‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 588 sur 589 · ZOZIME · texte numérisé non relu

ZOZIME

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ZOZIJIE

— LEOlEl. ? P. 635. Du reste, les SS. Zexiiiie ue rnancpient pas; il est même peu de uieis dans l'année qui n'en ait plusieurs. Mais sauf la synonjmie, je n'avais à parler (pie des saints aux(pielsje trouvais d>'s crtme/crislitjues (/uns l'art populaire, fledisons-le en finissant, pour ([u'on ne s'y méprenne pas.

ZoTouc, Zoutoucque, Zotouil ; pour (letulius.

Zoi'c, pour Zuccliius.

.S'' Zi'ARDE, Sure, Zwaert; yiour Soteris, Soteres.

ZtKMiBOLD, Zwentibold, Zwentibolilus.

ZiiRAr.D, Suirad; pour Zuerurdus. i'.L Zéranl.

.S'' Zyngue, Kyngue, pour Chuniijuiida (de Hongrie). CI'. Cunésonde.

EIMLOGUE

Tandis que col ouvrage, enfin rédigé, arrivait à sa première livraison le dernier jour de juillet lH()(i, l'auteur, eonsigné dans son lit par ordonnance du médecin, avait tout motif de se dire avec Horace {Carm. i\. 7), aussi bien qu'avec l'Evangile :

et {ihid. II. 13)

(( Quis scit an adjiciant liodieniff crastina suinmae Tempora dî siiperi ? »

Il Oiiid ([iiisque vitei , minqiiam liomini salis (^autiiin est in lioras. »

MaiiiltMianl (pie Timpression se coniplèle et (pie j'y suis encore, (juelques mots peuvent être uliles coniine excuses et comme redressements.

On lie toiulie pas à tant de choses sans en malmener plus ou moins quelqu'une; or c'était le sujet même du livre (pii entraînait c(;tle besogne si multiple. Mais âge et santé, quand on ({(■'passe la soixaiilaiiie, ne se prèlent pas toujours à la concentration d'efforts qu'un auteur de (piarante ans [leiit mcHlre dans son (envre sans troj> de fatigue. Aussi est-il fort permis de criticpier plusieurs détails dans ces deux volumes . sauf garantie de loyale défense au prévenu ; et le c()mj)ilaleiir en convient de plein gré, j)uis(pril va donner un errnla qui appuie peu sur des fautes ty[»ograplii(pies aisément rectifiables. Que faire, pourtant, d'observations qui se combattent.'

Tel di'clai'c (pie ceci n'est pas un livr,' dériidilion ; comme si l'énumération (explication même) de (jimctorislif/ites dans l'ini chiTtieii jtnpulnirc prétendait s'adresser uniquement aux suivants en us! La [iréface en dit-elle un mot? et [louiupioi exiger ce (jui dépasse les engagements pris au (b'-biit'On ne saurait demander qu'en sujet si complexe, un seul homme fît par liii-mèm(! toutes les recherches désirables jiour l'élude entière de chaque point curieux qui

EPILOGIK. 8()7

émerge çà et là. Grouper les bonnes observations antérieures, et tenir compte assez ordinairement des travaux les plus solides, c'est déjà tâche fort suffisante pour qui embrasse tant d'espace. Alors, s'appuyer sur l'érudition d'autrui, devient sagesse autant que loyauté; pourvu que l'on réserve les droits de l'avenir. Or, voit-on qu'il y ail eu ici bien des solutions hautaines qui prétendissent clore désormais tout débat sur les hypothèses soulevées à diverses occasions? Je montre les difficultés, plutôt que je ne les dissimule; et ne tiens pas à laisser croire qu'elles soient absolument résolues de mon chef. Il me semble avoir donné d'ordinaire une forme conjecturale à ce qui n'était pas certain.

Mais aussi d'autres disent que les citations de tout genre hérissent beaucoup trop un livre qui se donnait pour populaire ! La popularité ancienne avait cependant besoin d'être établie aux yeux d'une génération qui a ])erdu bien des souvenirs paternels; et des textes étrangers à notre Age ou aux influences universitaires, avaient précisément pour but de faire voir qu'on nous a trop séparés de nos aïeux les plus voisins. T/affirmer sans preuves à l'appui, pouvait sembler bien gratuit ou trop atrabilaire. Ceci d'ailleurs ne s'annonçait point comme un manuel d'écoles, tout en ne prétendant pas non plus s'élever jusqu'à l'atmosphère raréfiée (ou plutôt condensée) des Saumaise. Les notes sont employées de telle façon que le lecteur puisse s'en abstenir s'il aime mieux croire sur parole, et néanmoins la preuve ne manquera pas à qui veut être mis' en mesure de vérifier ce qu'on lui affirme. Ai-je trouvé la mesure précise qui répond au « Médium tenuere beati? » Possible que non. En tout cas, je n'ai pas vidé mes. portefeuilles, comme quelqu'un l'imaginera probablement; et qui voudrait m'enlamer au retour de cette campagne pourrait s'apercevoir qu'on Ji'y a pas engagé toutes ses réserves.

