‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 412 sur 589 · ROGE · texte numérisé non relu

ROGE

On retrouve jusqu'à la même cravate dans les vitraux de Chartres, quoique le souvenir semble en avoir été perdu pour le moine grec Denys (Cf. p. 732, note 4).

Saixt Amcet, pape et martyr; 17 avril, 168. Près de lui une roue qui fut, dit-on, l'instrument de son supplice. Ce détail n'est pas un fait bien établi, mais il est reconnu que le saint mourut de mort violente pour la foi.

Saint Érasme, évéque et martyr (Cf. Cabestan, p. 362; Treuil, etc.). Parfois on peint ses bourreaux lui déroulant les intestins autour d'une espèce de roue à jantes larges comme un iread-mill.

Saim Pelinus (Perino), évêque de Brindes et martyr sous Julien l'Apostat, après avoir eu les dents brisées ou arrachées; 5 décembre, vers 361. Attaché à une roue dentée qui faisait probablement partie de quelque machine destinée à le mettre en pièces, il fut délivré de ce supplice par la rupture de la roue qui, sautant en éclats, creva un œil au juge Sempronius. Conduit à Rome, il fit crouler par ses prières le temple de Mars; et les prêtres de l'idole le massacrèrent'.

Saixt Donatien (nommé Donat à Bruges), archevêque de Beims. Cf. Chandelier, p. 195, sv.

Saint Germain l'Écossais, évêque et martyr (Cf. Di-agon, p. 318). Son titre d'évêque n'est pas bien établi; mais sur la côte de basse Normandie on prétend qu'il traversa la Manche à l'aide d'une roue, faute de barque. Il passe pour avoir été baptisé dans la Grande-Bretagne par saint Germain l'Auxerrois, et fut tué près d'Aumale par les païens qu'il évangélisait.

Saint Willigise, archevêque de Mayence; 23 février, 1011. Il était le fils d'un charron, à ce que l'on prétend; et selon les écrivains allemands, ce serait de lui que viendrait la roue dans les armoiries de l'Église de Mayence. Mais comme certains diocèses allemands ont employé le même signe, il se pourrait que cette prétendue roue eût été originairement une croix dans un cercle.

Saint Georges DE Cappadoce, martyr (Cf. Cheval, p. 211). Il est représenté dans un portail de Chartres comme ayant souffert sur une roue*. Mais la peinture sur verre, qui occupe toute une lancette de la même cathédrale, répond beaucoup mieux aux expressions d'une hymne (Salve forlis miles Chrisli) de Reichenau publiée par M. Mone dans ses Hymni... mediixvi, t. III, p. 318 :

« Te tyrannus super rotam Quam divina virtus totam

Gladiosani statiiit, Mox rumpendo dcstruit. »

On en verra volontiers la reproduction d'après un dessin que le P. A. Martin avait exécuté en étudiant

1. Dans le» Officia SS" Patronorum Ecclesiœ Drundusinœ (Rome, 1583;, les répons du second nocturne disent :

I Pelino» martyr incljtiu Uislantui sanctu» (itr)nil palitur;

Non M defenden» manibiu, Pmws amittit oculum,

Pro Chritto alligari voluit; Pruie* unatur lumino,

Rot» lormenU fuaércoi, ,Novo vostitur homiiiu ;

Aculu rot» dentilras. l^vaturunda baptismaUi,

O qnaffl magnani miraculum I Klc. >

A l'hymne des premières t/pres, t'est un peu vagaeoicnt :

ce vitrail, quoiqu'il n'y notât l'ornementation que par des traits sommaires.

«Ilostes dovicit fortitcr, Tandem sacralum sanguiiiem

Idola falîta contercns ; Fundens, tonet cœleslia. •

Pui», !l l'hymne do Laudes, d'un langage plus net :

■ Mola» frangunt forcipibus. Sod per Clirjsti clementiam

SiPvil rola cmn dontiljus; Non carpil penctralia. »

2. L()rs(iiic Vllvfliis (leliciarutn ( fol. l'.K) v"; énumch-e les principaux saints d'apn'îs U: Sfieculum ICcclesim, on y voll parmi les martyrs : .. Stcpliauus lapidalur, Laiirontius assatur, Georglus rola dissipatur, etc. « Cf. l'hilcB Carmina, éd. VVernsdorf, p. 'J36, 238.

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