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VASES D'USAGE DOMESTIQUE

Sous les litres Cruche. Ècmlle , Mets el Plat, nous avons désigné les principales pièces de vaisselle qui peuvent aidera faire reconnaître un saint. Ajoutons que les pots et plats d'étain acconi])ap;nenl souvent saint Matiiuhin et .saint Fiachi:, qui étaient à Paris les patrons des fabricants.

Ici saint Mathurin se reconnaît àsacliasiible, que saint Fiacre ne porte jamais. On peut du reste les \oir l'un et l'autre à divers exemplaires dans les plombs historiés de

1. Cf. AA. SS. Mart., t. II, p. MS, J09. Selon d'autres, il aurait tout simplement conservé l'eau qui avait .servi à laver le corps du Sauveur iiprAs sa descente de croix , et qui était niOlée

M. A. Forgeais', auquel je suis redevable de celui que je viens de reproduire. Voyez en outre p. 789.

11 nous reste donc à réunir ici divers saints qui peuvent absolument réclamer une place dans l'article actuel après indications déjà données ailleurs.

Saint Julien pnftTiiE, martyr en Galatie; 13 septembre, sous Licinius. 11 ne faut pas le confondre avec saint Julien évéque du Mans (Cf. Cruche). Celui dont nous parlons s'éiait réfugié avec quarante-deux chrétiens dans une caverne pour éviter la persécution. Mais le voisinage d'iuio source dont ils avaient besoin permettait de suivre leur trace, attendu qu'il leur fallait y venir s'approvisionner de temps en temps. Un jour que le prêtre Julien était venu à son tour chercher de l'eau pour les autres, il fut saisi par un garde qui surveillait les fugitifs. On

du sang n'pandu par toutes ses blessures. Cf. SépuUure , p. 711. 2. Colleclion de plombs... trouvés dans ta Seine, t. I (Métiers, !S;-J), p l',!U-11.ij etc.

VASliS D'USAGE DOMESTIQL E. — VK RC.l' S.

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voulut obtenir du saint homme qu'il trahît ses compagnons,- mais il refusa de donner aucun indice sur leur cachette, et se laissa trancher la tête sans satisfaire à la curiosité des persécuteurs. Le Ménologe grec * Ta peint en habits sacerdotaux, décapité à quelque distance de la source; et près de lui se voit lUie espèce de buire (ou buie ) qui indique comment il fut découvert.

Saint Baripsabba {Barypsabbas), moine de Syrie; 10 septembre, postérieur aux temps apostoliques. Les Grecs racontent qu'un petit vase où avait été recueilli du sang de Notre-Seigneur sur le Calvaire, était parvenu entre les mains de ce saint homme et opérait grand nombre de miracles. Quand le serviteur de Dieu comprit que sa mort approchait, il s'en alla par la contrée, multipliant les guérisons au moyen de sa relique. Des malfaiteurs imaginèrent de lui dérober son moyen de faire des miracles, pour en tirer parti à leur avantage. Us vinrent donc l'assassiner, mais trouvèrent son vase vide.

Le Ménologe grec', qui désigne ce vase par le nom de coloquinte {cucurbita}, comme qui dirait concombre, lui donne l'aspect d'un petit godet profond suspendu par une courroie.

Le vénérable Bède, moine; 27 mai, 735. Quelques anciennes estampes lui font porter une espèce de pot à l'eau, mais je n'en saurais donner le motif. Aurait-on prétendu exprimer l'ardeur infatigable avec laquelle il puisait ses connaissances à toutes sortes de sources'?

Saint Goar prêtre (Cf. Cerf, p. 188; etc.). Un pot près de lui; soit pour rappeler qu'il procura miraculeusement du lait à ses calomniateurs exténués de besoin *, soit parce qu'il est honoré dans le pays de Trêves comme patron des potiers; de quoi j'avoue ne pouvoir donner la raison.

Saint Jjian de Dieu (Cf. Corde, p. 258 etsv.). On a pu voir que le tronc (d'aumône) suspendu à son cou dans ma gravure, correspondait véritablement à un pot de terre qui lui servait à recueillir les offrandes des fidèles pour ses malades. Était-ce tout simplement (comme je le crois) le premier vase venu, que le saint aurait employé à cet effet, ou une sorte de tirelire? J'ignore si l'on a conservé des renseignements assez minutieux sur cette circonstance de sa vie, pour tirer ma petite question au clair.

Les SS" Juste et Huone, martyres; 19 juillet, vers 287.

Elles étaient marchandes de poteries à £éville,cilé qui a conservé jusqu'à nos jours une réputation européenne en fait de céramique. Comme elles étaient au marché, occupées à vendre leurs vases, des femmes païennes passèrent portant l'idole d'une divinité qui semble avoij été d'origine phénicienne (on l'appelait Salambô), et qui devait être quelque chose comme Astarté. Les prêtresses de la déesse impudique quêtaient auprès de chacun, en manière d'offrande, quelque chose que l'on consacrât au culte de leur déesse '\ Nos deux chrétiennes, indignées de se voir convier à cette superstition, renversèrent l'idole. Sur quoi le juge les fit condamner à divers supplices, au milieu desquels ces généreuses chrétiennes laissèrent la vie.

Pour rappeler leur profession, Murillo, entre autres, a peint près d'elles des vases de terre.

Plusieurs saints martyrs, après leurs tortures, n'ont eu d'autre lit de repos que le sol de la prison couvert de, vases brisés. Ce pouvait être parfois des écailles d'huîtres ou de moules. On comprendra sans peine que nous ne réunissions pas les noms de tous ceux qui ont eu à souffrir ce barbare traitement.

VERGE. Cf. Baguetle.

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