‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 31 sur 589 · Espafia sagratla, t. XXVII, p. 'tli-'iXi · texte numérisé non relu

Espafia sagratla, t. XXVII, p. 'tli-'iXi

2. On veut même qu'elle l'ait accompagniîe en Provence. Aussi les voit-on parfois réunies quand sainte Marthe fait mourir la Tarasque (Cf. Dragon, p. J'21). Ceux qui ont prétendu ne rien laisser dans l'Évangile rans dénomination bien précise qui fixât les moindres deuils, ont attribué à sainte Mircelle le mot rappelé par saint Luc (xi, 27) : « Heureuses les entrailles qui t'ont porté, et le 'sein qui t'a allaité! »

3. Cette gravure, dont le dessin avait été lai$s<; par le P. Arlli. Martin sans nulle mention d'origine (parce qu'il comptait liabitucllc-

nicnt sur sa mémoire pour tout expliquer), est certainement puisée à la même source que la reproduction du P. Arevalo dans son édition de Prudence (Rome, 1788, in^"), p. 374 (t. I), d'après Vettori. Je pourrais sûrement retrouver le dessin original en m'incéniant beaucoup, mais le lecteur n'en serait guère plus avancé quand j'aurais employé quelques journées à une t.'iclic si peu prolitable. On voit sulTisammcnt qu'il s'agit d'une pierre gravée, oi"i la scène a élé grandie par le dessinateur.

4. Cf. L'Heureux (Macarius), Ilagioglypta, p. 174, 242. Avouons que notre gravure est une copie de seconde ou de troisième main.

GROUPES (TROIS A TROIS)

Saint Lazare de Béthame, avec ses deux s(Eurs sainte Madeleine et sainte Marthe. Cf. Cercueil, p. 181; Yaisseau.

Saint Sabin (ou Savin) ëvêque d'Assise, avec ses diacres Kxsupérantius et Marcel martyrs. Ils eurent bien d'autres compagnons de leur mort glorieuse ; mais ceux-ci, comme chefs de la chrétienté locale, sont souvent mis en évidence. Cf. Idole, saint Sabin.

Trois grands docteurs (saint Basile de Césaiiée, .saint Grégoire de Nazianze et saint Jean Chrysostome), réunis par l'Église grecque dans une fête spéciale. Les Bollandistes en parlent à diverses reprises (Cf. AA. SS. Junii. t. Il, p. 933-936, etc. ; item, ibid., p. xv-lxi). J'en ai déjà fait quelque mention aussi. Cf. Barbe, p. 121; et Docteurs, p. 313.

Saint Lucien de Beauvais (Cf. Tête), dont on a fait un évCque, et qui passe pour avoir été décapité avec deux diacres : les saints Maxien et Julien.

Saint Fructueux évoque de Tarragone, avec les saints Augure et Kuloge diacres, brûlés vifs tous les trois; 21 janvier, 259.

Saint Denis évêque de Paris, décapité avec le prêtre Rustique et le diacre Éleutuère ; 9 octobre, époque fort contestée (272?).

Les saints Pelage, Alfonse et Pierre évêques de sièges inconnus (26 janvier); honorés au monastère de Saint-Klienne-de Ribas-de-Sil , comme s'y étant retirés au x" siècle ; sans doute pour fuir la persécution des Maures.

Saint Amhroise est assez souvent représenté entre les SAINTS Gervais et Protais , comme tous trois patrons de Milan ; et l'on y joint parfois l'inscription : (( Taies ambio defensores. Il Pour la même raison aussi, le saint évêque se trouve joint aux saints Nabor et Félix, parce que c'est dans la basilique de ceux-ci que furent découvertes les reliques des deux autres entièrement oubliées depuis assez longtemps'. De même encore il ramena au jour les corps des SAI^TS Nazaire et Celse^.

Saint Nicaise (Nigaise) évêque (?) de Rouen, avec saint QuiRiN prêtre , et saint Scuricule diacre ; martyrisés ensemble dans le Vexin (11 octobre, époque difficile à fixer).

Saint Elpide évêque d'Atella, honoré à Salerne. Cf. Possédés.

Saint Zénobe évêque de Florence, avec ses deux diacres SAINT Eugène et saint Crescentius '. Cf. Cadavre, p. 153.

Saint Tiuribe archevêque de Lima, saint Jacques de

LA Marche et sainte Agnès de Montepulciano, canonisés en 1726.

Les SAINTS SoLUTOR, OcTAVE et Adventor, honorés à 'iurin comme martyrs de la légion Thébaine*. Cf. Armure, p. 77.

Les SAINTS Hippolyte, Félix et Svmphronius, martyrs EN Afrique (2 février, iii« siècle), dont on a gratifié libéralement la ville de Carthagène.

Les saints Claude, Lupercus (ou Lupercius) et Victo- Rius (ou Victoricus), martyrs a Léon ; 30 octobre, sous Dioclétien ". On les honore aussi le 23 mars à cause de la translation de leurs corps, qui fut faite en 1173.

Les saints Fuscien, Victoric et Gentien, compagnons de martyre; 11 décembre, sous Dioclétien. L'époque de leur mort et de leur fête annuelle les avait fait appeler en Picardie les saints enyelés; comme on disait saint Martin le bouillant pour la Saint-Martin d'été (translation de ses reliques), et saint Martin le gelé pour l'anniversaire de sa mort (11 novembre). Saint Fuscien et saint Victoric semblent appartenir à la mis.sion dont faisait partie saint Quentin, pour prêcher l'Évangile dans le bassin de l'Oise supérieure. Saint Gentien, vieux paysan ou propriétaire dans les environs d'Amiens, leur avait donné l'hospitalité au village qui se nomme encore aujourd'hui Saints, en souvenir des trois serviteurs de Dieu.

Le terrible Riccius Varus (ou, comme on a dit souvent chez nous, Ricciovare) éventa cette menace contre les idoles, et fit mourir les trois chrétiens après d'horribles supplices*. L'église de Saints conserve encore un monu-

1. Cf. Paulin. Vila S. Ambrosii (apiid Suriiim, 4 april, § m). — Labiis, Fasti; VI di luglio, et 30 di gcnnajo.

Sur le martyre de ces deux derniers, Tillemont s'est encore mis à l'aise, comme il le fait trop souvent .'i propos de difficultés qu'il se dispense de résoudre après les avoir bien fait ressortir. Cf. Labus, /. c.

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