T. I, p. 5. Voyez ce qui va être dit de Lazare, p
SEPULCRE
veloppé de bandelettes, et se dressant sous la porte verticale du monument creusé dans le roc (Joann.xi, 53-hh)- Mais deux méreaux de la cathédrale d'Autun (p. 621) le représentent nu et sur son séant, comme un homme qui s'éveillerait dans une tombe horizontale. La représentation primitive (celle que retrace l'émail byzantin) se
reproduit assez souvent chez nous, même dans les vitraux du xm' siècle; mais on peut dire qu'elle est constamment adoptée par les sculpteurs des vieux sarcophages chrétiens. En voici un, copié par le P. Arth. Martin ; et la résurrection de Lazare y occupe le côté gauche. Les autres scènes n'importent pas en ce moment.
Saint Joseph d'Arimathie et NicoDÈME se voient au tombeau de Notre-Seigneur, aidant à sa sépulture (Joann.
XIX, 38-42) avec saint Jean l'Évangéliste et la sainte Vierge.
Saint Léon le Grand, pape ; 11 avril, 461. On le peint agenouillé devant le tombeau de saint Pierre; parce qu'ayant prié en ce lieu durant quarante jours, il reçut du prince des apôtres l'assurance que tous ses péchés étaient effacés, et qu'il allait bientôt rendre son âme à Dieu.
Saint Trophime , évéque d'Arles (Cf. Pied, p. 685).
Entre autres privilèges dont le décoraient les récits populaires de la Provence, on lui attribuait d'avoir obtenu de Notre-Seigneur une consécration toute particulière pour le célèbre cimetière de sa ville épiscopale.
Si je ne me trompe, la crosse que voici (déjà publiée en 1856 par le P. A. tin)', fait allusion aux Aliscamps (ou Champs-Elysées) d'Aries. Les Provençaux racontaient que saint Trophime avait béni son cimetière en présence de saint Maximin, de saint Eutrope, de saint Saturnin, de saint Martial, de saint Front, etc.'; et que,
1. Mtlangu d'Archéologie, t. IV; Mémoire sur le bàlon pastoral, flg. 8:».
«1»^' ^"■»- Tilbcr., Otia impericUia, cap. xc. Dans Turpiii {De vila Caroli Magni. cap. xxviir, p. W), et cher Phil. Mouske», Blaye est coiifoiida avec Arles. .Mais Gervais de TilbOry iiabilait lu l'ri-
SÉPIjLCKE.
sur la lin de cette cérémonie solennelle, Noire-Seigneur avait apparu : promettant que nul corps inliunié dans ce lieu ne souffrirait l'infestation des démons. C'est probablement ce que signifient sur la volute de cette crosse, les petits monstres qui semblent tous arrêtés devant une croix. Quant à la sépulture do l'évéque, elle indique apparemment que Tropliinie avait son tombeau dans cette terre privilégiée'.
Saint Césauie, évéque d'Arlks (Cf. Gant, p. /i45; etc.). près d'un sépulcre et accosté par des clercs qui apportent les insignes épiscopaux. Sachant que l'évêquc d'Arles l'avait désigné pour être son successeur, il se cacha dans les tombeaux (probablement aux Aliscamps). Ce fut là que, découvert par ceux qui le cherchaient, il fut obligé d'accepter la mitre.
Saint Servais, évêque deTongres. Cf. Neige, p. 57/i, etc.
Saint Birnstan {Biristanus, Brinstanus, etc.), bénédictin et évêque de Winchester; k novembre ou 24 février, 93Z|. Il avait une dévotion particulière pour les âmes du purgatoire, et s'en allait la nuit réciter le psautier dans le cimetière à leur intention. Une fois entre autres, diton, comme il accomplissait sa pieuse tâche, il entendit sortir de toutes les tombes la réponse Amen qui témoignait la reconnaissance des trépassés*.
Saint Perpet {Perpcluus) , évéque de Tongres et patron de Uinant; k novembre, vers 608. On lui attribue le rôle de myroblile. Cf. Baume.
Saint Fortunat, évêque de Fano; 8 juin, vers 620. Il est aussi compté au nombre des saints dont le tombeau distillait une huile odoriférante'.
Saint Narcisse , évêque de Girone et martyr ( Cf. Insectes ailés, p. Zi'JO, sv.). La répétition du bois gravé qui
a paru plus haut, no saurait être inutile. Car dans certaines estampes ou peintures, le saint debout montre un petit tombeau rejeté sur l'arrière-plan. Alors les guêpes ou moucherons s'y trouvent réduits à des points presque imperccptii)k's, dont le sens serait perdu pour tout spectateur qui n'aurait pas été initié au secret de la légende.
Saint Arnou de Soissons (Cf. Armes, p. 73). On raconte qu'il se lit creuser son tombeau^ sur l'annonce qu'il avait reçue de sa mort pour le lendemain.
Saint Vital, évêque de Salzbourg. Cf. Us, p. 51(3.
Saint Bhinolf {Bnjnolphus), évoque de Skara en Suède; 6 février, 1317. Sainte Brigitte de Suède voit la très-sainte Vierge demandant à son Fils quu le tombeau du saint homme devienne glorieux, à cause du zèle qu'il avait montré durant sa vie pour l'honneur de la reine du ciel.
Saint Éloi (Cf. Cheval^ p. 200). On le met aussi au nombre des myrobliles. Saint Ouen laconte que la richesse de
vcncc, et no soupçonne même pas que foii conteste ses Aliscamps leur légende, ou qu'on on dise autant de nul autre cimotièie.
Une homélie attribuée à saint Hilaire d'Arles (ap. Ant. M. tioiiucci, hloiia ili S. Trofimu . p. IHti-Hl'O, se contoiUait do dire que Notre-Sciftiieur avait apparu i» Tropliiuie mourant, pour lui donner le viatique ou l'cvlrûme-oiiction. Cf. l'Ii. Mouskes, Chronique, t. 1, p. 351; t. II, p. 53 i. — Turpin, cap. wx.
K Selon les historiens et la lîturtiie d'Arles, suint Tropliinie
son tombeau avait introduit l'usage de le draper pendant le carême, à cause de l'éclat des pierreries et des métaux précieux qui le revêtaient. On reconnut bientôt qu'une liqueur découlait du voile jeté sur ce sépulcre, et l'on s'en servit utilement contre diverses infirmités.
Saint Soleln, évêque de Chartres {Solemnis, Souleine ou Soleine, Solemnius); 25 septembre, v. 509. Une lumière extraordinaire brille sur son tombeau. Cela fait peut-être allusion à la découverte miraculeuse de son corps dans la crypte de Maillet, où l'on en avait laissé ])erdre le souvenir pendant longtemps.
Saint Eucher évêque d'Orléans (Cf. Exil, p. 401), a été plusieurs fois représenté près d'une tombe ouverte d'où sort un reptile, et qui porte sur son couvercle les armes de France. Dans l'intention des artistes, c'était la tombe de Charles Martel; et de fait, urie assez vieille légende raconte que la damnation de ce prince, pour avoir dis-
fut iuluimé aux Aliscamps dans la chapelle qu'il avait dédiée luimôme à la Mère de Dieu, et qui prit plus tard le nom de Saintllonorat. L'ollice, retouché au xvii" siècle, ne parle plus des Alisramiis que d'une manière vague, mais fort honorable encore : « Ad ortum solis,jiixta paludes..., cœmeterium toto orbi terrarum cclelieirimum statuit. d Cf. Bouucci, Istoriadi S. Trofimo, p. 05, 88, 89.
'-. CaUinIar. benedict.,'2i (ehraar.