Cela ne sr rencontre gui're dit avec un certain ensemble
Klisée.
qui n'a jamais été présenté comme ayant contribué le moins du monde à leur rédaction, je dirais (mais sans grande garantie de l'Église grecque) que le miracle opéré par Elisée (IV Reg. ii, 19-22) lorsqu'il rendit l'eau potable pour les enfants des prophètes à Jéricho, était le type de l'eau du baptême-. Par cette institution divine qui communique à un élément naturel le pouvoir de nous faire cohéritiers du Sauveur, nous devenons participants de la nature divine , et le Verbe éternel se communiqtie à toute créature intelligente. Là encore on peut reconnaître une prédiction de l'enseignement du grand apôtre, où se répètent tant de fois la grandeur du sacrement de la régénération' et notre afiinité surnaturelle avec la Sagesse incarnée*. Gf. VUr. de Bourges, p. 91.
Le roi Ézéchias (p. 717), que nous n'avons pas coutume de mettre au rang des prophètes, y est mis par l'ar-
(jne par les Pères latins, mais un Grec pouvait aussi le connaître.
■i. Rom. VI, 4. — Coloss. ii, 12. — Ephes. v, 6. — Tit. m, 5.
i. I Cor. I, 24, 30; ii, 7. — Coloss. n, 3, 10. - F.pli. v, 26. — 1 Tim. IV, 5.— Joann. i, 12, sq.— Etc.
PROPHETES
liste grec; et nous allons voir des interventions bien plus surprenantes encore pour les esprits peu familiarisés avec le moyen âge. Ici, revêtu des ornements royaux comme David , il porte écrit sur son cartouche : « Vous êtes le seul maître suprême de tous les royaumes (lù
Ces mots ne se trouvent littéralement ni dans la version des Septante, ni dans la Vulgate; mais ils rappellent à coup sûr la prière d'Ézéchias (IV Reg. xix, 15). L'Église n'emploie dans sa liturgie que le cantique de ce roi (Isai. xxxvui, 10-20); ce qui n'empêche pas qu'elle ne le tienne pour un serviteur de Dieu, sans toutefois en faire précisément un saint, pas plus que de Salomon. Cependant il est entendu que son langage adopté par l'oflice ecclésiastique est considéré comme dû à l'inspiration divine. En cet endroit, il se peut qu'on ait préti'ndu le faire parler en manière de prophétie (toujours
I. Pour ne pas accumuler des citations que ne comporte point le travail actuel, contentons-nnus d'une seule qui en résume beaucoup d'autres; c'est l'Iiymne de laudes pour la Dédicace:
t Alto CI Olympi vertice Summj Pnrcntifl PilJUK.
Ccu muni'' drtfcl*n tapit Trrrafi m rmaji drriflcn^, etc. i
1. Virgile m^mv, couinif ayant tait allusion jk la sibylle do Cumns, parait dans plus d'un dix iinient errir'siasiique. Nous n'avons pas à nous nidvr de cela dans le travail qui nous occupe aujourd'hui. Prétendre ne rien laisMrr à dire, conduirait ;i tomber racileiu<uit dans
à cause de l'apôtre des nations) pour annoncer le culte que tous les royaumes de la terre devaient rendre au vrai Dieu sous la loi de grâce.
Si les artistes byzantins noas ont fait voir parmi les prophètes des personnages que nous ne classons pas habituellement dans cet Ordre, que dirait-on d'y voir figurer Nabuchodonosor? 11 est pourtant vrai que le moyen âge a souvent introduit ce monarque asiatique dans la série des personnages qui rappellent les grandes prophéties de l'Incarnation. L'on pourrait bien dire que le songe mystérieux où il vit les empires dont la suite devait être couronnée par le règne de l'Lvangiie (Dan. ii, 1-47), ne devint pas une prédiction avant d'être interprétée par Daniel. Au fait, sculpteurs, peintres et même écrivains ecclésiastiques n'y ont pas regardé de si près. Le roi de Babylone avait vu cette pierre détachée de la montagne sans main d'homme {llncL, 34, 45), et qui devait renverser l'empire romain; c'est-à-dire le divin Fils de la Vierge, dont la loi remplacerait celles des anciens conquérants '. Dieu s'était donc communiqué au prince assyrien pour l'utilité de tout l'univers (Cf. Ibid., 28-30); à ce titre, on avait droit de le faire entrer dans la série des antiques manifestations qui déclaraient d'avance la maternité divine de Marie et l'incarnation du Verbe.
