JARDIN
JIJGEMENT DERNIER.
rant une matinée de la fin de décembre, et les deux surveillants furent bien surpris de voir tout le berceau • garni de verdure et de fleurs autour du jeune religieux, tandis que le reste du jardin était flétri ou dépouillé par les frimas. Le Général, averti de ce prodige, voulut le voir de ses yeux ; et le fait devenu public occasionna plus tard dans ce même endroit l'érection d'une chapelle, où le souvenir du prodige est rappelé par une peinture'. Le bruit de cette merveille s'étant répandu , notre bienheureux désira se mettre à couvert des honneurs que sa réputation pouvait lui attirer; il obtint donc d'être envoyé en Toscane et y passa une partie de sa vie.
Saint Phocas de Sinope, décapité pour la foi; 22 septembre, v. le m* siècle. 11 était jardinier; et son hospitalité attira les regards des persécuteurs auxquels ses bonnes œuvres le signalèrent comme chrétien. Sa charité ne se démentit pas même quand on voulut le mettre à mort ; car les soldats chargés de le saisir s'étant adressés à lui-même pour trouver leur homme, il commença par les héberger. Après quoi il se remit entre leurs mains afin d'être conduit au tribunal.
Les grands miracles opérés parses mérites ont répandu son culte au loin. Aussi l'a-t-on confondu quelquefois avec divers autres saints du même nom *.
Le B^ Sauveur (Salvator, Salvador) d'Orta, franciscain de l'Observance; 18 mars, 1567. On l'a représenté quelquefois dans un jardin, portant en main une sorte d'arbrisseau. L'on pourrait croire que cela fait allusion à l'extase qui lui survint un jour en voyant des grenades sur la table : il en prit une, et l'ayant ouverte avec son couteau, il se mit à faire admirer le soin que Dieu prend des moindres créatures. Là-dessus, étendant les bras en croix, il fut élevé de terre à la vue de bien des témoins appelés par les convives pour jouir de ce spectacle '. Mais j'imagine qu'il est question d'un autre miracle que voici. Le saint demandant l'aumône reçut un pain de seigle qu'il mit dans sa manche. Son compagnon, d'un appétit un peu désordonné , lui dit : « Père , donnezmoi cela, car vous ne le mangerez sûrement point. » L'homme de Dieu enfonçant la main dans sa manche en retira des fleurs qu'il tendit à l'autre*, avec ces paroles : (I Voilà pour les gourmands. » Puis rencontrant un pauvre, auquel il donna le pain , il dit à son compagnon : « Celui-ci en avait besoin, c'est pourquoi je ne l'ai pas trouvé quand il s'agissait de vous. »
JÉSUS (NOM DE). Cf. Auréole, n« 1.