‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 518 sur 589 · Calendar. benedkt., Ojamiar · texte numérisé non relu

Calendar. benedkt., Ojamiar

L'enseignement de la grammaire (avec ses accessoires) au moyen fige a laissé traça dans ce proverbe espagnol : « Con la sangre la ciencia entra. »

Aussi Guibert de Nogent raconte-t-il que son pauvre dos bleui presque chaque jour à l'école, portait sa mère à lui déconseiller la continuation d'études si pou appétissantes. Mais l'enfant voulut tenir bon malgré ces tristes initiations; et ne semble pas trop le ri'greiter plus tard, quand il retrac(\ ses souvenirs.

'2. MeiiuUig. grwc, t. Il, p. 31.

3. Cf. AA. iiS. Api-it., t. II, p. 78l'-7S',l. 11 en a été question déjà sous les titres Anges et Clievnl.

4. Ce n'est pas celle d'Antioclie, que l'on appelle ordiiiaiiement/» Cimc'liennc ou la courtisane. I.a notre, nommée auparavant Alargue-

rite, quitta sa maison le jour de ses noces pour aller prendre l'habit religieux. Mais les deux légendes paraissent avoir été un peu mêlées, sans compter les emprunts qui semblent avoir été faits à celle de sainte Marine. Cf. Labus, Fasti, 8 di ottobro.

5. On peut en rencontrer quelque autre encore citée par Gallonio, Ilisloria délie SS' Vtrgini romane (1591), p. 281.

0. Ainsi plusieurs estampes populaires montrent saint François RE Gerommo, par exemple, avec le Vésuve à l'horizon ; pour faire comi)rendre (|ue la ville de Naples fut le théâtre presciue habituel de ses travaux apostoliques.

7. Mais le blason de Lucques porte aussi le même mot en bande, et Riinini l'a pour une partie de sa devise; tandis que pour Bologne il se répète deux fois : aux quartiers .sénestre du chef, et dextrc (le la pointe.

VILLE

Théodore (5 mai, vers 580), saint Tertllliex (27 avril, sur la fin du vi* siècle), saint Joco.nd (Jucundus; ll^ novembre, au commencement du vii^ siècle), saint Guabin, cardinal (6 février, vers 1157), etc. Aussi tiouve-t-on

Sainte Bose do Lima, p. 190.

des gravures où ces divers pontifes sont rcjunis en manière de concile; sans que rien les fasse reconnaître, si ce n'est le blason de la ville où était leur chaire épiscopaie.

Saikt Denys l'Aréopacite (Cf. Tile, p. 701). L'aréopagi-

tisme de saint Denys apôtre des Parisiens, n'est pas une thèse qui entre nécessairement dans mon sujet ; je puis donc m'en abstenir ou du moins ne pas la discuter. Or les habitants de Cotrone {Crotma) dans la Calabre ultt;ricure , prétendent bien avoir eu pour premier évéque saint Denys l'Aréopagite, qui ne les aurait quittés que pour évangéliser Paris. En conséquence, ils le représentent tenant sur sa main droite un petit plan en relief de leur cité'.

Saint Blaise (Cf. Saints auxiliaires, p. 102-104; Carde , etc.) , comme patron de Raguse, porte aussi un plan de cette ville, où les édifices échelonnés en manière d'amphithéâtre rappellent sans doute l'aspect de la côte escarpée avec ses fortifications.

Saint Romain archevêque de Rouen (Cf. Dragon, p. 317). On le rencontre parfois bénissant une espèce de port qui représente les abords de la Seine au bas de la ville de Rouen.

Rappelons saint Géminien (Cf. Église, p. 337; etc.), auquel le Guerchin fait représenter Modène par un génie.

Saint Fortunat, évêque de Todi; 2 février, 537. On voit souvent en Italie un ange qui lui présente la ville de Todi, ou du moins la cathédrale, sur une espèce de motte de terre.

Saint Laurent Justinien, patriarche de Venise; 5 septembre et 8 janvier, l/i55. Parfois on peint près de lui la ville de Venise, d'où il détourne la foudre que Notre- Seigneur s'apprête à lancer. C'est que ses prières sauvèrent plus d'une fois cette cité menacée par les fléaux du Ciel.

LeB" Amrroise Sansedoni, dominicain; 20 mars, 1287. On lui met souvent sur la main la ville de Sienne sa patrie, parce qu'il s'employa auprès du pape Clément IV afin de faire lever l'interdit encouru par ses concitoyens pour avoir pris le parti de Frédéric II.

Saint Georges de Cappadoce , martyr (Cf. Dragon, p. 320; etc.). Il est représenté quelquefois à cheval, sur les remparts de Molsheim assiégée ; tandis que la Mère de Dieu étend un fil autour des murailles devant l'armée assaillante. C'est un fait d'histoire locale que je n'ai pas à développer en ce moment.

Saint Antonin ahbé à Sorrento. Cf. Bannière, p. 11 G.

Saint Valérien d'Arménie, martyr à Forli (c'est-à-dire tué en faisant la guerre aux ariens); 4 mai, v" siècle. La ville, occupée par les Goths, dut son salut h une apparition du saint qui effraya les barbares en se montrant avec éclat sur les murailles de la place*.

Saint Goar prêtre (Cf. Cerf, p. 188; etc.). Près de lui, sur sa pierre tombale, des anges tiennent un de ces petits modèles de porte fortifiée; (flan<|uée de tours) que le moyen âge emploie fré(|iieniinent pour désigner une

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