Les sibylles, par la même occasion, auraient quelque prétexte à s'introduire dans mon sujet'. L'accàs leur sera fermé; non pas qu'il n'y ait fort à dire sur elles : le xvi" siècle les a introduites dans mainte église, et cela prête à plus d'une recherche qui aurait son importance. Dans ce livre toutefois, où la matière ne manque point, qu'ai-je besoin de la tirer en longueur par des horsd'reuvre! Tenons-nous-en aux prophètes, et ne prétendons pas même épuiser ce qu'on en peut dire dans un aperçu général destiné à guider le lecteur en fait de caractéristiques bien établies par la pratique populaire. 11 ne manquera pas de données utiles, à se tenir dans le cercle que trace un titre si modsste en apparence.
Nos monuments franchement latins reproduisent \-olontiers l'appel aux témoins que Dieu avait envoyés d'avance, pour faire reconnaître la grandeur de son Fils quand il se manifesterait au monde dans la faiblesse de la chair et l'opprobre de la croix. De bonne heure chez nous, ce recours était devenu populaire à la suite du livre de Tertullien contre les Juifs, du sermon attribué à saint Augustin sur le même sujet'; des conférences entre
un vrai fourré de détails inextricables. Rappelons seulement que le (irave liaroiiius, après saint Justin, saint Augustin et saint Jérùnie, ne voit nul inconvénient A ce que les Gentils aient eu aussi leurs prophètes in^pin's di- Dieu.
3. Cf. /«(((/usfini 0pp., t. Mil; Appendix. p. I.VI" { l'aris, UVM). Ce petit traité, sous le nom <lu ((rand évéqne (l'IlipiMiiie, eut une telle fortune que diverses figlises (relie de Salciiie par esenip'o) l'abrégèrent pour l'insérer dans les matines de Noël. Ce jonr-l.'» (en manière de drame ecclésiastique mé'lé h l'Oflicc divin i proplièlcs, sibylles, etc., venaietU l'un après l'autre, siu' l'appel du lecteur ecclésiastique, réciU'r chacun leur témoignaga devant le peuple chrétien.
'Jil
phoi>iii';tks.
Juif et chrétien qui parurent sous divers noms, de siècle en siècle. Quoi qu'il en soit, laissons de côté ce qui n'est que de l'érudiliou toute pure, et consultons les vieux artistes.
Jean de Fiésolc {il beato), comme peintre et théologien, peut prendre le premier rang quoiqu'il appartienne au voisinage de la Renaissance. Je transcris donc à peu près dans le volume que lui a consacré M. E. Cartier (Vie de Fm Angclico, Paris, 1857, p. 173-196), les textes que ce pieux artiste fait proclamer par les antiques organes du Saint-Esprit à l'occasion des principales actions de l'Homme-Dicu.
Incarnation (Annonciation). Isaïe (vn, ik) ■ « Une vierge concevra et elle enfantera un fils dont le nom sera Emmanuel {Dieu avec nous). »
Naissance de NornE-SEiGNEun à Bctiiléem. C'est encore IsAÏE (ix, 6) qui dit : « lin petit enfant nous est né,... et portera sur l'épaule le signe de sa domination, n
AoonATioN DES Maces (Epiphanie). Le Psalmiste nous annonce (Ps. lxxi, 10) que cela était décrété de tout temps : « Les rois de Tliarsis et les habitants de la mer déposeront leurs hommages; les rois de l'Arabie et de Saba lui apporteront des présents. »
PunincATiON. C'est Malachie (ni, 1) qui figure comme prophète de ce mystère : « Alors viendra dans son temple le Maître que vous cherchez; et l'ange du Testament, qui est l'objet de votre attente. »
Massacre des Innocents. Joël prononce ces paroles (Joël. III, 19) : « Ils ont maltraité les enfants de Juda, et versé sur la terre le sang innocent. »
Entrée de Jésus-Ciirist a Jérusalem le jour des Rameaux. Zaciiarie accompagne cette peinture avec sa prophétie (Zach. IX, 9) sous la forme un peu différente que lui donne saint Matthieu (Matth. xxi, 5) : « Voici ton roi qui vient à toi sur une âncsse, et sur son ànon. »
