Ilagiolog. italic. (Bassano, 1773), i. I, p
Tl'TE COI PIÎE.
après le fidMc (in'il ;n:ii( remis sur la droito voio'. (;f. Fosse, Ole.
Sa^te VAii:nK {Vuln-ln). Hapliséo par saint Martial cl (UVapittV à l.iiiuigi's; 9 (U'ccinlirt', ('poque mal iléicriiiiiu'c. Cf. Alltel, Pt la gravure ci-jointe.
Saint Vknkiiam), marier a Thoyes; 1/| novembre, sous Aurélicn-.
Saint Vicmn de Ceiiezo (en espagnol san Vi- TORES) |)rètre et solitaire, tué par les Maures; 26 août-'.
Saint Victoh et sai.nt Omis DE SoLEuiiE, regardiJs comme soldats do la légion Tliébaino; 30 septembre, sous Dioclélien. Cf. Armes, p.
7G, sv.; Saint Maurice.
Sainte Wénkfuide, vierge et martyre (Cf. Fonlainc, p. /|2f); etc.).
J'en passe bien d'autres; et tlepuis que j'avais réuni les éléments de cette liste quelconque, l'un des nouveaux Bollandisles a fait quelque chose de pareil*. 11 aflirme, comme ses prédécesseurs"' et comme Benoît XIV', qu(^ celte représentation semble trop ré|)andue pour êlix^ prise à titre tout à fait historique. Saint Chrysostome, qui n'était ni d'un esprit ni d'une société fort mystiques, nous donne la clef de cette expression des artistes quand il dit: « Comme des guerriers <|ui montrent au prince leurs blessures reçues dans la bataille, en preuve de féal service, les martyrs, se ])résentant avec leur tête entre les mains, peuvent réclamer du roi des cieux tout ce qu'ils désirent. » Cependant l'Kglise grecque ne paraît pas avoir multi])lié ])eaucoup ce genre de peintures. Dans le célèbre ménologe de l'empereur Basile', on \oit la décapitation des trois jeunes Hébreux de Ikibyione (Anamas, MiSAF.L (,'t AzAïUAs), et même de Daniel. On pourrait croire, d'après la miniature, que le peintre leur i)rête le rôle de nos cèphalophores; mais le texte dit tout siniplenienl que chacun d'eux jirenait avec respect la tête de celui tpii venait d'être mis à mort. Il ne semble donc pas que les By/antins nous puissent faire concurrence à ce sujet.
1 lîrauzio, Marlyrolog,, poetic. :
■ Subvonit quuniam miles Vitalis, in actu Martyrii, niedico; marlyr et ipse fuit, n
■2. P. (io Natatib., lilir. X, cap. i.\. — Tcxier, ICssai sur tos Èmail- /ciii-,?, pi. IV et V, p. l'28, svv.
• C'est l'Occident au moyen ftge, et la France surtout, qui abondent de ce côté. Que Dieu ait pu accomplir cette merveille;, même à plusieurs reprises, cela ne saurait être l'objet d'un doute ; il s'agit .seulement de savoir si les peintres ou sculpteurs, en employant cette expression tant de fois , prétendaient qu'on la traduisît toujours comme l'ont fait souvent les écrivains de légendes en prenant l'artiste au mot, comme s'ils avaient eu à transcrire de la prose toute pure.
11 ne faut pas grand effort pour comprendre qu'à une époque d'enthousiasme et de poésie, ces têtes portées dans les mains aient correspondu à ce que nous voyons en mainte autre circonstance sans jamais nous y tromper. Lorsque l'on nous peint saint Paul tenant le glaive qui l'a décapité, saint Laurent avec le gril où furent brûlées ses chairs, saint Etienne avec les pierres sous lesquelles il fut brisé, etc., etc.; nul spectateur n'a droit de se plaindre que l'on tende un piège à sa simplicité. 11 reconnaît tout d'abord que cela équivaut à quelque chose comme les paroles suivantes : « Seigneur, voilà ce que j'ai souffert pour vous; n'écouterez-vous pas mon intercession? » ou bien, en parlant aux fidèles : « Chrétien, tu vois ce que servir Dieu m'a coûté; ne seras-tu pas prêt à de bien moindres sacrifices pour le motif qui m'a faitembrasser pareil sort?» Con.séquemment, qui s'étonnera si d'autres martyrs présentent leurs têtes à Dieu ou au visiteur de leur chapelle avec un langage tout semblable? La bonne foi des gens qui ont ces peintures ou sculptures sous les yeux n'y est guère plus compromise si l'on veut s'entendre. Mais il est arrivé qu'après la destruction de nombreux monastères, vers le v» siècle ou le XI' surtout, bien des actes primitifs s' étant perdus, on les a refaits à neuf en se renseignant sur les peintures dont la portée n'était plus suffisamment saisie. Lorsque cette traduction maladroite eut donné à
.1. Espafia sagrada, t. XXVII, p. 734-745, et 823-831. 4. AA. SS. Octobr., t. VII, p. 819.— Ibid., t. VIII, p. 328 et 339, sq. r.. AA. SS. April., t III, p. 100. — AA. SS. Belgii, 1. 1, p. 141. Etc. 11. De servontm Dei bealitiratione,nbT. IV, P. II, cap. xxi, n»4. 7. MenuUxj. grœc.,t. II, p. 30 (17 decembr.) et 37.
