PIERRES
Les saints lapidés ont été peints fréquemment avec des pierres dans un pli de leur robe. Tels sont par
1. Cf. Foggini, De primis Florintinorum apon'olis, p. !>7, sq.
Il no faut pas le confondre avec saint Donat martyr, ni avec sain Donatien archevêque de Reims, que les gens de Bruges nomment Donat (ou Donas).
exemple, saint Etienne, saint Timothée, sainte Émerintienne et bien d'autres.
Le prophète Jérémie (1 mai), lapidé en Egypte*.
Saint Barnabe, apôtre ; 11 juin, v. 58. Il passe pour avoir été lapidé, supplice d'autant plus probable que sa mort parait due aux Juifs chjpriotcs.
Saint Calixte 1er, pape et martyr (Cf. Église, p. 333 ; etc.). Une pierre au cou, avec laquelle il fut précipité dans un puits après avoir été jeté par la fenêtre'.
La plupart du temps, c'est une espèce de meule que les artistes attachent au cou des saints précipités ainsi dans les eaux. Cf. Meule.
Saint Vigile, évêque de Trente (Cf. Idole, p. 681). Lapidé par le peuple du Val-Randena dont il avait brisé les idoles.
Saint Eskill, évêque ; 12 juin, v. 1030. Lapidé à Strengnaes en Suède par les païens*.
Saint Liboire, évêque du Mans. Cf. Caillou, p. 156; etc.
Du reste, d'autres saints encore devront être cherchés sous ce même titre, non-seulement parce qu'il ne s'y agit pas précisément de véritables pierres, mais parce que les artistes ont plus d'une fois transformé les pierres en petits cailloux qui prennent même souvent l'apparence de gravier.
Saint Eusèbe, évêque de Verceil; 16 décembre, 370. Selon la légende de son Office approuvée pour l'Église de Verceil, il fut lapidé par les ariens à l'âge de quatrevingts ans. Il avait été chassé de son église sous le règne de Constance, et était revenu sur la fin. de ses jours au milieu de ses ouailles.
Saint Buldus, évêque d'Erlau (24 septembre, 1047). Tué à coups de pierres avec saint Gérard évêque de Ciianad, par les Hongrois païens.
Saint Elpiiége évêque de Winchester, puis de Cantorbéry (Cf. Hache, p. 475 ; etc.). Comme il fut lapidé avant de recevoir le coup de hache qui mit fin à ses jours, les Anglais l'ont peint plusieurs fois portant des pierres dans un pli de sa chasuble.
Saint Oswald bénédictin, évêque de Worcester, puis archevêque d'York; 20 février, 092. On le représente bénissant une pierre que plusieurs hommes s'efforçaient en vain de mouvoir pour la conduire vers une église où elle devait entrer dans la construction. Le saint comprit que Satan était pour beaucoup5 dans la peine inutile que prenaient les ouvriers; et après sa bénédiction, les efforts des travailleurs ne furent plus arrêtés.
On raconte la même chose de deux ou trois autres saints, mais ce n'est pas une caractéristique qui ait eu grand cours dans l'art populaire.
Saint Etienne diacre, premier martyr; 26 décembre,