IL TROIS A TROIS
Avant tout, notons la sainte Famille : Jésus, Marie et Joseph, soit à Bethléem où l'Enfant-Dieu est couché dans la crèche (râtelier, si l'on veut), entre le bœuf et l'âne ', soit dans la fuite en Egypte, ou à Nazareth en diverses circonstances de la vie cachée ' du Sauveur. Telle est, cidessous, cette petite scène où l'art des catacombes semble avoir voulu montrer Notre- Seigneur revenant de Jérusa- ' ' '
lem à Nazareth , après qu'il eut été retrouvé au temple parmi les docteurs de la Loi, qui l'admiraient*.
Si je ne me trompe, l'on a prétendu faire dire à l'enfant Jésus (Luc. II, 49) : « Ignoriez-vous donc, que les œuvres de mon Père me réclament? n Du côté de Marie
et de Joseph, les regards et les gestes paraissent traduire ces autres paroles de l'Évangile {ibid., 50) : « Ils ne saisirent pas le sens de ce langage. »
Les trois rois mages (Gaspar, Melciiior et Baltiiasar). Cf. Bonnet phrygien, p. 141, sv.; Chameau, Étoile.