TÊTE COUPÉE OU EiNTAMÉE.
quelques saints un relief énorme, d'autres contrées n'auront pas voulu laisser leur patron en arrière, et le récit de merveilles équivalentes se sera reproduit çà et là, à qui mieux mieux', par suite d'une pieuse rivalité.
Autre est le motif qui avait fait représenter dans la cathédrale de Durham l'évêque saint Cuthbert, portant le chef couronné du roi saint Gswai-d -. C'est que la tête du prince martyr, recueillie par son frère, fut envoyée à Lindisfarne et déposée dans la châsse du saint évêque. Le tout, transporté plus tard à Durham, y était précieusement conservé en mémoire de la conversion des Northumbres '.
La tête de saint Jean -Baptiste (en un plat) et celle de 8*iNT Anastase Persan, honorée particulièrement à Rome (22 janvier, 628), ne demandent pas non plus que l'on recoure au symbolisme rappelé dans les pages précédentes. Il ne s'agit là que d'une relique insigne, vénérée en des lieux bien connus et visitée par les pèlerins*. Le chef de saint Anastase est rcconnaissable au capuchon qui indique sa profession monastique; parce qu'il était venu se faire religieux en Palestine après avoir visité les lieux saints de Jérusalem. Aussi est-il réclamé par les Basiliens, et même par les Carmes qui ont porté souvent à leur compte les vieux saints moines en Syrie.
Ajoutons saint Baiujlas enfant , martyr à Antiocho de Syrie; 18 novembre, sous Dioclétien. Saint Romain clerc, ayant été torturé par le juge, déclara l'unité de Dieu si profondément empreinte en la conscience humaine, que les enfants mêmes la confesseraient; et se tournant vers un petit garçon qu'il interpella dans la foule, celui-ci répondit immédiatement : « 11 n'est qu'un seul Dieu, et Jésus-Christ est son fils. » Le gouverneur furieux fit décapiter l'enfant après l'avoir fait battre de verges. La mère recueillit respectueusement dans son giron la tête de ce petit martyr, se félicitant d'avoir donné au ciel un citoyen de plus.
Quant aux martyrs qui ont eu la tête tranchée, sans plus, on en trouvera l'indication sous le titre Épée.
2» CRANE ENTAMl^ PAR L'INSTRUMENT DE MORT.
Je ne veux pas dire que ce soit là une belle invention d'artiste; mais le fait a été reproduit souvent, surtout depuis le xiV siècle; et il ne faut pas que nos délica-
tesses modernes nous empêchent de comprendre, ou même de supporter, ce qui a édifié nos prédécesseurs, si peu de goût qu'ils eussent. De fait, les artistes d'assez bonnes époques ont trouvé cela tolérable, et je suis chargé d'expliquer ce qu'ils ont voulu dire. Ce sera donc tantôt la tête d'un martyr fendue ou brisée par la hache, le sabre, la massue, etc.; tantôt l'instrument lui-même (tranchant ou contondant), qui pénètre dans le crâne. Tel est, par exemple, saint Josapiiat Kunczewicz basi-
B.IofaplutArclùepiJ'olocen.B.utheiiui Ord. SBidilii-
proJiiL: etunwne Bximatui'^itefJcitrunJatijjnnifi},il.irc-
lien, archevêque de Polock; 20 septembre, 12 novembre, etc., 1023. 11 fut assassiné à Witepsk par les schis-
1. Il faut donc prendre avec uno certaine modération l'espèce d'axiome i''tal)li depuis lonctemps par le poCUj Prudence, qui n'en préToyait pas toutes les applications faite» après lui :
« HiHtûri.im pictura rofert. * La peinture peut Mre bon ti'Mnoin, mais encore importe-t-il de la comprendre avant d'enregistrer sa déposition, et de ne pas lui faire dire ce i|u'ellu nu dit point du tout.