Trahison de Judas. C'est encore Zaciiarie disant (Zach. XI, 12) : « Ils m'ont vendu pour trente pièces d'argent. » Ceci était pour le marché passé par le traître avec les ennemis du Sauveur; mais quand Judas livre son maître par un baiser dans le jardin des Olives, le Psalmiste est là avec sa prophétie (l's. xl, 10) : « Celui qui mangeait mon pain a tramé ma perte. »
Jésus outragé dans la maison du grand prêtre. Là deux prophètes viennent répéter leur langage proféré
plusieurs siè-cles auparavant. Isaïe (l, 6) : « Je n'ai pas détourné ma face des soufflets et des crachats. » — MiciiÉE (v, 4) : « Ils souffletteront le juge d'Israël. »
A LA FLAGELLATION. C'eSt CnCOrO LE PSALMISTË (Ps. XXXVII,
18) : Il Je me suis tenu prêt aux coups de fouets, etc. » Notre-Seigneur poiiTANT SA CROIX. IsAÏE paraît de nouveau (Isaï. LUI, 7) : u On l'a mené à la mort comme une brebis. »
Jésus-Curist dépouillé de .ses vêtements sur le Calvaire. Le Psalmiste une autre fois (xxi, 19) : « Ils se sont partagé mes vêtements, et ont tiré ma robe au sort. »
Le crucifiement. Nous entendons de nouveau parler ISAÏE (lui, 5) : « Il a été blessé pour nos iniquités, broyé pour nos crimes. »
La mise au tombeau. Isaïe, qui semble suffire à tout, dit en cet endroit (xi, 10) : « Les nations le prieront; et son sépulcre .sera glorieux. »
DE.SCENTE de Notre-Seigneur AUX ENFERS. Le Psauticr, comme Isaïe, paraît quasi siiflirc à tout, tant il abonde en textes pro])hétiques. Cette fois on lui emprunte le verset (Ps. cvi, 14) : « 11 les a tirés des ténèbres et de l'ombre de la mort, il a rompu leurs chaînes. »
Les SAINTES femmes au tombeau. Fra Angclico n'a eu cette fois qu'à se rappeler V introït du jour de Pâques (Ps. cxxxviii, 18) : « Je suis ressuscité, et me voici encore avec vous. »
Ascension. Toujours David (Ps. xvii, 11) : « Il s'est élevé au delà des cieux, il a pris son essor sur les ailes des vents. »
Pentecôte. Joél (u, 28), cité par saint Pierre au peuple de Jérusalem, immédiatement après la descente du Saintl'-sprit (Act. Il, 17-20), se présentait tout naturellement comme le prophète de ce grand jour : « Je répandrai mon Esprit sur toute chair, et vos enfants prophétiseront. »
Pareils groupes se retrouvent à cent reprises, avec quelques variantes, dans les verrières, les reliquaires, les sculptures, etc., durant tout le temps du moyen âge.
J'en ai cité moi-même un exemple pris à Saint-Cunibert de Cologne'; et l'arbre de Jessé à Saint-Denis, qui paraît avoir été commandé par l'abbé Suger, en offre encore des traces. Pour ne pas avoir l'air d'attribuer cet usage quasi exclusivement aux peuples de l'Église latine, il convient de rappeler un magnifique chant de la liturgie syriaque pour l'office du vendredi saint-. Les
M. Marins Scpct, qui en aparlC récomment dans un mémoire publié par la liibliolhèque de l'Ëcole des Cliartes (W série, t. III, p. -2, svv.; et 211, svv.), eût pu indiquer bien d"nutres sources, mais peutêtre se proposait-il de n'en sonder qu'une seule pour mieux circonscrire son étude.
Il y a aussi, par exemple, la singulière description d'un souper attribuée à saint Cyprien de Cartilage (ou de; Toulon), et citée par quelques-uns sous le nom de Jtaurus episcopus (lialian Slaur?). Patriarcbes et prophètes y délilent à plusieurs reprises avec divers attributs où l'on reconnaît que cette procession élran^c a du élre un specUicle familier aux chrétiens d'Occident. Car cela fut commenté au XII' si: cle comme texte dont la signification menaçait de se
perdre ; et avait été tourné , même d'assez bonne lieurc, en pièce do vers. Cf. Kdél. du Méril, Poésies populaires latines antérieures au xir siècle, p. 103. svv. — Item, Poésies^., latines du moyen âge, p. 03. sv.; 45'i. — Journal des savants, 1840, p. 80, svv.; et I8GI, p. 402, svv.— Carpentier, Gtossar., v. Festum .isinorum. — llomancero sagrado, p. IH (n» 302). — Ami de la religion, 20 décembre 18-48; etc.
