‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 504 sur 589 · TUILE · texte numérisé non relu

TUILE

Saint Eus^k, évêque de Samosate et martyr; 21 juin, vers 319. Il fut tué par une femme arienne qui lui jela

une tuile sur la tête, le regardant comme le plus grand ennemi de sa secte. Il était parvenu à faire placer sur (liff(''renls sièges de la Syrie des pasteuis orthodoxes; et saint Grégoire de Nazianze l.e cite comme un merveilleux .secours envoyé par le Seigneur au peuple fidèle. Blessé mortellement, il demanda que l'on ne fît aucune recherche contH! l'auteur de son assassinat.

Saint HypATius me Gangrks (CL Dragon, p. 316), tué comme le précédent'.

Saint Romain Annfi , avec son frère saint Lupicis, er-

Trône ou chaire ecclésiastique, p. "81.

mites; 28 février, vers /|G0. On voit souvent le diable jetant sur eux des pierres, ou faisant écrouler la toiture pour les dégoûter de la résolution qu'ils avaient prise de \i\re dans une solitude du Jura.

TURBAN. CL Croissant, Sa

rrasuis.

Disons en passant que le moyen âge qualifiait de païennic toute terre ou population d'infidèles; par suite de quoi, les païens reçurent maintes fois le costume adopté dans les villes de l'Asie ou de l'Afrique iiuisulmanes. Puis, comme on voyait le turban porté parles dominateurs de la Palestine, il fut à peu près reçu que la couleur locale demandait poin- les Juifs un costume passablement Inrc ou levantin. Cela fit quasi loi pour beaucoup de maîtres célèbres; non sans admettre des fantaisies vénitiennes ou flamandes d'où résulte un fouillis pittoresque assez analogue à YoUa podrida lin-

guistique qui s'appelle Ir. sabir. Aujourd'hui la mode ayant changé, il est quasi hétérodoxe aux yeux d'un certain monde que les patriarches se montrent sans la mise des Bédouins. C'est Yhabit habillé des personnages de l'Ancien Testament qui veulent être présentables, ju.equ'à nouvel ordre.

Mais puisqu'il s'agit de turban, il est juste que je fasse dioit à une observation du R. P. Vanhecke qui a rédigé la vie de saint Jean Capistran dans la continuation des Acla sanctorum. 11 me fait remarquer que dans la gravure publiée par lui, d'après une estampe hongroise, la hampe du drapeau que porte le saint se termine au sommet par une petite boule ou un trèfie*. J'y ai laissé mettre un fer de lance, et c'était méconnaître l'intention formelle du saint homme qui avait interdit expressément à tous ses confrères prêtres d'employer aucune arme oITensive ou défensive. Cela le met encore bien plus loin (lu rôle d'aventurier que lui donnait un historien trop hâté dans ses recherches (CL supra, p. 323). Mais j'ai

1 . Cf. Meiwluy. grœc. . t . I, p. 1 A'.—Méiwlorje de Moscou (1 803), p. 1 7

•2. Cf. AA. SS. Octûbr., t. X, p. 534.

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