TOI, H
TRlilMED.
Un antre plomb, tin'' du mômo recueil*, montre plus clairement les trois fenêtres sous cette coupole (à côtes lie melon) qui domine la tour.
Je ne sais si la jjlume de paon (ju'on lui met quelquefois à la main en guise de ])alnie, désigne la Trinité (la troisième fenCtre) par l'œil qui s'y aperçoit à l'extrémité supérieure ; ou s'il y aurait là quelque calembour sur le nom de la sainte, à cause des belles barbes de celte plume enrichie de couleurs chatoyantes. 11 semble qu'il y ait quelque rapport entre cette plume et le choix que les libraires de Home ont fait de sainte Barbe pour leur patronne.
Saime Léocadie (Cf. Chamcs, p. 192) se voit souvent enfermée dans une tour où elle est chargée de fers; et on la représente agenouillée devant une croix tracée par elle sur le mur ou sur le sol. Elle obtint par ses prières de mourir ainsi, pour ne pas entendre davantage les exécrables blasphèmes des païens contre Dieu et les récits des mauvais traitements subis par les chrétiens. C'est à cause de cela ou pour les tourments qu'elle avait endurés dans sa prison qu'elle est ordinairement qua- 'lifiée de martyre-. Mais quant à son cachot, comme ce n'est que l'intérieur d'une tour, il faut convenir que cela n'est pas facile à distinguer dé tout autre cabanon dans un tableau ou un bas-relief. Le moyen âge, se laissant assez peu embarrasser par les proportions dans quelques monuments populaires, nous montre bien çà et là des captifs dans l'intérieur d'un donjon ; mais il faut alors que les prisonniers soient ])ien petits pour ne pas ])rêter à rire, ou que le spectateur soit de bien bonne volonté ^.
Sainte Ciuiistine , vierge et martyre ( Cf. FlUhe , p. /|15, sv.; Meule). Une petite tour dessinée auprès d'elle peut rappeler que son père l'avait enfermée comme sainte Barbe, ou qu'elle fut jetée dans un four à chaux*.
Sainte Ihène de Constantinople ou de Thessalonique (llerina, Krini, etr.), dont nous avons parlé sous le titre '
( I.'mS ) et de Wiirzbour^ { lôTÎ)), ce no serait toujours qtie le itiOmc ri'cit sous diverses formes. Ce|)ondant il peut Otre bon d'indiquer le bréviaire liispano-sotliique, qui ne passopointpoiu'avoir les mêmes orit;ines que nos proses modernes de la chrtHienti! occidentale. Ilymn. ad tvsper. :
« Mire fenostra triplici Ornas patris palatinm, Fide demonslrans siiiiplici Trinitatis mj'sterium.
Ad matutiiiuin :
Abscindit natœjugnlum Pater, fera crudelior; Sed per cœleste spiculum, .Mors ipsum ferit sievior. »
r.f. Supm, p. 400.
« Manus paterna jugulât Pueilani, et coiitinuo Pont; |nam?J da-mon stimulât Parritidam tnnitnio. »
1. A. Forgeais, t. IV ( ISOri, Imnfjcric religieuse), p. 235.
2. Espana sar/rada, t. VI, p. 30.'!, sj.'g.; et 31Ô-318. lirevinr. çiolliir. (0 decembr.), Iiynjne :
. Corri'pta jussu pr.xsidis. ut vinculorura pondère
Vaccis ;;«,i(M liRalur ferreis, riacs puella' (•o<ier(<t.
Clievnl. Sa légende ressemble beaucoup à celle de sainte Barbe et de sainte Christine dont il vient d'être parlé.
TOURNEUHS (Outils de).
Saint Behnabd de ïiron (Cf. Chandelier, p. 196 ; Loup, etc.). On le peint dans son ermitage s' occupant à des travaux de tourneur, pour partager les heures du jour entre la prière et le travail des mains, sans compter les veilles de la nuit. Ce pourrait être aussi une façon d'exprimer qne le monastère fondé par lui fut tout d'abord une école célèbre pour les arts mécaniques, aussi bien que pour les arts libéraux. Cet enseignement n'aura pas été sans influence sur les belles œuvres dont se couvrit alors le diocèse de Chartres".'