AA. SS. Belgii, t. V, p. "09, (tq
4. Cu» soubassements àa grandes statues mériteraient d'ftrc étudiés attentivement par quelqu'un des antiquaires qui peuvent les considérer à loisir dans nos vieilles cathédrales. Lorsque je me suis permis d'en parler { comme par exemple au mot Sépulcre, pour sainte Savinc de Troyes), ce n'est qu'aftn d'exciter l'émulation chez ceux que le voisinage habituel d'une église bien consenée doit convier à cet examen.
5. Le caulogue (1865, sous le n" 136) semble dire qu'il s'agit de quelque héré>iarque sorti des rangs chrétiens; et cependant l'on y transcrit avec toute l'exactitude désirable le texte tracé sur la banderole, qui se termine bien clairement par cette signature : Aristottlet. Il ne serait pourtant pas absurde de prétendre que ce soit Muet, d'accord avec le Stagjritc en certains points.
Item, puisque l'opportunité se présente de rectifier certaines indications où le nomenclateur d'un musée n'est pas tenu d'être infaillible, ajoutons que le livre tenu par le saint docteur pourrait bien n'être pas la règle de son Ordre. A la hauteur où notre tableau est placé, je n'ai pu voir si quelque texte s'y.ljt qui déterminerait l'objet précis de l'ouvrage. Mais pour répondre à ce qui paraît être le sens général de la peinture (l'énorme supériorité do ce rare génie éclairé par la foi ), j'y verrais plutôt le Traité sur la Genèse, contre tes Manichéens [Opp., t. I, p. 045, sqq.), où l'opinion païenne sur l'éternité de la matière est réfutée ex professa. Ce pourrait toutefois être aussi le livre des Confessions (libr. XII; ibid., p. 210, sqq.), qui condamne la même erreur; à moins que le conseiller du peintre n'ait cu en vue i&Cité de Dieu (libr. VIII ; ibid., t. VII, p. 195, sqq.) où Platon est mis bien au-dessus des péripatéticiens. Cependant j'opterais plutôt pour ses Explications des Psaumes (in ps. cxl; ibid., t. IV, p. 1573, sq.) où il dit d'un ton si haut : « Dixit hoc
Aristoteles! Quis est Aristotclesî Audiat ; Dixit Cliristus; et
apud inferos contremiscat. »