PENDU
Grèce d'une famille alliée à la maison impériale, elle quitta ses parents quand ceux-ci voulurent la marier, et gagna l'Italie où elle prit le voile des mains du pape. Quand on la peint vôlue en pèlerine et le bourdon à la main, avec plusieurs femmes qui l'accompagnent, ce n'est pas seulement un souvenir de sa fuite où elle était .iccompagnée de sa nourrice et de plusieurs vierges associées à son projet; c'est aussi en mémoire des voyages qu'elle fit ensuite aux tombeaux des martyrs, et jusque dans la Terre sainte avant son retour en Italie.
Sainte Édiltoude, ou Étheldrède, princesse saxonne (Cf. Couronne, p. 268 ; etc.). Comme elle fuyait pour se dérober à la poursuite du roi Fgfrid qui l'avait laissée d'abord vivre dans l'état religieux, la fatigue l'obligea de s'arrêter en route. Le soleil était ardent, et la sainte s'endormit après avoir enfoncé en terre son bourdon. A son réveil, elle trouva que le bâton s'était couvert de feuilles pour lui faire ombrage; il devint plus tard un frêne célèbre dans la contrée. Une église fut construite près de là, et l'endroit reçut le nom de Repos de sainte Audry'.
Sainte Irmgarde, fdle d'un comie de Zutphen ; k septembre, fin du XI» siècle. Elle fit trois fois le pèlerinage do Rome, d'où elle rapporta des reliques pour la cathédrale de Cologne. On la représente aussi agenouillée devant une croix d'où Notre-Seigneur lui adresse ces mots : « Benedicta sis, filia mea Irmgardis. » Parfois derrière elle une main céleste ou un ange lui pose sur la tête une couronne.
Sainte Brigitte de Suède (Cf. Cœur, p. 235; Crucifix). Avec sa fille sainte Catherine de Wadstena, elle parcourut l'Italie et la Palestine, montrant là ce goût des voyages que ses ancêtres avaient employé en déprédations portées sur toutes les côtes de l'Europe et même de l'Afrique méditerranéenne.
Sainte Miciieune de Pesaro (Cf. Malades, p. 538). Elle se rendit en pèlerinage dans la Syrie pour visiter le tombeau de Notre-Seigneur ^
Sainte Bonne de Pise, chanoinesse; 29 mai, 1207 '. Elle passa ses jeunes années à visiter divers pèlerinages, entre autres celui de saint Jacques en Galice ; et reçut plusieurs grâces extraordinaires dont nous n'avons pas à faire mention. Devenue plus tard religieuse à Pise, elle y mourut en réputation de sainteté, après do nombreux miracles. Mais on la représente surtout avec un bourdon, ou agenouillée devant le tombeau de saint Jacques le Majeur à Compostelle. Les Pisans étant alors quasi maîtres delà Méditerranée occidentale, leurs compatriotes avaient toute facilité pour visiter l'Espagne et Rome.
Sainte Thérèse d'Avii-a réformatrice des Carmélites (Cf. Banderole, p. \\k\ Cœur). Le bourdon que lui donnent plusieurs artistes peut rappeler ses voyages en compagnie de saint Jean de la Croix pour établir la réforme du Carmel. Mais on y aura cherché aussi, sans doute, une allusion au voyage qu'elle entreprit dans son enfance avec son petit frère pour aller chercher le martyre chez les Maures.