Un discours de saint Zenon {ad neophytos) fait voir que ce fut en occident, do vieille date, une idée fort populaire.
1. Vitraux de Bourges, W 205 (p. 205) ; Étude XII, fig. H. Déjà ce vitrail avait été publié par M. Boisserée, je crois.
2i Cf. Steph. Borgiai De Cntce Vaticana, p. xxvi, xxxiii.
PROPHETES
patriarches et les prophètes n'y sont indiqués que par un des grands traits de leurs paroles ou de leur vie, mais cela même répond fort bien à ce que plus d'un artiste ancien et moderne (jusqu'à Fïihrich et Hippolyte Flandrin) a représenté (parfois sous le titre de Triomphe de Jésus-Christ) en se bornant aux attributs qui disent presque autant qu'un texte.
Ce serait un beau sujet que de comparer plusieurs des variations exécutées sur ce grand thème, mais où s'arrêter dans le choix? Si l'on avait un mémoire à rédiger sur cet objet spécial, à la bonne heure! Personne qui ne voie que dans notre livre ce serait un hors-d'œuvre. Ainsi contentons-nous des longs détails que nous lui avons déjà donnés, et passons à un autre aspect de la même question.
J'ai déjà fait voir (Cf. ÉvangUîstes) que les quatre grands prophètes (Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, Daniel) avaient été rapprochés des quatre évangélistes'. Un autre point de vue doit avoir place avant que nous terminions cet article; c'est le parallélisme du Symbole des Apôtres ou des principales énonciations de la foi chrétienne avec le langage des prophètes. Donnons-en quelques exemples sans prétendre épuiser le sujet, pour que les artistes sachent à peu près où chercher une direction en pareil cas*. J'emploierai simultanément les stalles de l'ancienne cathédrale de Genève', et un manuscrit d'Angleterre*.
Credo in u.num Delm. Jérémie (texte qui paraît composé d'après le chapitre x) : « Patrem invocabitis qui terram fecit et condidit cœlos. »
Et in Jesuu-Chbistum. David (Ps. ii, 7) : « Dominas dixitad me : Filius meus es tu, ego hodie genui te. »
Qin CONCEPTUS EST... NATUS EX MaRIA ViRGINE. ISAÏK ( VII,
14) : « Ecce virgo concipiet, et pariet filium, etc. »
Passus... cRucirixus, etc. Zacharie (xii, 10) : « Aspicient omnes ad me quem confixerunt. »
Resurrexit a mortuis. Osée (xiii, H) : « 0 mors ero mors tua; morsus tuus ero, inferne. »
AscENDiT AD coELOS. Amos (ix, 6) : M jEdificat in cœlo ascensionem suam. »
Venturus EST JUDiCARE, ctc. SoPHONiE (à vTai dire, c'est Malachie, m, 5) : « Accedam ad vos in judicio, etc. ^ »
Credo in Spiritdm sanctum. Joël (ii, 28) n : EfTundam de Spiritu meo super omnem carnem, etc. »
Sanctau ecclesiam ciTnoLiCAM. Micb£e° : <( Invocabunt
omnes nomen Domini et servient ei. » — Salomon (Sap. viii, 9) : « Sapientia mecum communicabit de bonis. »
Remissionem peccatorum. Michée (vH, 19) : « Deponet iniquitates nostras, etc.' »
Carnis resurrectionem. ÉzÉcmEL (xxxvii, 12) : « Educam vos de sepulcris vestris. » Cf. (pour le jugement) Judith XVI, 21. — Eccli. XXXIX, 33. — Dan. xii, 1-3. — Joël, m, 1, sq. etc.
ViTAM iETÉRNAM. ÉzÊciiiEL (mais c'cst Daniel réellement; XII, 2) : « Evigilabunt alii in vitam aeternara, et alii in opprobriura. »
VHortus deliciantm de l'abbesse alsacienne Herrade au xn» siècle, fol. 63, caractérise les différents prophètes par les textes que voici :
IsAÏAS (xi, 1) : « Egrcdietur virga de radice Jesse, et flos de radice ejus ascendet. »
Jeremias (i, 11) : « Virgam vigilantem ego video. Ecce dies veniunt, dixit Dominus, et suscitabo David germen justum. »
EzECHiEL (xliv, 1, sq.) : « Vidi portam in domo Domini, clausam. »
Daniel (vu, 7, etc.) : « Aspiciebam in visione noctis, et ecce cum nubibus cœli quasi Filius hominis veniebat.»
