‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 1088 sur 1339 · PIERRES · texte numérisé non relu

PIERRES

en vingt ou trenle mois-, et je ne serais pas extrêmement surpris que les doctes y trouvassent encore matière à critique, sans compter les- chicanes (qui sont de droit naturel, in statu naturx lapsx).

Saint Épiphane, évêque de Salamine dans l'île de Chypre; 12 mai, 402. 11 semble qu'on doive le peindre pieds nus, du moins si l'on en croit Siméon Métaphraste qui raconte que le saint ayant perdu dans le baptistère une de ses chaussures, prit désormais l'habitude de ne plus se chausser.

Saint Donat Irlandais, évêque de Fiesole ; 22 octobre, ixe siècle. On raconte que souffrant de la goutte, il en fut guéri par sainte Brigitte d'Irlande, sœur de son archidiacre saint André * ; ce qui ne paraît pas très-accommodable avec la chronologie régulière.

Saint Gurlow (L'rlow, Gurvallus?), évêque breton; 6 juin, 623. Touchant de sa crosse la plante des pieds d'un malade. On l'invoque en Bretagne contre la goutte et l'enflure des jambes.

Je ne sais si quelque représentation semblable est usitée pour saint Servais évêque de Tongres, que l'on invoque en plusieurs endroits contre les maux de jambes.

Saint Médard (Cf. Cheval, p. 210; etc.). Il est parfois représenté laissant l'empreinte de ses pieds sur une pierre. Mais je n'ai jamais vu ce fait retracé sur aucun monument.

Saint Félicien évêque de Foligno est indiqué par M. Helmsdœrfer comme ayant eu les pieds et les mains percés de clous. Je ne vois pas trace de ce supplice dans sa légende. Du reste, cette caractéristique appartiendrait plutôt au titre Clou, qui pourra donner des renseignements sur d'autres martyres semblables.

Saint Antoine de Padoue guérissant un homme qui s'était coupé le pied (Cf. Jambes, p. /|92). Nous avons averti d'ailleurs, que les titres Jambe et Pieds pourraient se compléter mutuellement dans plus d'un cas.

Saint Gerlaciie ermite, le pied traversé par une épine. Cf. Épines, p. 373; Arbre, etc.

Sainte Cointa (Cointha, Quinta), martyre; 8 février, 249. Traînée par les pieds et lapidée.

Sainte Agnès de Montepui.ciano, dominicaine (Cf. Croix apparaissant, p. 280; etc.). Après sa mort, sainte Catherine de Sienne étant venue vénérer ses restes, le cadavre souleva son pied que sainte Catherine voulait baiser, lui épargnant ainsi la peine de se courber pour rendre hommage à son amie.

Page 1