gemignano : sainte Fina.

Gemund : Notre-Dame.

Gênes : Notre-Dame, saint Jean-Baptiste, saint Georges, les SS. Apôtres, saint Laurent, saint Syr, saint Bernard'", sainte Catherine de Gênes.

Genève : saint Pierre, saint Gervais.

Gentilly : saint Saturnin.

La Géorgie : Notre-Dame.

Gerberoy : saint Pierre apôtre.

Saint-Germain-en-Laye : saint Germain de Paris.

!. On pesit supposer que c'est t\ cause du patronage de la bonne mort, les morts étant grande occasion do sonniiries.

2. Comme salut Jacques le Mineur fut tué par un foulon, les gens de ce métier ne paraissent pas avoir été très-jaloux de rappeler une circonstance si peu honorable i leur profession. Cependant on trouve ri et li les SS. Philippe et Jacques honorés par les chapeliers, sans doute à cause du feutre qu'ils employaient. Quant à saint Christophe, pour les foulons, cela peut venir de l'énorme bnton dont on l'arme ordinairement pour traverser le fleuve.

3. Il se peut qu'on ait pris l'idéi' de ce patronages dans la décapitation du saint précurseur.

l. Je ne suivrai pas ici le P. Ant. Macodo sur un terrain où nous pouvons trop bien contrôler sa marche. Mais c'est uni; occasion de grouper avec lui les hommes apostoliques auxquels diverses parties de la France faisaient profession de devoir la foi. Voici donc, sans vouloir absolument contenter tout le inonde : les SS. Mabtial (Limoges), Xvste (Reims), Swinifn (Sens), Jolif.n (Le Mans), Menc.e (Memmiiis, Clialons-sur-Marne) , Ursin (Bourges), Ruk (Avignon), Aistremoine (Clermont-Ferrand), Edtrope (Saintes) Farceau (Besançon), Froxt (Périgueux), Georces (le Velay),M*:«siiY

(Tout), Clément (Metz), Trophime (Arles), Paul (Narbonne), Denïs (Paris), RiEUL (Sentis), etc.

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