Osée (x, 12) : « Tempus requirendi Dominum quum venerit qui docebit vos justitiam. »
JoEL (m, 21) : <( Dominus de Sion rugiet, et de Jérusalem dabit vocem suam. In illa die stillabunt montes dulcedinem. »
Amos (ix, 11) : « Suscitabo tabernaculum David quod cecidit, et recedificabo illud. »
Abdias (6) : « In monte Sion erit salvatio. »
Jonas (u, 2, sq.) : « Oravit Jonas ad Dominum de ventre ceti, et dixit : Clamavi in tribulatione mea ad Dominum, et exaudivit me. » j
Micii«AS ( IV, 1) : « Erit mens domus Domini praeparatus in vertice montium. »•
Nahum (i, 15) : (( Célébra, Juda, fesUvitates tuas; et redde vota tua. »
HABAcuc(ni, 3) :«^pparebit Dominus in fine, et non mentietur. Deus ab aiistro veniet , et Sanctus de monte Pharan . »
SopHONiAS (i, 7) : « Juxta est dies Domini, et sanctificabit vocatos suos. »
AcG^ns (il, 8) : h Veniet desideratus cunctis gentibus. »
Zacharias (viii, 12) : « Vinea dabit germen suum, et terra fructum suum. »
1. Jn crois que J'aurais pu Joindre à la catlKÏdralc de Cliarircs, celle du Mans, pour ne point parler d'autres.
2. Nous avons vu, sous le titre ApCIres, que l'attribution d'un article particulier du symbole à l'un des disciples a quelque chose d'assez flottant. Peu importe donc quel apùtre est mis en relation avec tel ou tel prophète, il s'agit uniquement de mettre en saillie l'accord de la Synagogue et de l'Église sur les principaux points de notre foi.
3. Mmoirei... publiés par la Société (thittoiri et d'archéologie de GenèM, t. VI (1840), p. 142-UO.
i. Anindel, 83 (xiv' siècle) : « Duodecim articuli fidci; m prophétie proidicantes, xu apostoli confirmantes. »
5. Si le prophète Sophonie n'a pas employé ces propres paroles, il n'en a pas moins prononcé une menace que l'Église applique au Jugement dernier (i, 14-10) : « Dies ira;, dies illa. Etc. »
C. Le texte que lui prête le manuscrit d'Arundel ne se retrouve pas dans les mêmes termes, mais ce prophète emploie presque tout son iV chapitre à prophétiser la vocation des Gentils.
7. Le manuscrit d'Arundel attribue ce même texte à MaUchio, sans doute par erreur du copiste.
PHOI'UKTKS.
IMITS.
Malachias (iv, 2) : « Vobis, limentibiis nomon moiim, oriiiUir sol jiislitia*. »
Tous ces textes sont loin d'épuiser les grandes prédictions des proplièles sur le Nouveau Testament' : il en est niOnie de très-saillantes, et auxquelles les évangélist«s se réfèrent, mais que nous n'avons pas rencontrées dans nos énumérations. C'est que nous n'avons pas prétendu tout dire. On prendra, si l'on veut, ceci comme ime sinii)le introduction. L'objet de mon livre ne demandait, ne permettait même pas autre chose. Sans ramasser dans les monuments les prophéties plus ou moins exactement attribuées aux grands hommes de l'ancienne loi, on pourrait recourir à un petit travail assez bien fait par un théologien de l'ancienne université de Loiivain, sur l'accord des deux Testaments^ Quant aux derniers siècles du moyen âge, à force de vouloir faire du nouveau, on y a volontiers rassemblé des juxt.ipositions de textes ((ui ne sont point du tout garanties par les saints Pères pour l'usage pieux qu'on en fait alors. Le moindre rapprochement suflit aux compilateurs de ce temps pour qu'une parole ou un fait de la Bible (et môme de l'histoire profane) soit employé connue type ou prophétie. Tel est particulièrement le cas dans les livres intitulés Biblia pauperum {prxdicalorum) et Spentlum huvwnx salvalionis, où tout sujet d'édification semble de bonne prise'.