Bref, il faut peut-être adopter l'aphorisme malin qu'un de mes professeurs de rhétorique faisait énoncer par un inagisfer dans une comédie de collège (1821), et qui met tout le monde d'accord si l'on obtient le droit de le redire tour à tour :

(1 Chacun a sa méthode, et la mienne est la bonne. » Nouvelle plainte encore, car

» Qui bâtit sur la place, aura maint conseiller. »

il se rencontre bien des répétitions! Le motif en est que ma compilation n'étant pas précisément destinée à l'agrément du lecteftr, certaines parties pourront bien n'être jamais lues de suite par plus de vingt personnes. Il importait donc que des renseignements utiles ne se dérobassent pas trop au chercheur presque toujours impatient . et souvent porté à ne point imaginer la possibilité d'une classification que ne lui suggérait pas le premier bond de son esprit. Puis je confesse avoir dicté presque tout, et ne m'être comnnniément relu (jue siu' épreuve; c'cs'-A-dire dans l'élal fragmentaire où le texte était réduit par les intermitleuces

8<)S l'iMi.or.ri';.

ly|t()j(r:iplii(|u«'s. Le [mblic se l'Achcrail à lort poiii- un aveu qui équivaut à dire que l'on a lait (lo son mieux, à tout prendre.

Des renvois devenaient ainsi nécessaires assez fréquemment; et le texte avait à les suppléer parfois, ou du moins à les justifier, (l'est pourquoi plusieurs gravures aussi ont été reproduites, surtout quand chacune d'elles pouvait résoudre divers problèmes. Est-ce grand abus.' (le le serait sans conti-edil. si l'on y eiU cherché un artifice pour éluder la parole du prospectus cpii annoncerait plus de trois cents gravures. Mais lorsque (déduction faite des (loid)les emplois) le premier tome à lui seul contient deux cent quatre-A'ingl-dix bois gravés, et l'ouvrage entier cin(| cents poui* le moins; qui est en faute'.' Tout n'est pas absolument inédit, sans doute, sur le nombre de ces estampes quelconques; néanmoins, quand les promesses sont dépassées, où est matière ii reproches'.' Un financier pourrait assurément gratifier les amateurs, d'une galerie de planches beaucoup mieux exécutées que les miennes; maisqui possède des millions les em[>loie communément à toute autre chose; ou s'il a l'esprit élevé, pai' hasard, il réserve ses oiuvres aux riches sérieux et aux bibliophiles bien rentes. J'étais moins que ces importants personnages, et visais à mieux. Il fallait donc s'ingénier sans gros sacs déçus. Un juge très-admissible, Ilippolyte Flandrin, qui eût désiré voir la publication de cet ouvrage, n'avait ])arcouru qu'une partie de mes matériaux, et il la trouvait plus que présentable. Je le constate pour que M. Grimaux recueille au moins ce suffrage, qui en vaut d'autres.

(le n'est j)as encore tout. Tel juge qu'on ouvre la porte trop étroitement aux légendes, et lel autre eût (l(''sir('' (ju'on les accueillît beaucoup moins. On nous ressasse beaucoup, depuis quelque temps, les lois immuables du monde physique. Mais qui donc a fait ce monde physique? ou si l'on veut, (jui a fait la Nature? Et qu'est-ce donc aussi que la Nature? Bible et dévotion à |>art. écoutons le bon sens qui ne gâte jamais rien :

» Nimqiiam aliud naliira, aliiid sapientia dicit. »

Si la cause est libre, il semble qu'on puisse s'attendre à des effets qui ne soient pas absolument cerlains (je veux dire déterminés d'avance à coup sûr, pour nos prévisions terrestres); ou bien voudrait-on qu'à force d'intelligence et de volonté, la cause suprême fût réduite au rôle (piasi mécani(pie d'un destin fatal? Que de philosophie plus haute il se trouve dans ce mol |)opulaire : le bon Dieu (c'est-à-dire, non pas seulement indépendance solennelle, mais souci paternel pour .ses créatures raisonnables qui le servent de leur mieux) ! et dans cette sage r(^striction chrétienne à tout calcul humain : s'il plaît à Z)/eu .' Ambroise Paré savait écrire jadis, au sujet de ses malades : « Je le pansai, et Dieu le guarit. » comprenant trè.s-bien (pi'iin blessé avait affaire à autre ressource qu'aux lois idiysiologiques prises abstractivemeni. et aux soins du plus habile homme. Ce qui ne veut pas dire néanmoins que le législateur souverain se plaise, pour ainsi dire, à déconcerter habituellement les résultats de son propre (iuvragt\ D'ailleurs. (|u'un homme de bonne foi veuille bien calculer jusqu'à quel point serait

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