‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 413 sur 589 · ROLE · texte numérisé non relu

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La même prose, plus loin, attribue à saint Georges un miracle assez seniblahle à celui qui dispersa les spectateurs du martyre de sainte Catherine :

o Plcl)o crgo prîBstolantc Qua! (;aiidcntcr alTuit, At te Christum cxoranto, Ignis vorax irruit;

Et coiisumpsit cito vanos, Tcmplumquo commiiiuit ; Saccrdotcsqiie profanes Terra mox absorbait. ••

Saint Adrien martyr (Cf. Enclume, p. 3^8). Un vieux graveur a placé la roue près de lui. Serait-ce parce que le saint eut les membres brisés; ou parce que le supplice de la roue était comme le chef-d'œuvre des bourreaux, dont saint Adrien était le patron au moyen âge?

Saint Auscle. Voyez plus bas sainte Victoire.

Sainte Catherine d'Alexandrie, vierge et martyre (Cf. Èpée, p. 371, sv.; etc.). Presque toutes les légendes sont d'accord avec les artistes pour la peindre avec une roue qui est souvent brisée. •

Mais ailleurs on ne voit cet instrument ni rompu, ni même armé de pointes ou de glaives (pas plus qu'ici, en face); parce que les charrons l'avaient prise pour patronne. D'après les vieilles histoires, l'empereur avait fait préparer une machine formée de quatre roues qui devaient la tailler en pièces; et un ange fit voler au loin les fragments du mécanisme qui allèrent blesser dans la foule grand nombre de spectateurs'. Métaphraste décrit pourtant ce miracle avec moins d'apparat.

Sainte Victoire de Cordoue et saint Aciscle son frère, martyrs ; 17 novembre , sous Dioclétien. Entre autres tourments , on dit qu'ils furent attachés à des roues qui tournaient sur un brasier, et qui devaient à la fois disloquer leurs membres et leur faire endurer le tourment du feu -.

Sainte Euphkmie de Ciialcédoine , vierge et martyre ; 10 septembre, v. 307. Elle est célèbre dans tout l'Orient pour la générosité de sa mort et ses grands miracles.

i. Ugend. aiir.. cap. clxxii. Dans le missel d'Esztergom (Venise, 1012, in-fol.), une prose do la sainte [Santiissimœ vmjinis..., fol. 282) donne ces détails :

Entre autres tortures qu'elle subit avant d'être brûlée vive, on raconte qu'elle fut ojcposée à un système de

f Hanc fuisse liliam Costi régis unicam Tradunt scripta ; Annis puerilibus Sophisticis artibus Fuit clara.

'nirliam pliilosophicam Vieil et rhetoricam, Dispûtando.

Ilinc regina crcdidit,

Deos vanos respuit Vencrari.

Fit pœnalis macliina; Pereunt tôt millia, Dum rutantur, agmina Paganorum.

Mox truncatur capite, Adsuut turbœ cœlica>; Sepelitur débite Monte Sina. t

(;f. Aiiguissola, Fphemerid., 1817, p. il-GO, etc. Un vieux bréviaire de Beauvais résumait cette K'gcnde en vers léonins qui forment antiennes et répons :

• Nûliilis et pulclira, jirudi'ns Katonna puella

Martfrium sitiens, libamina Ctvsafis horreiil

DaimoMiis plcna sunt Uinc, ait, idola, tompU. Hœc quinquagenos oralores superatos Dirigit ad cœlos velut aurum igné probatos [ EfficicDs testes Domini quos pertulit hostes. O quam fclices per te, sanctissima, plurest Quos jubet occidi pro Christo turbidus hostis. Cum duce Porphyrio fit martyr Cœsaris uxor.

ilorrendo subdeuda rotaruin machina (sic), mente Vjrgo Deum clamât; de cœlis angélus adstat : Ecce repentinam dant plebsque rota'que ruinam, Tamquam Chaldceis quondara fornax Babylonis. Percussa gladio, dat lac pro sanguine collo; Quant mànus angelica sepelivit in vertice Sina, Membris virgineis olei fluit unda sidubris. »

'2. Esparta sagrada, t. X, p. 288, sgg.

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