‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 433 sur 589 · Breviar., 13 decembr · texte numérisé non relu

Breviar., 13 decembr

SEPULCRE

SERAPHIN.

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des reliques de saint Nabor et de saint Félix. On croit qu'elle était veuve et qu'elle avait recueilli les deux martyrs après leur supplice. Elle les fit déposer à Milan et passa désormais ses jours auprès de leur tombeau. Elle y expira pendant qu'elle offrait des prières à Dieu '.

Une autre sainte Savine (ou Sabine) de Troyes est honorée presque le même jour (29 janvier, v. 21h) comme ayant terminé sa vie par le même genre de mort - ; et toutes deux ont encore à Trêves une homonyme (19 août) qui pourrait bien n'être que celle de Troyes répétée par quelque hagiographe mal informé ou trop peu clair'. Quant à celle de Champagne, elle passe pour être venue mourir en prière au tombeau de son frère Savinien {Sabinianus) martyr. Je pencherais fort à croire que c'est elle qui est sculptée au porche septentrional de Chartres, en face d'un évêque. Ce dernier, décoré du pallium, aura été pris pour l'archevêque de Sens, métropolitain de la province*. Cependant il semble bien être le SADiT Savinien de Troyes, qui ne fut pas même évêque. Car SOUS les pieds de la statue épiscopale, on aperçoit une scène de baptême qui répond tout à fait aux Actes du saint de Champagne (AA. SS., l. c, p. 939, 941); d'autre part, le soubassement de la figure féminine qui lui fait face, représente deux femmes agenouillées; ce qui est très-conforme à la biographie de sainte Savine (AA. SS., ibidem, p. 944, sq.) venue en France avec sa suivante Maximinola, et expirant en sa présence près du sépulcre de saint Savinien (ou près du lieu de sa mort) qu'elle s'était fait indiquer par des gens de l'endroit*.

Sainte Sophie, mère de trois filles martyres; 16 septembre, sous Adrien. Elle mourut près du sépulcre où elle venait de déposer les corps de ses trois enfants'.

Sainte Francha, abbesse bénédictine; 25 avril, 1218. On la met au nombre des myroblites'' .

Sainte Odde (Oda) vierge , patronne de Rode en Brabant; 27 novembre, 726. On la peint en prières devant un tombeau. Cest que, fille d'un prince d'iriande ou d'Ecosse, dit-on, et aveugle de naissance, elle fit un pèlerinage à Liège au sépulcre de saint Lambert pour obtenir sa guérison. Le saint évêque lui apparut et combla ses vœux (Cf. Aveugles). Il en est résulté que,

dans la Belgique, on la confond souvent avec sainte Odile invoquée en Allemagne contre les maux d'yeux.

Sainte Clotilde, reine de France (CL Armoii'ies , p. 81, sv.; Fontaine). Agenouillée près 'd'un tombeau; parce que, devenue veuve, elle se retira près du sépulcre de saint Martin à Tours : y prolongeant ses oraisons; surtout après la mort de ses deux fils tués par leurs oncles. La sainte qui, avec sa fierté un peu barbare^, avait choisi l'épée pour ses enfants plutôt que les ciseaux (la cléricature), se reprocha plus tard l'assassinat de ces malheureux, et pleura cette faute jusqu'au dernier jour.

Sainte Hedwige duchesse de Silésie (de Pologne, comme on dit). Cf. Église sur la main, p. 343. On la représente soit près du tombeau de son mari, dont la mort lui fut l'occasion de se consacrer à Dieu ; soit dans son propre sépulcre où elle fut trouvée trente ans après sa mort, tenant encore entre les trois premiers doigts de sa main une image de la très-sainte Vierge*.

Sainte Agnès de Monte-Pulcuno, dominicaine. CL Pied,

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