Breviar., 25 novembr
10. Il e«t reçu dans le langage de l'Ivglisc grecque, que l'habit moluutique s'appelle vt^temcnt angélique ; parce que nombre de théologiens admettent àm* la profession religieuse un effet de sanctiflratioii analogue k celui du bapt^'rae.
du saint fut envoyé au roi Casimir, et il devint dès lors l'un des patrons de Cracovie*.
Saint Valérien (ou Valerius), priant près d'un tombeau; 13 septembre, sous Licinius. Il mourut en Scythie (d'autres disent dans le Pont ou la Galatie), pendant qu'il versait des larm.es sur le sépulcre qui renfermait les corps des martyrs Macrobe, Gordien, Zotique, etc., qui venaient de donner leur vie pour la foi '.
Saint Etienne et saint Laurent, diacres et martyrs; tous deux dans un même tombeau. Cf. Cadavre, p. 155.
Des faits semblables ont été rapportés au sujet de divers saints; mais la célébrité des autres légendes n'est pas égale à celle des deux diacres dont nous venons déparier.
Sais^ Megengor (Medengauclius , Megengose, etc.), comte de Gueldre; 19 décembre, v. 996. Son fils ayant été tué dans une guerre de l'empereur contre les Bohèmes, le cadavre du jeune homme fut rapporté à ses parents ; et ceux-ci se résolurent de quitter le monde, consacrant leurs biens à fonder l'abbaye de Vilich près de Bonn".
Saint Bruno (Cf. Branche d'arbre, p. l/t6,sv.). La place où il avait posé ses membres durant les courts instants qu'il était obligé d'accorder au sommeil après ses longues oraisons, resta marquée par l'herbe qui crût autour sans jamais effacer la trace de son corps; la signalant même par l'abondante végétation qui en marquait l'enceinte. Cela, dans une gravure, peut simuler passablement un tombeau; c'est pourquoi nous l'indiquons ici.
Saint Etienne de Grandmont (Cf. Cadavre, p. 155). On verra au même lieu quelques saints dont la légende est fort semblable.
Saint SiLVESTRE Gozzolini. Cf. Cadavre, p. 155.
Sainte Catherine d'Alexandrie (Cf. Boue, p. 73^). On la voit, dans plusieurs vieux monuments (comme chez Masaccio), ensevelie par les anges. Cf. p. llik.
L'oraison de sa fête" rappelle ce fait, sur lequel les critiques modernes se sont donné carrière pour le commenter ou le combattre. Quoi qu'il en soit, la sainte passait pour avoir été inhumée sur le mont Sinaï. Les anges dont parle sa légende élaient-ils des esprits célestes ou des moines'"? Laissons ce débat aux gens
Quoi qu'il en soit, nos liturgies occidentales n'y cherchent pas tant de malice. Elles acceptent le fait sans commentaire. Voici, par exemple, comment la légende de sainte Catherine est abrégée dans le Bréviaire hispano-gothique; Uijmn. ad vesp. :
■ De tuis sacris ossibus Manat liquor lanf^uentibus, Curans eos languoribus, Tuis orationibus.
PoNt triuruphum martyrii, Te portavorunt angeli In montem sanctum Sinai; ëicjiuwrat vox Domini.« Ad matulinum :
■ Quam Dominus in carcer<.' Per columbam mirilice
Sua pavit dulcedino.
De dono Hua> gratin. Haric Spirîtus sic dotuil
SEPULCRE
pointilleux, et bornons-nous à constater ce qui dirigeait les anciens artistes.
Sainte Sabine de Syrie, veuve (3 .septembre et 29 août, sous Adrien); priant devant le tombeau de sainte Sérapie qui avait été sa servante. C'était Sérapie qui avait converti Sabine; et après le martyre de celle qui lui avait fait connaître Jésus-Christ. Sabine recueillit le corps de celte martyre pour le faire ensevelir avec honneur. Ce fut près du sépulcre de Sérapie qu'on saisit sa maîtresse pour la forcer à renoncer au christianisme. Elle fut condamnée à la décapitation; ou, selon d'autres, mourut agenouillée près des reliques de la sainte servante*.
Saintk Hilabie avec trois compagnes (Digne, Eunomie et Eutropie), martyres-; 12 août, époque débattue.
Ililarie était mère de sainte Afre; et comme elle priait avec plusieurs autres chrétiens au tombeau de sa fille dans une grotte, les païens apportèrent du bois auquel ils mirent le feu, et les firent tous mourir dans les flammes. Cf. Groupes, p. /i69, etc.
Sainte Dominique, vierge et martyre (Cf. Idoles, p. /i82; etc.). Les Calabrais veulent que son corps ait été transporté àTropea, comme on dit que le fut celui de sainte Catherine au Sinaï.
Sainte Émérentienne (ou Emmerance), lapidée pendant qu'elle priait au tombeau de sainte Agnès sa sœur de lait'; 23 janvier, 30/i. Elle n'était que catéchumène, et fut baptisée dans son sang par les idolâtres qui la massacrèrent.
Sainto Catherine d'Alexandrie.
Sainte Lucie, vierge et martyre; 13 décembre, sous Dioclétien. Elle priait à Calane au tombeau de sainte Agathe pour obtenir la guérison de sa mère, qui souffrait d'un flux de sang opiniâtre. Sainte Agathe lui apparut et
Sapienter, ut docnit {decuit y ), Quod in doctis pra;valuit; Nec superari potuit.
De cujus sacio vulnere Lac manavit pro sanguine; Hoc non venit ex ubere, Sed ex divine munere.
H^rc nam virgo Deo dign.T.
Pia, diilcis, ac benigna, Bis sei dies jejunando Coœplevit in ergastulo.
Oui missus est Michael Archangclus et signifer, Ut secura de prœlio sit Dei adjutorio. >i
lui annonça qu'elle-même bientôt serait invoquée par la ville de Syracuse (Cf. Tombeau). De fait, Lucie fut martyrisée à quelque temps de là*.
Sainte Savine de Lodi, 30 janvier, v. 311. Expirant près
On peut voir bien d'autres proses et hymnes sur cette même sainte dans la collection de M. Mone (t. III, p. 349-378 ), et c'est toujours Maxence qui est censé avoir été son persécuteur. Aussi est-ce lui que les artistes placent souvent sous les pieds de la sainte, pour montrer le triomphe de la 'foi sur la rage du tyran.
La prose Vox sonora, qui paraît être d'Adam de Saint-Victor (Cf. Neale, Sequentiœ, p. 205, sqq.; et L. Gautier, OEuvres d'Adam, t. II, p. 320, svv.), mérite d'être lue après tout ce que nous avons déjà cité sur sainte Catherine.
t. Cf. Labus, Fasti delta Chiesa, 3 settembre. — AA. SS. August., t. VI, p. 4nC-504.
2. Les noms de ses compagnes sont parfois un peu modifiés, et l'on y ajoute au moins trois compagnons de leur mort.